alt=Banderole bleue, lettres multicolores, Mix-Cité, Mouvement mixte pour l'égalité des sexes|vignette|Banderole de Mix-Cité en 2010. Mix-Cité est une association mixte française militant pour l'égalité des sexes et des sexualités, cofondée en 1997 par Clémentine Autain et Thomas Lancelot-Viannais. Elle se présente comme une . Très active au tournant du siècle et dans les années 2000, l'association a été dissoute le Le réseau des CIDFF (Centres d’information sur les droits des femmes et des familles), Cahiers du Genre, 2013/2 (), (rubrique « MIX-CITE »)..

Création

Créée en 1997 à Paris à l’occasion des Assises nationales pour les droits des femmesJuliette Rennes, Des féminismes face aux discriminations : MixCité, p.42-43, Féminismes II, Éditions de la Bibliothèque publique d’information, 2006, (consulté le 12 décembre 2017)., par un groupe de sept femmes et deux hommes constatant l'absence d'hommes et de jeunes aux rencontres féministesM. K, Mix-Cité : nouvelles formes du féminisme chez les jeunes, l'Humanité.fr, 8 décembre 1999 (consulté le 7 décembre 2017)., l'association Mix-Cité se définit comme un « mouvement mixte pour l’égalité des sexes ». mais rompant avec les pratiques du féminisme historique : pas de structure personnalisée, de cumul de mandats, de poste de dirigeant renouvelable, mais un double visage pour les médias. La création de Mix-Cité correspondait d’abord à une prise de conscience : il s’agissait, dans un premier temps, de se former, de s’informer et de se situer dans une filiation avec les mouvements féministes des années 1970 Juliette Rennes, « Des féminismes face aux discriminations : MixCité » in Féminismes II. 2005. Des femmes et du politique par Annie Bureau, Françoise Collin, Corinne Deloy et al. Éditions de la Bibliothèque publique d’information, 2006, . Sur Juliette Rennes voir Le Monde du 31 juillet 2014. Clémentine Autain, à l'époque chargée de mission auprès du groupe d'études sur les discriminations fondé par Martine Aubry cofonde le mouvement avec Thomas Lancelot-Viannais, alors maître d’internat au lycée Henri IV à Paris et préparant un DEA de philosophie du droit à l'université Panthéon-Assas Pour un portrait du cofondateur de Mix-Cité lire l'article d'Anne-Claire Genthialon, Au foyer, monsieur n'a pas peur de faire tâche (Portraits de défricheurs déjà convaincus : Thomas Lancelot-Viannais, cofondateur de Mix-Cité), Libération, juillet 2013 (consulté le 9 décembre 2017). La mixité des membres est essentielle pour ce mouvement, néanmoins la nécessité de cette mixité et les problèmes qu'elle induit font l'objet de discussions récurrentes. Cette forme d'organisation marque une rupture avec des associations comme le Mouvement de libération des femmes, non mixteLiane Henneron, Être jeune féministe aujourd’hui : les rapports de génération dans le mouvement féministe contemporain, L'Homme et la société, 2005/4 (), .. Thomas Lancelot-Viannais : le féminisme au masculin, Entretien avec Margaret Maruani et Chantal Rogerat, Travail, genre et sociétés, 2001/1 (), ], sur le portail en ligne Cairn.info.

Objectifs En 2001, Thomas Lancelot-Viannais parle des objectifs de l'association dans un entretien à la revue Travail, genre et sociétés : « Il y a ceux qui commandent nos actions et ceux qui déterminent notre réflexion pour l’année à venir (...) Cette année, c’est tout d’abord la révision de la loi dite Veil : dépénalisation de l’avortement, allongement des délais, suppression de l’autorisation parentale pour les mineures qui décident d’avorter, etc. Ensuite, avec les échéances municipales, c’est la revendication d’une authentique politique d’accueil de la petite enfance avec notamment la construction de crèches. Enfin, l’enjeu majeur pour une vraie égalité des sexes est la question du travail : lutter contre les temps partiels imposés, le piège du travail de nuit des femmes, prendre position sur la "refondation sociale", œuvrer pour une politique d’égalité salariale entre les sexes. Tous ces problèmes, nous les aborderons cette année. Du côté de la réflexion, nous allons articuler la revendication d’égalité des sexes avec celle des sexualités, nous interroger sur l’homophobie, sur la question des transgenres, de la bisexualité ».Dans cette même interview, il explique aussi le choix du nom de l'association :« On se heurtait à deux types de problèmes : la réceptivité, on ne retient pas les acronymes comme MFRC, MFJ, MMES, etc. Le second problème de fond était de savoir si on mettait le mot féministe dans le nom de l’association. La question a été très débattue avant qu’on adopte le nom Mix-Cité. Grosso modo, il y a celles et ceux qui se disent féministes avant tout parce que le mot recouvre l’histoire de la lutte pour l’émancipation des femmes. J’en fais partie. Il y a celles et ceux qui se disent avant tout antisexistes parce que le combat pour l’égalité entre les sexes concerne aussi les hommes contre les modèles sexistes imposés. Nous avons abandonné le néologisme "mixiste" qui aurait pu mettre tout le monde d’accord mais qui excluait les groupes féministes non mixtes. Or pour nous, les espaces et les lieux féminins non mixtes ont aujourd’hui encore toute leur légitimité. A la fin nous avions le choix entre Mix-Cité et Alter-Egaux. ».Rokhaya Diallo, militante associative notamment pour la cause des femmes, s'engagea au sein de l'association Mix-CitéMontauban. Rokhaya Diallo : « Je serai là pour combattre le sexisme », La Dépêche, 7 novembre 2011.. Juliette Rennes et Maria Candea en ont aussi été membres.

Implantation Le mouvement Mix-Cité était présent à Paris et il a eu des antennes dans plusieurs villes (Toulouse, Orléans, Rennes, Nantes et Lille)Le réseau des CIDFF (Centres d’information sur les droits des femmes et des familles)], (rubrique « MIX-CITE ») : .Compte rendu de la Bi’Causerie du 11/12/2000. Nous avons reçu l’association Mix-Cité, mouvement mixte pour l’égalité des sexes, sur le site Bi'Causerie.. Ses composantes se réunissaient une fois par an en « Inter-Mix-Cité », afin d'échanger leurs analyses, de tirer un bilan de leurs actions et de définir des combats à mener.

Actions alt=Cartes postales de Mix-Cité avec des visuels qui dénoncent les inégalités salariales entre femmes et hommes, les violences faites aux femmes, le partage inégale des tâches ménagères et l'inégalité des droits des couples homosexuels par rapport aux couples hétérosexuels|vignette|Cartes postales diffusées par Mix-Cité en 2007.

Campagne contre l'usage de mannequins vivants Le mouvement a été mis sous les projecteurs de l'actualité par son action contre l'usage de mannequins vivants par les Galeries Lafayette pour présenter une collection de lingerie de Chantal Thomass M. K, Mix-Cité : nouvelles formes du féminisme chez les jeunes, .Une histoire. Vitrines de charme aux Galeries Lafayette, liberation.fr, 19 avril 1999 (consulté le 7 décembre 2017).L'ancienne ministre Yvette Roudy explique que, les mannequins en vitrine « sont un clin d´œil clair à la prostitution (...) L´opinion a évolué, elle n´approuve plus cette utilisation du corps des femmes offertes comme des marchandises à la lubricité des voyeurs. », dans Nouvelle manifestation contre les Galeries Lafayette, Le Parisien, 26 avril 1999 (consulté le 7 décembre 2017). « Les Galeries Lafayette retirent leurs modèles vivant des vitrines », Le Monde, 23 avril 1999.Le réveil des féministes publié le 17/09/1999 à 13:09 | Modifié le 23/01/2007 à 13:01 par Émilie Lanez sur le site de Le Point (consulté le 7 décembre 2017). Tout le monde en parle Talk chaud : polémique sur les femmes mannequins. Thierry Ardisson accueille Clémentine Autain de l'association Mix-Cité qui défend les droits des femmes. Le débat porte sur la polémique des mannequins vivants exposés en vitrine aux Galeries Lafayettes pour présenter de la lingerie Chantal Thomas. Archive INA, mai 1999, 12 minutes 33.. Florence Montreynaud se souvient : « Le samedi se déroule la manifestation que l'association Mix-Cité et moi avons organisé ; des dizaines d'associations se sont jointes à notre appel (...) Nous partons en cortège faire le tour du grand magasin : c'est un samedi après-midi, heure d'affluence sur les trottoirs du boulevard Haussmann, pendant que nous occupons la chaussée. Derrière une banderole confectionnée par Mix-Cité, et aussi large que le boulevard : « Plus vivant que les mannequins vivants, le mouvement féministe », marchent des centaines de femmes et quelques hommes. Au premier rang trois générations de féministes : je me trouve entre l'ancienne ministre Yvette Roudy et la jeune Clémentine Autain. Parmi les chansons et les slogans préparés par Mix-Cité, une formule remporte un vif succès : « Les patrons en caleçon ! » tandis que la pétition pour une loi antisexiste, lancée par l'association, recueille de nombreuses signatures. »Florence Montreynaud, Chaque matin je me lève pour changer le monde. Du MLF aux Chiennes de garde, Éditions Eyrolles 2014, .. Les mannequins prévus pour rester en vitrine jusqu'au furent retirés.

Campagne contre les jouets sexistes vignette|Affiche princesse un jour boniche toujours, contre le sexisme dans les jouets. Puis est venu, particulièrement en période de Noël, la campagne contre les jouets sexistes, avec le Collectif Contre le Publisexisme et Les Panthères roses. Cette campagne s'est déroulée à partir de 2002 selon différentes modalités d'action : occupations de magasins de jouets et actions dans les rayons et auprès des clients., théâtre invisible, chansons et spectacles dans la rue devant les magasins, distribution de « contre catalogues » de jouets Contre catalogue "Pas de cadeaux pour le sexisme", débats publics et radiophoniques, interventions auprès des enfantsContre les jouets sexistes, collectif, Éditions l'Echappée, 2008, 158 p.Jouets: sexisme sous le sapin, par Anne Vidalie, publié le 18/12/2008, L'Express (consulté le 7 décembre 2017).« Il faut oublier la dinette pour les filles et la voiture pour les garçons », La Dépêche, 22/12/2010 (consulté le 7 décembre 2017). Thomas Lancelot-Viannais explique : . gauche|vignette|Affiche de Mix-Cité super-héros un jour macho toujours, contre le sexisme dans les jouets. En 2009, Mix-Cité a organisé une campagne de lettres pour saisir la HALDE, lui demandant de déconseiller l'affichage sexiste des jouets dans les rayons des grands magasins et de promouvoir l'affichage par tranches d'âge (consulté le 7 décembre 2017)...

Interventions dans les écoles En 2003 Mix-Cité s'interroge sur l'éducation au sujet de la sexualité à l'école : « À Mix-Cité, nous revendiquons l'application de la loi du , la création d'un numéro vert d'information sur l'IVG et la contraception, la poursuite des informations annuelles sur les sexualités et la contraception, un enseignement obligatoire à la sexualité et à la diversité sexuelle de l'école primaire au lycée, et la création d'au moins un poste d'infirmier(ère) dans chaque établissement scolaire »Quelle éducation de la sexualité à l'école ? Par Isabelle Cabat-Houssais, association Mix-Cité, 15 décembre 2003 sur le site de L'Humanité.

Campagne contre le viol