Gret Haller, née le à Zurich (originaire du même lieu), est une personnalité politique suisse, membre du Parti socialiste.
Elle est députée du canton de Berne au Conseil national de fin 1987 à fin 1994 et préside l'hémicycle de fin 1993 à fin 1994.
Biographie
Origines et famille Gret Haller naît le à Zurich. Elle est originaire de la même ville et y grandit. Benjamine d'une fratrie de quatre enfants, elle est élevée dans un milieu modeste par sa mère, ses parents ayant divorcé juste après sa naissance.
Elle est divorcée, après un mariage de six ans.
Études et parcours professionnel Gret Haller fait des études de droit à l'Université de Zurich, où elle obtient un doctorat en 1973. Sa thèse porte sur les pactes des droits de l'homme de l'Organisation des Nations unies et sur la situation juridique des femmes en Suisse. Elle est également titulaire du brevet d'avocat.
Elle s'installe à Berne en 1975 après s'être séparée de son mari. Elle y travaille jusqu'en 1977 à l'Office fédéral de la justice, où elle est chargée de l'application de la Convention européenne des droits de l'homme. Elle rejoint ensuite un cabinet d'avocats à Berne, où elle officie de 1978 à 1984.
Juste avant le terme de son mandat politique au Conseil national, le Conseil fédéral la nomme ambassadeur permanent de la Suisse auprès du Conseil de l'Europe, fonction qu'elle exerce de 1994 à 1996. En , elle est nommée pour quatre ans médiatrice des droits de l'homme en Bosnie par László Kovács, alors président de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe. Elle est candidate en 1999 au nouveau poste de commissaire aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe, mais échoue face à l'Espagnol Álvaro Gil-Robles.
Parcours politique Gret Haller adhère au Parti socialiste après son arrivée à Berne. Elle milite d'abord dans les milieux féministes.
Elle siège pendant huit ans, de 1976 à 1984, au Conseil de ville (législatif) de Berne, puis à son exécutif, le Conseil municipal, de 1984 à 1988, où elle est responsable des écoles. Elle se présente pour un deuxième mandat, mais n'est pas réélue en , devancée de 161 voix par son colistier Klaus Baumgartner (21 336 voix contre 21 175) alors que son parti perd un siège. De nombreux électeurs socialistes l'ont ainsi biffée de la liste. Elle déclare après sa non-réélection avoir manifestement sous-estimé le nombre de personnes qui l'ont prise en grippe et avoir contribué à la polarisation en refusant souvent tout compromis, notamment dans la défense des marginaux.
Elle est élue au Conseil national en octobre 1987, avant sa non-réélection au niveau communal. Elle s'y forge une image plus modérée, étant notamment l'une des chevilles ouvrières de la réforme de l'AVS. Elle préside le Conseil national du au . Troisième femme à exercer cette fonction, après Elisabeth Blunschy et Hedi Lang, elle organise la première rencontre des présidentes de parlements.
En 1995, Gret Haller est candidate à l'investiture de son parti pour la succession d'Otto Stich au Conseil fédéral, mais n'obtient jamais plus de 5 voix sur 47 sur les différents tours de scrutin et se voit préférer Moritz Leuenberger et Otto Piller.
Elle est candidate en à la succession de Samuel Schmid au Conseil des États, mais échoue largement contre le candidat UDC Hans Lauri, qui récolte plus de 63 % des voix sur l'ensemble du canton.
Positionnement politique Elle défend des valeurs féministes, pacifistes et écologistes, déclarant notamment que l'avenir de l'humanité passe par le dépassement du patriarcat.
Publications
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Notes et références Notes
Références
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