Le meurtre d'Irina Zaroutska (en anglais : Iryna Zarutska) est une affaire criminelle américaine en cours d'instruction. Elle concerne l'homicide volontaire d'Irina Zaroutska, une réfugiée ukrainienne de vingt-trois ans, survenu le dans une rame du métro léger de Charlotte. Les images de vidéosurveillance montrent que la victime est poignardée à mort de façon soudaine et sans motif apparent par un passager assis derrière elle.

Le suspect est Decarlos Brown Jr., un homme afro-américain de trente-quatre ans sans-abris, ayant un lourd passé judiciaire et présentant des troubles psychiatriques signalés. Il est arrêté à la sortie du métro puis inculpé, notamment pour meurtre au premier degré.

Ce meurtre suscite de nombreuses réactions politiques et médiatiques aux États-Unis, notamment dans les milieux conservateurs. La diffusion d'extraits de vidéosurveillance explicites amplifie l'opinion publique et déclenche une polémique portant à la fois sur le traitement médiatique de l'affaire, le profil du suspect et ses motivations supposées. Elle relance également les débats sur la criminalité, la justice pénale, la sécurité publique et la prise en charge des troubles psychiatriques.

Les faits Le soir du , à Charlotte, en Caroline du Nord, Irina Zaroutska, vingt-trois ans, quitte la pizzeria où elle travaille et prend le métro léger. Elle monte à bord d'une rame de la à la station East/West Boulevard vers . Elle s'assied devant un homme en sweat à capuche orange identifié ensuite comme Decarlos Brown Jr.

Selon une déclaration sous serment citée par ABC News, il n'y a aucune interaction préalable entre la victime et le suspect. Environ après le départ, l'homme sort un couteau de sa poche, le déplie, se lève et porte trois coups en direction du cou/gorge de la victime. Un homme se lève immédiatement de son siège, semblant poursuivre Brown, tandis qu'Irina Zaroutska, en état de choc, en larmes et se tenant le cou, cherche de l'aide. Les autres passagers ne vérifient pas son état ni ne lui offrent d'assistance, et deux d'entre eux quittent calmement le train sans lui prêter attention. Ce manque de réaction est décrit par la presse comme relevant de l', également appelé . Quelques secondes après l'agression, Zaroutska s'effondre sur le sol, juste devant son siège.

Le suspect déclare peu après l'agression .

La séquence publiée et analysée par WBTV montre ensuite le suspect arpentant la rame, retirant son sweat, tandis que des passagers s'écartent ; à , au moins un passager court vers Irina Zaroutska pour lui porter secours. Le suspect descend du train à l'arrêt suivant. Irina Zaroutska est déclarée morte sur place.

Un témoin oriente les autorités vers le suspect. Selon le département de police de Charlotte-Mecklenburg, Decarlos Brown Jr. est arrêté après sa sortie de l'hôpital avec des , puis inculpé de meurtre au premier degré.

Les autorités parlent d'une (signifiant que l'attaque est injustifiée et brutale contre quelqu'un).

La victime

Née le à Kiev, Irina Zaroutska est la fille d'Anna Zaroutska et de Stanislav Zaroutsky.

En , elle quitte l'Ukraine avec sa mère, sa sœur et son frère pour fuir la guerre. La famille s'installe aux États-Unis, où elle s'intègre rapidement et apprend l'anglais.

Diplômée en art et restauration du Synergy College de Kiev, elle est décrite comme une . Elle travaillait dans une pizzeria à Charlotte et rêve de devenir assistante vétérinaire. Ses proches évoquent sa gentillesse, sa créativité et son amour pour les animaux.

Hommage

Le suspect Le suspect est Decarlos Brown Jr., un homme afro-américain sans domicile fixe âgé de trente-quatre ans, diagnostiqué schizophrène, interpelé sur les lieux après l'attaque. Il est inculpé de meurtre au premier degré au niveau local, et fait également l'objet d'une mise en accusation fédérale pour avoir causé la mort dans un système de transport public, une charge passible de la peine de mort ou de l'emprisonnement à perpétuité.

Selon Reuters, Brown a déjà été arrêté à quatorze reprises pour divers délits, notamment des vols et des introductions par effraction. Il a purgé une peine de huit ans de prison pour braquage à main armée, selon des documents judiciaires.

En , il est arrêté pour usage abusif du numéro d'urgence 911. Il affirme alors croire qu'une contrôle son corps et sa parole. Malgré près de deux décennies d'histoire de violence, de maladie mentale et ses antécédents judiciaires, il est libéré par une juge de Caroline du Nord, sans dépôt de caution mais uniquement sur la base d'une promesse écrite de comparaître ultérieurement au tribunal. Il fait l'objet d'une demande d'évaluation psychiatrique ordonnée par un tribunal, qui n'a pas abouti au moment des faits.

Réactions L'affaire suscite de nombreuses réactions aux États-Unis.

Critiques des médias Début septembre, plusieurs personnalités conservatrices dont Elon Musk dénoncent un ou de la presse nationale et des responsables démocrates dans les premiers jours suivant le meurtre.

Responsables politiques Le secrétaire aux Transports des États-Unis, Sean Duffy, critique la mairie de Charlotte, accusant la ville d'avoir en ne sanctionnant pas correctement un récidiviste.

La maire démocrate de Charlotte, , qualifie l'événement de et met en avant les problèmes de santé mentale et de sans-abrisme. Elle affirme : . Quelques jours après le drame, elle avait précisé que l'auteur présumé souffrirait depuis longtemps de troubles psychiques. , avait-elle déclaré.

De résonance locale dans un premier temps, l'affaire prend une dimension nationale avec la publication vendredi des images de vidéosurveillance particulièrement choquantes. La réaction initiale de Vi Lyles provoque alors un tollé à droite. Sean Duffy accuse ainsi la maire démocrate, , de .

Un représentant républicain de Floride, Randy Fine, annonce son intention de déposer un projet de loi visant à sanctionner les juges qui libèrent des récidivistes violents ensuite impliqués dans de nouveaux crimes.

Donald Trump vignette|Allocution de Donald Trump depuis le bureau ovale et publiée par la Maison-Blanche le 9 septembre 2025. Interrogé par un journaliste le , le président des États-Unis Donald Trump déclare alors ne pas connaître l'affaire, avant de la qualifier d' et qu'il . Lors d'une conférence de presse le , il apporte tout son à la famille de la jeune femme et évoque la vidéo de l'agression comme n'étant , décrivant l'auteur comme et appelant à mieux lutter contre les .

Le même jour, lors d'un discours au Museum of the Bible à Washington, Donald Trump cite une nouvelle fois le meurtre d'Irina Zaroutska pour appuyer ses propositions de renforcement des mesures de lutte contre la criminalité, notamment dans les villes dirigées par des démocrates, qui sont selon lui les plus dangereuses. Sur sa plateforme Truth Social, il écrit : .

Le , Trump réclame la peine de mort contre le suspect, qu'il qualifie d'.

Notes et références

Annexes

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