La (en occitan : carrièra Monplaisir) est une voie de Toulouse, chef-lieu de la région Occitanie, dans le Midi de la France.

Situation et accès Description La rue Monplaisir est une voie publique. Elle se trouve dans le quartier du même nom.

Elle naît perpendiculairement à l'allée Frédéric-Mistral. Longue de 397 mètres et large de 10 mètres, elle est rectiligne, orientée à l'est et parallèle aux autres voies du quartier de Monplaisir – rue de Fleurance et rue Benjamin-Constant. Elle reçoit à gauche la rue Jean-Stieltjes, puis à droite la Rue Bégué-David. Elle se termine au carrefour du boulevard Monplaisir, qui rencontre également la rue André-Delieux.

La chaussée compte une voie de circulation automobile en sens unique, du boulevard Monplaisir vers l'allée Frédéric-Mistral. Elle appartient à une zone 30 et la vitesse y est limitée à 30 km/h. Il n'existe pas de bande, ni de piste cyclable, quoiqu'elle soit à double-sens cyclable.

Voies rencontrées La rue Monplaisir rencontre les voies suivantes, d'ouest en est (« g » indique que la rue se situe à gauche, « d » à droite) :

Allée Frédéric-Mistral Rue Jean-Stieltjes (g) Rue Bégué-David (d) Boulevard Monplaisir (g) Rue André-Délieux (d)

Transports La rue Monplaisir n'est pas directement desservi par les transports en commun Tisséo. Il est cependant accessible, du côté de l'allée des Demoiselles, par la ligne de Linéo . Au nord, le Boulingrin est abrite les arrêts des lignes de bus .

Il existe plusieurs stations de vélos en libre-service VélôToulouse à proximité de la rue Monplaisir : les stations (face 43 rue Monplaisir) et (18 allée Frédéric-Mistral).

Odonymie La rue tient son nom du quartier qu'elle traverse, délimité au nord par le Boulingrin, à l'ouest par l'allée Frédéric-Mistral et au sud par l'allée des Demoiselles. Ce nom vient d'une demeure de plaisance, une « folie », construite au en bordure du canal du Midi et qui était désignée comme « Mon plaisir » (emplacement des actuels et 7 boulevard Monplaisir)Salies 1989, vol. 2, .. Le nom se retrouve pour d'autres voies proches de la rue Monplaisir, particulièrement le boulevard Monplaisir, la rue Neuve-Monplaisir (actuelle rue des Martyrs-de-la-Libération) et la rue Traversière-Monplaisir (actuelle rue Bégué-David)Salies 1989, vol. 2, ..

Au , la rue Monplaisir est une partie d'un long chemin, qui allait de la ville de Toulouse au chemin de Montaudran (actuelle avenue Jean-Rieux) – le chemin de Bonne-Gazagne (actuelles rue Monplaisir, rue Pierre-Brossolette et rue Jean-Baptiste-Noulet). L'origine de ce nom est peu claire, quoique ancienne – il existe déjà, à la fin du , un domaine agricole de Bonne-Gazagne (in clausu de Bona Gazagna en latin médiéval, 1162) – : le « bon gain » (bòn gasanh en occitan) pourrait ainsi désigner l'importance des revenus que produisait le domaineSalies 1989, vol. 1, ..

Histoire Moyen Âge et période moderne

Époque contemporaine

Patrimoine et lieux d'intérêt Institut des jeunes aveugles L'Institut des jeunes aveugles est une fondation qui a pour mission l'instruction et la formation professionnelle d'enfants, adolescents et adultes déficients visuels, mais aussi présentant des troubles autistiques ou une déficience intellectuelle.

Il est fondé en 1866, à l'initiative d'Hedwige Portalet, fondatrice et supérieure de la congrégation des dominicaines de l'Immaculée Conception, sur le modèle de l'Institut des jeunes aveugles de Marseille, fondé en 1858 par l'abbé Louis-Toussaint Dassy. Le premier établissement toulousain s'installe près du port Saint-Sauveur (emplacement de l'actuel rue de Valenciennes), puis dans la rue des Greniers (actuelle rue Idrac). En 1872, l'Institut des jeunes aveugles reçoit le soutien de la municipalité toulousaine qui lui offre un terrain dans le nouveau quartier de MonplaisirSalies 1989, vol. 2, ..

L'Institut occupe une vaste parcelle de limitée par la rue Monplaisir (actuel ) au nord, la rue Bégué-David (actuel ) à l'est et la rue des Martyrs-de-la-Libération (actuel ) au sud. Le bâtiment principal a une structure en quadrilatère, qui s'organise autour de la chapelle, placée au centre. Les bâtiments se développent sur trois niveaux : un rez-de-chaussée, un étage et un niveau de comble à surcroît. Les élévations sont d'une grande simplicité : les façades, percées de fenêtres segmentaires, sont enduites, tandis que les cordons qui séparent les niveaux, les encadrements des baies et les chaînages d'angle sont en briques apparentes. Elles sont couronnées par une corniche moulurée.

Couvent des Jésuites L'immeuble est construit en 1879 par un entrepreneur toulousain, François Ferrand. Il est occupé par des religieux carmes, puis par les jésuites : il regroupe plusieurs religieux de la communauté jésuite Saint-François-Régis, ainsi que les bureaux du centre spirituel jésuite du Sud-Ouest Coteaux Païs et une antenne du Réseau mondial de prière du pape..

Maisons 9 : immeuble (deuxième moitié du ).. 15 : maison (deuxième moitié du ).. 17 bis : maison (premier quart du ).. 25 : maison (deuxième moitié du ).. 31 : maison toulousaine (vers 1884).. 39 : maison toulousaine (premier quart du ).. 41 : maison toulousaine (premier quart du )..

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie Pierre Salies, Dictionnaire des rues de Toulouse, 2 vol., éd. Milan, Toulouse, 1989 .

Articles connexes Liste des voies de Toulouse

Liens externes « Notice », Au nom de la voie, sur le site Urban-Hist, Archives municipales de Toulouse, (consulté le ). Inventaire préliminaire de la ville de Toulouse, sur le site Urban-Hist, Archives municipales de Toulouse (consulté le ). Inventaire général du patrimoine culturel d'Occitanie, sur le site Ressources patrimoines - La médiathèque culturelle de la Région Occitanie (consulté le ).

Monplaisir