Les inscriptions néopuniques de Guelaât Bou Sbaâ sont deux inscriptions néopuniques – dont l’une bilingue avec du latin – découvertes entre 1882 et 1884 à Guelaat Bou Sbaa, à environ de Guelma en Algérie.

L’inscription bilingue est répertoriée dans la source de référence pour le texte original des (KAI) sous le numéro 165, avec la partie latine recensée dans le Corpus Inscriptionum Latinarum (CIL) 17467. Elles ont été rapprochées des Inscriptions d'Aïn Nechma découvertes à proximité.

Inscription bilingue vignette|L’inscription bilingue Les inscriptions bilingues ont été découvertes à la fin de l’année 1884 par des ouvriers qui défrichaient une vigne sur la propriété d’un certain M. Boivin, notaire résidant à Guelma. La bilingue est de forme oblongue et mesure . Elle fut publiée pour la première fois en 1886 par Alexandre Papier, alors conservateur du musée de Bône (ancêtre du Musée d'Hippone).

Elle fut publiée à nouveau en 1916 par Jean-Baptiste Chabot après qu’il eut reçu un estampage de Stéphane Gsell. En 1916, l’inscription bilingue était encore encastrée dans le mur d’une maison, près de l’endroit de sa découverteJean-Baptiste Chabot, Punica XVI, Journal asiatique, 1917, p. 23 et suiv..

Le texte punique, qui compte huit lignes, se révèle plus riche et plus développé que la version latine, limitée à cinq lignes. Dans la bilingue, la partie punique s’ouvre sur une formule d’un grand intérêt, absente du texte latin : « Ô passant, arrête-toi et lis cette inscription gravée sur ce tombeau ». Par ailleurs, seul le texte punique précise que le monument funéraire a été construit par les fils du défunt. Bien que ce dernier porte un nom latin, Rufus, il ne fait guère de doute qu’il s’agit d’un autochtone de culture punique, soucieux néanmoins de faire inscrire également une version latine.

Inscription de Reboud vignette|La deuxième inscription L’autre inscription, mesurant 32 x 24 cm, fut découverte en 1882 et signalée par Victor Constant Reboud dans le Recueil des notices et mémoires de la Société archéologique de la province de Constantine ; elle était alors conservée au presbytère localRecueil des notices et mémoires de la Société archéologique de la province de Constantine, 1884, p. 20.

Elle fut publiée en 1886 par Alexandre Papier en même temps que la bilingue mentionnée plus hautJean-Baptiste Chabot, Punica XVI, Journal asiatique, 1917, p. 23 et suiv.

+ Inscription de Reboud (ligne par ligne) Ligne Néo-punique Latin (translittération) Traduction française 1 𐤀𐤔 𐤒𐤁𐤓 […] Erexerunt ei filii Ceci est le tombeau de […] / Ses fils lui ont élevé (ce monument). 2 𐤁𐤍 𐤏𐤁𐤃𐤌𐤋𐤒𐤓𐤕 Vixit annos sexaginta et quinque Il vécut soixante-cinq ans. 3 𐤁𐤍 […] … memoria … fils de […] / … mémoire … 4 […] … eius in aeternum [illisible / fragmentaire] / … sa mémoire pour l’éternité.

Références

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