Roger Gaucheron est un archiviste paléographe et diplomate français né à Paris le et mort à Caracas le .

Biographie Il a fait ses études secondaires au collège Rollin de Paris, héritier du collège Sainte-Barbe, après sa réussite au baccalauréat, à préparer le concours de l'École des chartes. Il est entré dans l'école après avoir obtenu une licence ès lettres. Il en est sorti premier sa promotion, le , avec sa thèse Étude sur Michel Amelot et l’administration du commerce (1699-1724) qui lui a valu le prix Auguste-Molinier.

Il est blessé pendant la Première Guerre mondiale. Rendu à la vie civile à la sortie de la guerre, il a préféré la carrière diplomatique à celle d'archiviste paléographe. Il est admis au concours des Affaires étrangères. Avec sa connaissance de l'anglais, il commence à la section Presse et Information et la lecture des journaux anglo-saxons.

N'ayant pas oublié sa formation initiale, il a exploité les documents réunis par le baron Henri de Rothschild.

Il fait partie de la délégation française à la conférence navale de Londres, en 1930, ce qui lui permet d'attirer l'attention d'André Tardieu. Il est nommé deuxième secrétaire à la Légation de France à Dublin. Il quitte ce poste pour celui de sous-chef de cabinet du sous-secrétaire d'État des Affaires étrangères, Joseph Paganon nommé le , ce qui lui permet de prendre part à la conférence de Londres sur les réparations allemandes. À la fin de l'année, il est nommé premier secrétaire à l'ambassade de France à Washington. Il a alors lié aux États-Unis de nombreuses relations dans les cercles culturels et universitaires. Il a aussi exploité les archives américaines.

En 1937, il est assure la direction du Consulat général de France à San Francisco. Il profita de ce poste pour permettre l'installation du pavillon indochinois à l'Exposition internationale du Golden Gate, en mars-Entreprises coloniales : Exposition internationale de San-Francisco. Participation de l'Indochine.

Après la déclaration de guerre de la Seconde Guerre mondiale et l'occupation de la France, il a dû rentrer en France, auprès du gouvernement de Vichy. Il préfère alors résigner ses fonctions provisoires et revenir à Paris. Il a choisi de se mettre au service du bureau d'études dirigé par Jean Chauvel qui a pour mission de recueillir des informations sûres pour le Comité français de libération d'Alger.

Après la Libération, il est affecté en au Secrétariat des conférences. Il prend part à la préparation de la Conférence de San Francisco. Il est nommé ministre plénipotentiaire en 1945. Souhaitant obtenir un poste lointain, il obtient de diriger la Légation de France au Venezuela. Peu de jours après son arrivée, il se suicide.

Il est inhumé le dans le cimetière de Montmartre, Cimetière de Montmartre-Répertoire annuel d'inhumation : Despeissis-Grelet (1941-1950), .

Publication Étude sur Michel Amelot et l’administration du commerce (1699-1724), École des chartes, 1913

Notes et références

Annexes Bibliographie

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