L'autoroute A7 (relevant du réseau routier national concédé) et la route départementale 907, ancienne route nationale 7, transférée du réseau national au réseau départemental en 2006, ici dans le Vaucluse.|vignette
En France, le réseau routier national comprend l'ensemble des routes relevant de la propriété de l'État. Il est constitué d'un ensemble de voies non concédées, comprenant l'ensemble des routes nationales et autoroutes gratuites, gérées par les directions interdépartementales des Routes (DIR), et de voies concédées, comprenant en très grande majorité les autoroutes entretenues et exploitées par les sociétés concessionnaires d'autoroutes.
Avec le réseau départemental et l'ensemble des voies communales, il compose le réseau routier français.
Description Le réseau routier national est composé de trois types d'axes routiers, dont le point commun est d'être propriété de l'État : le réseau autoroutier, lui-même composé d'axes gratuits directement exploités et entretenus par l'État via les directions interdépartementales des Routes (DIR), et d'axes à péage, construits, entretenus et exploités par les sociétés concessionnaires ; le réseau des routes nationales, également géré par les DIR ; certaines routes nationales, gérées par les DIR jusqu'aux , et dont l'exploitation est transférée aux collectivités territoriales volontaires à titre expérimental pour cinq ans, conformément à la loi 3DS.
Les autoroutes gratuites comprennent à la fois des voies rapides urbaines de type 50 (VRU50) et des voies à caractère autoroutier (VCA). Les routes nationales quant à elles se répartissent entre grandes liaisons d’aménagement du territoire (GLAT), routes nationales de liaison (RNL) et routes nationales ordinaires.
À l'été 2024, la longueur du réseau routier de l'État s'élève à plus de km, comprenant km d'autoroutes concédées et km de routes et autoroutes non concédées.. Ce réseau forme l'armature principale des déplacements longue distance..
Histoire Constitution vignette|Le réseau des routes nationales de France en 1848. La constitution du réseau routier de l'État se structure progressivement après le Moyen Âge, dès le , et encore davantage au à mesure qu'une centralisation de la gestion s'opère timidement, sous l'égide de Sully et encore davantage de Colbert, qui crée le corps des commissaires des ponts et chaussées, en augmente le budget et favorise la construction et l'entretien des voies.
Au , d'importants travaux permettent l'amélioration de la desserte routière du pays, autour de grandes routes impériales ou royales. En 1811, 229 routes impériales, préfigurant les routes nationales, sont définies.
Développement Consécutivement à la loi du , le nombre de routes nationales augmente très fortement, avec la requalification de nombreuses routes dans le domaine national, pour un total de de voies remises à niveau au nom du développement économique et du principe d'égalité républicaine dans l'accès aux voies de communication. L'ensemble de ces axes est numéroté de façon rationnelle..
Le réseau routier national prend de l'ampleur dans les années 1960 avec le développement des premières autoroutes.
Rétractation La constitution progressive du réseau autoroutier français à partir des années 1960 préfigure le déclin du réseau des routes nationales. En 1972, nombre d'entre elles sont déclassées et intégrées au réseau départemental.. L'acte II de la décentralisation, porté par le gouvernement Raffarin, consacre le passage de la quasi-totalité des routes nationales longeant des autoroutes dans le réseau départemental. Cette décision suscite des remous : dix départements se regroupent pour formuler un recours, que le Conseil d'État rejette toutefois..
En 2017, l'État procède à une ouverture au public des données relatives à son réseau routier. Cette décision vise à encourager les entreprises du secteur numérique à proposer des services innovants aux usagers de la route. Parmi les données concernées, figurent notamment la géométrie des routes, leur largeur, l'identité de leur exploitant ou encore les limitations de vitesse..
La loi relative à la différenciation, la décentralisation, la déconcentration et portant diverses mesures de simplification de l'action publique locale (dite loi 3DS du ) prévoit le transfert d'une partie du réseau routier national aux métropoles et départements volontaires. Ces routes sortent donc du réseau routier national. Dans le même temps, la loi permet aussi la mise à disposition de routes aux régions désireuses d'en assurer l'exploitation à titre expérimental..
Références
Voir aussi Articles connexes Réseau routier français Liste des routes nationales de France Réseau routier départemental Réseau routier communal
Catégorie:Réseau routier en France