vignette|Avion de l'US Air Force transportant des munitions pour Israël le . Le soutien militaire à Israël pendant la guerre de Gaza depuis 2023 comprend une liste recensant l'ensemble des aides militaires et des ventes d'armes connues accordées à Israël au cours du conflit. Elle inclut les équipements livrés, la formation des troupes, le partage de renseignements, les soins apportés aux soldats, le soutien logistique ainsi que l'appui financier fourni au gouvernement israélien.

Liste

L'aide militaire est coordonnée tout au long de la guerre lors de réunions mensuelles du Groupe de coordination de la défense d’Israël. Les États-Unis sont un contributeur majeur, fournissant une aide militaire significative à Israël.

Canada Le Canada autorise à la fin des exportations militaires vers Israël, le gouvernement approuvant au moins 21 millions de dollars en nouvelles licences d’exportation d’armements au cours des premiers mois du conflit. Depuis , aucune exportation supplémentaire n’a été approuvée. Parmi les produits vendus figurent des bombes, des torpilles, des roquettes, d'autres engins explosifs et charges, ainsi que des équipements et accessoires connexes. En , les États-Unis concluent une vente d’armes de 20 milliards de dollars à Israël, dont 60 millions de dollars de munitions fabriquées au Canada ».

France Fin , de mitrailleuses sont fournies à Israël par la France via l'entreprise française Eurolinks, spécialisée dans la fabrication d'équipements militaires.

Le , Emmanuel Macron déclare avoir stoppé le flux d'armes françaises vers Israël. Toutefois, de nombreux médias et associations accuse la France de continuer à livrer des composants servant entrant dans la fabrication d'armes comme des bombes, grenades, torpilles, mines et missiles, ou encore des lance-roquettes ou fusils militaires.

Le , une enquête du média d’investigation français Disclose révèle que la société française Sermat fournit du matériel destiné aux drones Hermes 900. Produits par le constructeur israélien Elbit Systems. L'un des « principaux fournisseurs de l’armée israélienne ». Ce modèle de drone israélien en particulier est « massivement utilisé par l’armée israélienne à Gaza » . Le média vient avertir qu'un nouveau lot fabriqué en France doit être expédié en Israël le , s’ajoutant à vingt-neuf livraisons déjà effectuées depuis deux ans par le constructeur français. Ces révélations semblent contredire les déclarations officielles du gouvernement français, qui affirme qu’aucune arme française n’est destinée à l’armée israélienne.

Allemagne

vignette|Manifestation en Slovénie contre contre le chancelier allemand Friedrich Merz, la représentante de l'Union européenne pour les Affaires étrangères Kaja Kallas et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, accusés de favoriser le « génocide » en cours en Gaza », . L'Allemagne est l’un des principaux fournisseurs d’armes à Israël, et notamment le deuxième en matière d'armes lourdes. Elle a livré pour 326,5 millions d’euros (353,7 millions de dollars) d’équipements et d’armes à Israël en 2023. Le chancelier Olaf Scholz décide d’envoyer deux drones de type IAI Heron TP de l'armée allemande et environ dix mille obus de char à Israël. Selon le ministère fédéral de la Coopération économique et du Développement (BMZ), l'Allemagne fournit également des composants de systèmes de défense aérienne et du matériel de communication. Les armes exportées comprennent notamment antichar portatives et pour armes automatiques ou semi-automatiques. La majorité des licences d’exportation portent sur des véhicules terrestres ainsi que des technologies destinées au développement, à l'assemblage, à l'entretien et à la réparation d’armements. En , un rapport de Reuters révèle une baisse d'exportations d’armes vers Israël durant l'année, en raison de recours juridiques. Cependant, en , des données du ministère allemand des Affaires étrangères montrent que 100 millions de dollars d’exportations militaires ont été autorisés au cours des trois mois précédents. Entre et , l’Allemagne a vendu pour 94 millions d’euros d’armements à Israël. En , le chef de la CDU, Friedrich Merz, exhorte avec succès le gouvernement allemand à reprendre les livraisons d'armes à Israël, y compris les pièces détachées pour les chars.

En , le gouvernement allemand annonce la suspension de toutes les exportations d’armes vers Israël destinées à être utilisées à Gaza. Toutefois, les liens industriels entre les fabricants d’armes allemands et l’armée israélienne devraient perdurer, et la majeure partie des échanges d’armement demeure inchangée.

Inde L'Inde, soutien inconditionnelLe rêve partagé de l’Inde et d’Israël, Le Monde Diplomatique, Camille Auvray, juillet 2026, a exporté des roquettes, des drones comme l'Elbit Hermes 900, des explosifs et d'autres équipements militaires à destination d’Israël pendant la guerre de Gaza. Un cargo transportant plus de 30 tonnes de ce type de matériel, destiné aux forces de défense israéliennes, est signalé au large des côtes espagnoles. Ce navire, parti du sud-est de l'Inde, faisait route vers le port d'Ashdod. L’Espagne a toutefois refusé de lui accorder une escale.

Italie D' à , l'Italie a exporté 2,1 millions d'euros (2,30 millions de dollars) d'armes et de munitions vers Israël. En , le gouvernement italien annonce avoir suspendu toutes les expéditions d'équipements militaires vers Israël.

Pays-Bas Les Pays-Bas autorisent initialement l'exportation de pièces détachées pour les avions F-35, mais une décision de justice néerlandaise interdit par la suite toute exportation de ce type. Cependant, des pièces fabriquées aux Pays-Bas continuent d’arriver en Israël via les États-Unisלמרות האיסור: כך מצליחה ישראל להשיג חלקי F-35 מהולנד.

Serbie En , le négociant d’armes public serbe a vendu pour 23 millions d'euros d'armes à Israël. En , le président serbe, Aleksandar Vučić, annonce avoir suspendu tous les transferts d'armes vers Israël.

Royaume-Uni

Le gouvernement britannique ne fournit pas directement des armes à Israël, mais délivre des licences permettant aux entreprises britanniques de vendre des armes. Ces entreprises fournissent moins de 1 % des importations militaires d’Israël. L'État hébreu utilise des armes et équipements fournis par la Grande-Bretagne. Environ 15 % des composants de chaque avion de chasse F-35 israélien sont fabriqués par des entreprises britanniques, dont BAE Systems. Selon le gouvernement britannique, les exportations militaires britanniques vers Israël se sont élevées à 18 millions de livres en 2023.

États-Unis

Le , quelques heures après le début de la guerre de Gaza, les États-Unis commencent à déployer des navires de guerre et des avions de combat dans la région, prêts à fournir à Israël tout ce dont il a besoin. L'État hébreu demande aux États-Unis des intercepteurs du système Dôme de Fer, Washington fournissant rapidement du matériel et des ressources supplémentaires, y compris des munitions, qui atteignent en Israël dans les jours suivants. Le secrétaire d’État américain Antony Blinken affirme que Washington apportera son « plein soutien » à Israël, avec notamment des lanceurs de missiles guidés et des avions de chasse F-35 parmi les équipements envoyés. , l'administration Biden prépare un paquet d'aide supplémentaire d’environ 2 milliards de dollars pour soutenir Israël. Le , le Pentagone dépêche une petite équipe de forces spéciales en Israël pour recueillir des renseignements. Le , la Maison-Blanche tente d’obtenir l’approbation du Congrès pour un nouveau paquet d’aide militaire de 2 milliards de dollars destiné à Israël et à l’Ukraine. Le , cinq cargaisons d’armes et d’équipements américains atteignent Israël. Le , Biden annonce que les fonds supplémentaires demandés au Congrès s’élèvent à un total de 14 milliards de dollars, dans le cadre d’un programme d'aide militaire de 105 milliards de dollars qui concernant l'Ukraine, Taïwan et Israël ainsi que la sécurité des frontières américaines.

En , un plan républicain est approuvé par la Chambre des représentants des États-Unis, qui alloue 14,5 milliards de dollars d’aide militaire à Israël.

En , les États-Unis ont fourni et obus d'artillerie de 155 mm, principalement transportés par avions cargos militaires C-17. Les États-Unis envoient également plus de non guidées Mk 82, plus de Mk 84 et environ à petit diamètre GBU-39. Le , Joe Biden utilise une procédure d’urgence pour contourner l'examen du Congrès et autorise la vente immédiate à Israël d'environ de char, pour une valeur de 106,5 millions de dollars. Le le gouvernement américain a de nouveau recours à cette procédure d’urgence pour vendre à Israël des obus d’artillerie et d'autres armements pour un montant de 147,5 millions de dollars, afin de reconstituer les stocks d’armes israéliens.

En , le Sénat adopte un plan d’aide de 14 milliards de dollars américains pour Israël.

En , les États-Unis approuvent plus de 100 ventes d'armes à Israël, notamment Mk 84 de et 500 bombes Mk 82 de 500 livres. Le , la Maison Blanche autorise 2,5 milliards de dollars de transferts d'armes à Israël.

En , Biden signe un plan de sécurité de 95 milliards de dollars, comprenant environ 17 milliards de dollars d’aide militaire à Israël.

Le , Biden informe le Congrès d'une vente d'armes d'un milliard de dollars à Israël. Le , la Chambre des représentants des États-Unis adopte une loi réduisant le budget militaire américain à moins que Biden n'envoie 3 500 bombes lourdes à Israël.

En , les États-Unis signent officiellement une lettre d'offre et d'acceptation permettant à Israël d’acheter 25 avions de chasse furtifs F-35 supplémentaires pour un montant de 3 milliards de dollars. Également en , le représentant Gregory Meeks et le sénateur Ben Cardin approuvent une vente d’armes à Israël d’un montant total de 18 milliards de dollars, sous la pression de l’administration Biden. En , deux responsables américains déclarent que les États-Unis ont transféré à Israël — depuis le — dix mille bombes de ainsi que des milliers de missiles Hellfire.

En , les États-Unis reprennent les livraisons de bombes de 500 livres, suspendues en en raison des inquiétudes concernant l'impact humanitaire de leur utilisation par Israël dans les frappes ayant causé la mort de Palestiniens à Gaza.

Le , le département d’État annonce accorder à Israël une aide militaire supplémentaire de 3,5 milliards de dollars, destinée à l'achat d’armes et d’équipements militaires fabriqués aux États-Unis. Le , le département d'État approuve une vente d’armes à Israël d'un montant de 20 milliards de dollars, comprenant des avions de chasse F-15 et des missiles air-air de haute technologie.

En , les États-Unis approuvent une vente de 165 millions de dollars de remorques de chars militaires, comprenant des pièces de rechange, des kits d'outils et un soutien logistique.

Le , le président Trump approuve une vente d'armes de 3 milliards de dollars à Israël, comprenant 35 500 bombes Mk 84/BLU-117 et 4 000 ogives Predator.

Soutien local Un sondage de montre qu'environ 70 % des électeurs démocrates et 35 % des républicains sont favorables à l'imposition de conditions à l'aide militaire accordée à Israël. Toutefois, l'écart semble se creuser entre la volonté des électeurs et les actions de l'administration Biden à ce moment-là.

Notes et références Notes

Références

Voir aussi Articles connexes Embargos sur les armes contre Israël Liste d'entreprises impliquées dans la guerre de Gaza Liste des pays fournissant des armes à Israël

Catégorie:Arme militaire fabriquée en Israël Catégorie:Économie de guerre Catégorie:Guerre de Gaza depuis 2023