Dugu Ji () (726–777), avec le prénom de courtoisie Zhizhi () est un fonctionnaire et un écrivain chinois de la dynastie Tang. Originaire de Luoyang, (aujourd’hui province du Henan) Selon le site spécialisé sur le guqin, Silkqin, l’auteur John Thompson, chercheur et spécialiste reconnu de cet instrument rapporte dans la biographie de Dugu Ji que ce dernier est issu d’une famille turque qui, après avoir épousé des membres des familles royales des dynasties Sui et Tang, vivait à Luoyang, Dugu Ji est célèbre pour sa prose classique, au même titre que Xiao Yingshi (707–758), et tous deux sont des pionniers du mouvement de la prose ancienne. Il est aussi connu comme critique littéraire.

Biographie

Dugu Ji perd son père dans son enfance et il est élevé par sa mère. À sept ans, il récite le Classique de la Piété FilialeLe Classique de la Piété Filiale (孝經) est un livre du confucianisme qui enseigne la notion de piété filiale.. Plus tard, il étudie les Cinq Classiques () dans leur intégralité, saisissant leur essentiel sans s’attacher à l’étude phrase par phrase .

Vers 746, il voyage pour ses études entre les préfectures de Bianzhou (aujourd’hui Kaifeng, Henan) et Songzhou (aujourd’hui Shangqiu, Henan), où il fréquente les poètes contemporains Gao Shi et Jia Zhi. Il réussit les examens impériaux et devient jinshi en 754. À la fin de l’ère Tianbao (vers 756), il est recommandé pour ses compétences en taoïsme et admis à un haut rang, puis nommé intendant de Huayin. Pendant la révolte d'An Lushan (755-763), il cherche refuge dans la région de Jiangnan. En 761, il sert au bureau du commandant général de la région Jianghuai, en tant que secrétaire chargé des écritures. L'année suivante, il est nommé magistrat du comté de Wukang dans la préfecture de Huzhou. En 763, l’empereur Daizong (r. 762-779), le rappelle pour être conseiller impérial de gauche, puis il est rapidement promu docteur au Bureau des ritesLettré-fonctionnaire chargé de conseiller sur les rituels, les cérémonies religieuses et l’interprétation des textes classiques reliés au culte., avant d’être transféré comme membre auxiliaire du ministère des rites. Ensuite, il est envoyé comme gouverneur des préfectures de Haozhou et Shuzhou. Lors d’une année de famine et de sécheresse, alors que plus d’un quart des habitants des comtés voisins périssent, la population de Shuzhou reste paisible et la seule en sécurité. En reconnaissance de sa bonne gestion administrative, Dugu Ji est promu au rang de langzhongFonctionnaire de rang élevé, () souvent traduit par directeur. avec un titre honoraire à l’Office du Sceau avec la distinction honorifique « or et pourpre »L'or et le pourpre (jinzhi : )). La couleur pourpre symbolise un rang élevé réservé aux hauts fonctionnaires pour leur vêtement, tandis que l’or représente une marque supplémentaire de prestige et de richesse associée à cette récompense.. En 774, il est transféré comme gouverneur à la préfecture de Changzhou et il est souvent surnommé Dugu Changzhou. Il s’y fait une certaine réputation pour sa bonne gouvernance. Dans sa vieillesse, il affectionne l’instrument de musique appelé guqin. Il souffre d’une maladie des yeux incurable et veut écouter exclusivement sa musique. Il meurt 777 à l’âge de 52 ans et reçut le titre posthume de « Xian » (Éminent). Études Habile en poésie et en prose, Dugu Ji s’inspire des classiques confucéens pour ses études. Il a un style large, fluide et profond, et excelle dans les débats, son intention est traduction libre de.

Prose et poésie Dugu Ji aime la prose ancienne, il est un pionnier du mouvement de la prose ancienne, prenant pour base les classiques confucéens. Il laisse une collection de trente volumes, dont trois consacrés à ses poèmes, bien que seuls deux volumes de poésie subsistent aujourd’hui. Œuvres Liste non exhaustive. L’Inscription du Palmier Immortel (仙掌铭): texte en prose. Recueil de Piling (毗陵集) : anthologie de prose et de poème de Dugu Ji. Poème typographie : small Regardant la plaine du Nord depuis la vallée de Gongchao après la pluie, envoyé à Gao (雨後公超谷北原眺望寄高拾遺) Chinois 崖口雨足收, 清光洗高天。 虹蜺斂殘靄, 山水含碧鮮。 遠空霞破露月輪, 薄雲片片成魚鱗。 五陵如薺渭如帶, 目極千里關山春。 朝來爽氣未易說, 畫取花峰贈遠人。Traduction libre À l’entrée des falaises, la pluie s’est enfin retirée, une clarté limpide a lavé le haut ciel. Un arc-en-ciel se forme dans les brumes naissantes, les montagnes et les eaux resplendissent d’un vert éclatant. Dans le lointain, les nuages roses révèlent la lune , de fins nuages floconneux forment des écailles de poisson. Les Cinq Collines sont comme des cressons, la Wei serpente comme une ceinture, l’œil embrasse mille lis de cols et montagnes au printemps. À l'aube, la fraîcheur est indicible, je peins ces pics fleuris pour les offrir à l’ami lointain.

Notes et références Notes

Références

Liens externes

https://zh.wikisource.org/wiki/全唐詩/卷246 : Poésie complète des Tang (全唐詩), volume 246 : poèmes de Dugu Ji. https://zh.wikisource.org/wiki/全唐詩/卷247 : Poésie complète des Tang (全唐詩), volume 247 : poèmes de Dugu Ji.

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