Mansour Elimane Kane, né le à Ndioum, dans la région de Saint-Louis, au Sénégal, est un homme politique, diplomate et ancien haut fonctionnaire sénégalais. Il est ancien ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, puis ministre du Pétrole et des Énergies, avant d’être nommé ambassadeur du Sénégal aux États-Unis en 2019.
Biographie Mansour Elimane Kane nait le à Ndioum, dans la région de Saint-Louis, effectue sa scolarité primaire dans sa ville natale, dans une commune du département de Podor dans le nord du Sénégal dont il est originaire avant d'intégrer le lycée Blaise Diagne de Dakar, où il obtient un baccalauréat scientifique de la série C avec la mention assez bien. Il poursuit des études supérieures au Maroc, sanctionnées par un diplôme d’ingénieur des mines, qui lui permet d’intégrer la Compagnie sénégalaise des phosphates de Taïba (CSPT) comme chef de département. Il enrichit ensuite sa formation par un diplôme en ingénierie financière au Canada, complété par un doctorat aux États-Unis.
Carrière professionnelle À l’issue de ses études, Mansour Elimane Kane entame sa carrière professionnelle comme vice-président de Citigroup (City Bank) à Dakar, où il est chargé des relations avec le secteur public, les institutions financières, le portefeuille de l’État sénégalais ainsi que les grandes entreprises. En 2001, il intègre la Banque mondiale à Washington DC où il occupe plusieurs fonctions.
Carrière ministérielle
Ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement Le , il est nommé ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement du Sénégal, succédant à Thierno Alassane Sall. Durant son mandat, il supervise plusieurs projets majeurs, dont la construction de 187 km d’autoroutes entre 2012 et 2018 pour un coût estimé à 1 166 milliards de F CFA. Il supervise également la réalisation de 38 projets routiers, totalisant 1 061 km de routes revêtues et 7 ponts, pour un montant de 462 milliards de F CFA sur la période 2014–2017.
Il pilote le projet du Train Express Régional (TER), d’un coût d’environ 568 milliards de F CFA, ainsi que la réhabilitation de la ligne Dakar–Tambacounda, comprenant 530 km de voie ferrée et la construction d’un port sec à Tambacounda. Parmi les projets suivis figure également le Bus Rapid Transit (BRT), une ligne de 18,3 km reliant Guédiawaye à Dakar, pour un financement global estimé à 247 milliards de F CFA.
Il initie également l’extension du centre de contrôle technique des véhicules de Hann, à Dakar, afin de répondre à l’augmentation du trafic routier.
Il supervise également le projet de l’autoroute Ila Touba, achevée à 84% en 2017 et dont l’inauguration est prévue pour le . En parallèle, il accompagne ce chantier d’initiatives de développement humain, notamment la mise à disposition de forages, l’octroi de bourses d’études en Chine et la création d’un laboratoire de contrôle routier.
Sous son mandat, la mortalité sur les routes urbaines enregistre une baisse de 30 % entre 2013 et 2015, avec un objectif affiché de réduction de 50 % à l’horizon 2020.
Lors de la passation de service, le , il se dit ému en évoquant les projets réalisés et affirme laisser à son successeur, Abdoulaye Daouda Diallo, un département vertueux et bien avancé.
Ministre du Pétrole et des Énergies Le , il est par la suite nommé ministre du Pétrole et des Énergies du Sénégal. Devant l’Assemblée nationale, il défend une politique d’ouverture régionale, arguant que la taille relativement réduite de la population sénégalaise, estimée à environ 15 millions d’habitants, impose une coopération avec la Gambie, le Mali et les deux Guinées pour une gestion optimale des ressources pétrolières offshore. Il annonce par ailleurs qu’à partir de 2022, la Société africaine de raffinage (SAR) traitera le pétrole brut extrait localement.
Carrière diplomatique Le , Mansour Elimane Kane est nommé en Conseil des ministres ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Sénégal aux États-Unis, en remplacement de Momar Diop. Lors d'un communiqué officiel du , il cumule ses fonctions d’ambassadeur aux États-Unis avec plusieurs accréditations supplémentaires, en qualité d’ambassadeur du Sénégal auprès du Suriname, du Mexique, du Costa Rica, du Nicaragua, du Panama et du Guyana, toutes exercées avec résidence à Washington, D.C.
Le , il est remplacé par Abdoul Wahab Aidara à ce poste après la fin de son mandat. La nomination de ce dernier est officialisée lors du Conseil des ministres du .
Notes et références
Catégorie:Naissance en janvier 1959 Catégorie:Ministre sénégalais Catégorie:Ambassadeur du Sénégal au Costa Rica Catégorie:Ambassadeur du Sénégal aux États-Unis Catégorie:Ambassadeur du Sénégal au Guyana Catégorie:Ambassadeur du Sénégal au Mexique Catégorie:Ambassadeur du Sénégal au Nicaragua Catégorie:Ambassadeur du Sénégal au Panama Catégorie:Ambassadeur du Sénégal au Suriname