Le naufrage du Brier Mist est un évènement menant à la perte du bateau de pêche Brier Mist le au large de Rimouski, dans l'estuaire du Saint-Laurent, causant la mort de ses cinq marins.

Le Brier Mist

Le Brier Mist est un navire de pêche à pétoncles long de .

Le navire est acquis par son dernier propriétaire au printemps 1998 et remis à l'eau tardivement après des travaux, ce qui décale la saison de pêche vers l'automne.

Chronologie des événements Naufrage Le , le Brier Mist quitte Les Escoumins avec environ 11 tonnes de pétoncles pour rejoindre Rimouski. Le fleuve est formé et des vents forts persistent depuis plusieurs jours. En milieu de traversée, de l'eau s'infiltre par des panneaux et des écoutilles, l'eau s'accumule dans les soutes, le navire s'alourdit et ralentit. Les communications avec la Garde côtière s'intensifient, le capitaine signale environ 30 centimètres d'eau sur le pont, puis le contact se perd en début d'après-midi.

La Garde côtière canadienne déclenche une vaste opération de recherche et sauvetage. Des navires marchands sont détournés vers la position présumée, un avion Hercules des Forces armées canadiennes, un hélicoptère de la Garde côtière sont engagés et les pompiers de Rimouski sortent une embarcation pneumatique. Les recherches ne permettent pas de localiser le navire. Le lendemain, deux corps sont repêchés, l'un près de la pointe est de l'île Saint-Barnabé, l'autre plus à l'est vers Mont-Joli. Les recherches se concentrent alors entre le Bic et Sainte-Flavie. Selon les premiers constats, un des marins porte une veste de sauvetage partiellement attachée et un autre est retrouvé avec une bouée de sauvetage et une fusée de détresse en main. Des débris sont également récupérés sur et autour de l'île Saint-Barnabé. Trois membres d'équipage demeurent disparus.

Recherches Le , la Sûreté du Québec et la Garde côtière annoncent le déploiement d'un navire équipé d'un sonar pour tenter de localiser l'épave au large de l'île Bicquette. Des plongées sont envisagées selon la profondeur et la météo.

Découverte de l'épave En , le Service hydrographique canadien repère une anomalie au fond de l'eau au large du Bic qui correspond à l'épave. Des plongeurs de la Sûreté du Québec, appuyés par le navire de la garde côtière NGCC Martha L. Black, confirment la présence de restes humains lors d'une troisième descente, effectuée le . L'épave repose à environ de profondeur, à près de du rivage de Bic, partiellement envasée. Les restes des trois marins manquants demeurent dans l'épave avec l'accord des familles.

Enquêtes et recommandations En , le coroner formule des recommandations visant la formation des pêcheurs, l'ajout d'un détecteur de niveau d'eau élevé dans les soutes à poisson des petits bateaux, un radeau de sauvetage à largage automatique et des combinaisons de survie et de flottaison auprès de Transports Canada.

En , le Bureau de la sécurité des transports publie son rapport. Il attribue le naufrage aux mauvaises conditions météo et à des lacunes d'étanchéité, et recommande une surveillance accrue de l'étanchéité des bateaux de pêche ainsi que l'obligation de radeaux de sauvetage et de radiobalises.

Des ajustements réglementaires sont ensuite envisagés pour les petites embarcations de pêche dans le sillage du dossier du Brier Mist. Des bilans ultérieurs signalent que certaines exigences progressent, notamment pour le largage automatique des radeaux, alors que d'autres restent partielles pour les plus petits bateaux.

Notes et références

Voir aussi

Liens externes Rapport d'enquête maritime M98L0149

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