Le mouvement corse est un ensemble informel d'organisations politiques, de syndicats, de groupes économiques ou d'associations culturelles soucieux de préserver et de développer la spécificité de la Corse, ou certains de ses aspects.

Histoire du mouvement

Origines Au , des voix s’élèvent en Corse contre le processus d'homogénéisation de l’État français et cherchent à défendre l’identité et la culture de l'île.

En 1889, le poète Santu Casanova crée la revue A Tramuntanella, qui prend ensuite le nom de A Tramuntana, première revue en langue corse.

La Corse rencontre des difficultés économiques, auxquelles s'ajoute un déficit démographique. L’autonomiste Petru Rocca fonde en 1920 la revue A muvra, qui se revendique comme un organe de défense des revendications insulaires. Cette publication donne son nom à l’une des mouvances du nationalisme corse, le muvrisme, et à un parti politique, le Partitu Corsu d'Azione. Si dans les premières années de son existence, le muvrisme ne remet pas en cause l’attachement de l’île à la France, il se radicalise et affirme bien vite la nécessité pour la Corse d’accéder à une autonomie administrative.

À partir des années 1950 et 1960, l’autonomisme corse se structure grâce à la mobilisation d’une jeunesse corse à la fois présente sur l’île et dans de grandes villes françaises.

François Mitterrand favorise au début des années 80 la création d’un espace médiatique régional avec l’établissement de la station de télévision FR3 Corse.

Les premiers mouvements régionalistes En 1959 est fondé le Mouvement du 29 novembre, qui organise des mobilisations très suivies pour un aménagement de fiscalité, contre la vie chère et contre l'abandon des réseaux de transports"Un département à la Mer", par Eugène Mannon, le 4 janvier 1960 dans Le Monde .

Au début des années 1960, plusieurs étudiants corses à Paris faisant partie de l'équipe dite du Panthéon, café de la rue Soufflot, décident de créer un mouvement appelé le FRC dont une des revendications sera la réouverture de l'université de Corte.

Mai 1962 est une date cruciale pour l'histoire de l'île et pour les nationalistes corses. La France négocie la paix (accords d'Évian) avec le FLN algérien, mettant fin à la guerre d'Algérie après huit ans de guérilla sanglante. Plus d'un million de Français implantés en Algérie coloniale depuis des générations sont contraints à l'exil, dont viennent s'installer en Corse. Parmi eux se trouvaient des vignerons ayant perdu leurs terres et qui ont reçu des subventions de l'État pour acquérir une superficie nécessaire à la culture de la vigne « Corsican Capers - Island Separatists Highlight France's Malaise », The Social Contract, 2003.. L'Action régionaliste corse refuse cette situation est s'oppose à cette situation.

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie

Liens externes

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