Thomas Sewell est un activiste néonazi et nationaliste blanc australien né en Nouvelle-Zélande.
Il cofonde la Lads Society en 2017 puis le National Socialist Network (NSN) et le European Australian Movement en 2021. Il a été condamné à plusieurs reprises pour des actes de violence.
Biographie Thomas Sewell naît en Nouvelle-Zélande. Il déménage en Australie lorsqu'il est enfant avec ses parents et son frère aîné. Il fréquente le lycée Balwyn High School à Melbourne, où il obtient son diplôme en 2010. Entre 2012 et 2014, il est fantassin dans l'armée australienne. Il étudie ensuite le génie civil à l', mais quitte l'établissement sans obtenir son diplôme.
Entre 2015 et 2017, Sewell est membre de et du (UPF). L'UPF se sépare de Reclaim Australia vers . Au sein de l'UPF, Sewell est le bras droit de , le fondateur du groupe. Fin 2017, Sewell et Cottrell fondent la Lads Society, un groupe d'extrême droite nationaliste blanc réservé aux hommes, aujourd'hui disparu, qui se présente alors comme un groupe de fitness.
Selon Sewell, en 2017, il aurait invité Brenton Tarrant (l'auteur des attentats de Christchurch) à rejoindre la Lads Society. Tarrant est alors actif sur les pages Facebook gérées par la Lads Society et fait l'éloge de la Lads Society ; Sewell déclare plus tard que Tarrant avait refusé de rejoindre l'organisation car il ne voyait pas de solution pacifique au . vignette|Thomas Sewell en 2018. Sewell fonde le National Socialist Network au début de l'année 2021, dont il est depuis lors le dirigeant. Le NSN naît de la fusion entre la Lads Society et Antipodean Resistance. Il est également le dirigeant du European Australian Movement.
Il ouvre en un compte X / Twitter, sur lequel il fait plusieurs publications antisémites et islamophobes, notamment des éloges explicites d'Adolf Hitler. En , Thomas Sewell voit son compte suspendu de la plateforme.
En , le Counter Extremism Project révèle que Sewell dirige une cellule Active Club en Australie-Méridionale, connue sous le nom de Croweater (Croweater étant un mot couramment utilisé en Australie pour désigner les habitants d'Australie-Méridionale).
Affaires judiciaires
Condamnation pour rixe et blessure causée par imprudence En , Sewell se rend au siège de Channel Nine à Melbourne avec Jacob Hersant pour contester un segment de l'émission qui doit traiter du National Socialist Network. Une altercation éclate quand Hersant fait des remarques racistes envers un agent de sécurité, suivi par Sewell qui frappe ce dernier à la tête. Sewell, inculpé de rixe, coups et blessures par imprudence et agression, plaide la légitime défense, affirmant que l'agent avait saisi la gorge de son ami.
En , Thomas Sewell est condamné à 150 heures de travaux d'intérêt général pour rixe et blessure causée par imprudence, ses arguments de légitime défense étant rejetés par le tribunal. À sa sortie du tribunal, il effectue un salut nazi devant les médias.
Condamnation pour violences en réunion En , Sewell et Jacob Hersant sont impliqués dans une agression contre trois randonneurs qui les filmaient lors d'un rassemblement du NSN au Cathedral Range State Park à Taggerty. Les agresseurs, au nombre de 10 à 15, courent vers la voiture des randonneurs en dissimulant leurs identités et les menacent avec un couteau. Les deux hommes plaident coupable de troubles violents à l'ordre public en .
En , Thomas Sewell est condamné à un mois et sept jours d'emprisonnement, peine qu'il a déjà purgée en détention provisoire, pour violences en réunion. Malgré son plaider coupable, Sewell clame son innocence à la sortie du tribunal. Le directeur des poursuites publiques de Victoria fait appel de cette sentence en , estimant qu'elle ne reflète pas la gravité des violences commises et demandant une peine plus lourde.
Affaire de comportement offensant dans un lieu public En , Sewell mène un rassemblement de suprémacistes blancs dans les rues de Ballarat avec 25 partisans masqués. Le groupe aurait scandé des slogans tels que , et . Il est inculpé pour comportement offensant dans un lieu public à la suite de cet événement. Sewell conteste les charges en invoquant son droit constitutionnel à l'expression politique et accuse la police de Victoria de poursuites malveillantes.
Affaire de harcèlement ciblé contre des policiers En , il est inculpé de trois chefs d'accusation d'intimidation d'agents de police après avoir lancé une campagne de harcèlement ciblée contre des policiers, se vantant d'avoir collecté des informations personnelles sur un officier de police victorien, y compris des photos de famille.
Affaire de l'attaque du Camp Sovereignty En , Thomas Sewell dirige une manifestation anti-immigration à Melbourne intitulée « March for Australia ». La manifestation dégénère lorsqu'un groupe d'une cinquantaine d'hommes menés par Sewell attaque , un site sacré aborigène et lieu de sépulture ancestral dans le centre de Melbourne. Les assaillants, armés de barres et de tuyaux, détruisent des drapeaux aborigènes et piétinent le feu sacré maintenu en l'honneur des ancêtres indigènes. L'attaque fait quatre blessés, dont deux hospitalisés pour de graves blessures à la tête. Sewell est arrêté plus de 48 heures après les faits, accusé de violences en réunion et de rixe.
Prises de position vignette|Thomas Sewell lors d'un rassemblement transphobe en 2023. Thomas Sewell est néonazi. Dans une interview accordée en 2019, Sewell déclare qu'il envisagerait la violence contre les minorités comme une option . L'objectif déclaré de Sewell est d'encourager de la société et de contribuer à fomenter une en exploitant les thèmes mis en avant par les responsables politiques.
En , lors d'une réunion secrète du NSN, Sewell loue Ben Roberts-Smith, un ancien soldat australien reconnu coupable de crimes de guerre en Afghanistan. Dans des documents de ses groupes ayant fuité, Sewell expose un projet de création d'enclaves dans des villes australiennes.
En , Sewell prétend faussement que le Royaume-Uni aurait menacé d'enlever des enfants de leur famille en raison des opinions politiques de leurs parents, puis affirme qu'il pourrait et si les services de protection de l'enfance venaient à retirer des enfants de familles néonazies.
Références
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