La pièce d'un demi-dime de dollar américain est une pièce de monnaie américaine en argent de cinq () qui esr émise par la Monnaie des États-Unis entre 1796 et 1805. Ce type monétaire se caractérise par le portrait de la Liberté sur l'avers et une représentation d'aigle sur le revers. La série se décline en deux sous-types de revers distincts : le petit aigle petit, frappé en 1796 et 1797, et l'aigle héraldique, utilisé de 1800 à 1805. La production de cette dénomination connaît des interruptions, notamment en 1798-1799 et en 1804.
La pièce de 1802 est sans aucun doute la date clé et la plus rare de la série, considérée comme une rareté numismatique classique. Elle est également la deuxième plus rare de tous les demi-dimes, juste derrière le 1870-S. Ces pièces sont toutes frappées à la Monnaie de Philadelphie et ne portent pas de différent.
Contexte La dénomination du demi-dime est autorisée par le Congrès le , en tant que plus petite des dénominations en argent du système monétaire américain. Les premières pièces de 1792, appelées demi-dismes, font l'objet d'un débat parmi les numismates pour savoir s'il s'agit de pièces d'essai ou de pièces de circulation régulières. Le président George Washington mentionne même un dans la frappe de ces pièces dans son discours annuel du .
Les demi-dimes de circulation générale commencent en 1794 avec le design conçu par Robert Scot, utilisé également sur d'autres dénominations en argent de l'époque pour standardiser leur apparence. Ce design est rapidement remplacé en 1796 par le design avec un petit aigle au revers. La conception de l'avers est attribuée à Robert Scot, bien que le portraitiste Gilbert Stuart ait fourni des esquisses. Une ancienne légende raconte que le buste de la Liberté est modelé d'après Ann Willing Bingham, une figure de la société de Philadelphie, mais aucune preuve contemporaine ne corrobore ce récit.
Après deux années (1796-1797) d'utilisation du petit aigle, la production de demi-dimes est interrompue jusqu'en 1800. Lorsque la frappe reprend en 1800, le revers est modifié pour présenter un aigle héraldique, inspiré du grand sceau des États-Unis, design déjà introduit sur les et en or, ainsi que sur les dimes et dollars à la fin des années 1790. La production de cette série à aigle héraldique se poursuit jusqu'en 1805, sans émission en 1804. Les faibles tirages de ces années s'expliquent par une demande limitée des dépositaires d'argent ou par l'incapacité de la Monnaie à produire cette dénomination en grande quantité. Après 1805, les demi-dimes ne sont plus frappés avant 1829, marquant l'introduction d'un nouveau design, le de William Kneass.
Dessin Les demi-dimes présentent des caractéristiques de design spécifiques et uniformes pour l'avers, tandis que le revers évolue en deux types distincts.
Sur l'avers de la pièce, une jeune Liberté est représentée de profil, tournée vers la droite, avec de longs cheveux qui tombent sur sa nuque et une bande décorative nouée à l'arrière. Ses épaules et son décolleté sont drapés d'un tissu ondulé. Le mot « » est centré en haut, juste à l'intérieur des denticules du bord, tandis que le millésime est centré en bas. Treize étoiles à six branches remplissent les espaces entre la date et « », avec sept étoiles à gauche et six à droite. Sur les demi-dimes de 1802, l'avers présente une faiblesse caractéristique sur le côté gauche, qui aplatit les denticules. Les étoiles à gauche sont également plates, et une fine ligne de matrice s'étend vers la gauche à partir de la boucle supérieure de la Liberté. La pointe du chiffre « 1 » frôle à peine la boucle de la Liberté, le chiffre « 8 » est le plus grand, le « 0 » est rond et ressemble à un « O », et le chiffre « 2 » est incliné vers la gauche, touchant presque le buste de la Liberté.
Revers aigle héraldique (1800-1805)
Le revers cette pièce montre l'inscription qui encercle le bord de la pièce, à l'intérieur d'un liseré denticulé. Les mots sont séparés par les pointes des ailes déployées de l'aigle, qui est placé au centre et tient dans son bec une boucle de bannière affichant la devise « ». Cette bannière s'enroule devant l'aile droite de l'aigle et derrière son aile gauche. Le corps de l'aigle est couvert par un bouclier de l'Union. Sa griffe gauche tient une branche d'olivier, symbolisant la paix, et sa droite un bouquet de flèches, représentant la guerre. Treize petites étoiles à six branches sont disposées au-dessus de l'aigle : six dans la rangée supérieure, cinq dans la rangée inférieure, et une de chaque côté de la tête de l'aigle. Au-dessus des étoiles une ligne concentrique de nuages s'étend d'une aile à l'autre. Les détails des nuages sont souvent faibles, et la partie « RIBU » de « » est généralement peu définie. vignette|redresse|center|L'avers et le revers d'un demi-dime de 1796.
Revers petit aigle (1796-1797) Le design initial du revers, utilisé de 1796 à 1797, présente un petit aigle positionné au centre d'une couronne ouverte. L'inscription apparaît autour de l'aigle et de la couronne.
La tranche des demi-dimes , qu'ils soient à petit aigle ou héraldique, est cannelée. Aucune dénomination ni différent n'apparaît sur les pièces, toutes étant frappées à la Monnaie de Philadelphie. vignette|redresse|center|L'avers et le revers d'un demi-dime de 1796. Caractéristiques Les demi-dimes présentent des caractéristiques techniques précises. Leur dénomination est le , équivalant à cinq . La composition est un alliage de 89,24 % d’argent et de 10,76 % de cuivre. Le poids standard est de , avec une teneur en argent de . En pratique, leur poids est de et leur diamètre atteint . Le dessin est réalisé par Robert Scot, tant pour l’avers que pour le revers, avec des esquisses de Gilbert Stuart utilisées pour l’avers.
Variétés
Demi-dime Draped Bust de 1802 Le millésime 1802 est la pièce la plus importante de la série et est considéré comme une rareté numismatique classique. Le tirage officiel, autrefois listé à dans le de Richard S. Yeoman, est maintenant estimé à , en raison de l'incertitude quant à savoir si toutes les pièces frappées en 1802 portent cette date. Cependant, les estimations actuelles du nombre de survivants sont bien inférieures, certains experts suggérant entre connus, la plupart en faible grade de circulation. Le Jon P. Amato, dans son livre sur cette pièce, identifie distinctes à partir de catalogues de ventes aux enchères et de listes de prix de marchands remontant au . Tous les exemplaires connus du demi-dime de 1802 sont frappés à partir d'une seule paire de matrices. Il n'existe pas d'exemplaires connus de ce millésime en qualité Mint State selon les rapports de recensement et de population.
Autres variétés notables La série comprend plusieurs variétés recherchées par les collectionneurs. Parmi elles :
Le 1800 (variété LM-3) est célèbre pour son erreur de frappe où la barre horizontale supérieure de la lettre « R » est manquante, donnant l'impression d'un « K » ; Les demi-dimes de 1803 existent en deux variétés : et , le type étant généralement plus cher dans la plupart des grades ; Le millésime 1805 est la deuxième date la plus rare avec un tirage de . Il est généralement plus coté que toutes les autres dates (à l'exception de 1802) pour les grades de VF30 ou supérieurs, et est peu commun en qualité .
Rareté La série est considérée comme difficile à collectionner, surtout en qualité , car les tirages sont restés relativement faibles tout au long de la période de production. Les exemplaires sont souvent frappés faiblement, ce qui entraîne des détails mal définis, même sur les pièces non circulées. L'usure irrégulière est également courante, avec des pièces qui peuvent présenter des motifs centraux clairs mais un lettrage aplati, ou inversement.
Elles présentent fréquemment des lignes d'ajustement, des marques de lime faites sur le flan avant la frappe pour réduire son poids à la spécification légale. Les évaluateurs professionnels reconnaissent ces marques comme un phénomène créé par la Monnaie et non comme de simples rayures, ce qui a peu ou pas d'effet sur le grade de la pièce, sauf si elles sont nombreuses et profondes. D'autres imperfections typiques incluent des rayures profondes, des bosses, des surfaces poreuses et des nettoyages agressifs. Cependant, pour ces pièces très rares, de telles imperfections sont considérées comme plus .
Les pièces sont extrêmement rares et la plupart des collectionneurs doivent se contenter de spécimens usés.
Un spécimen de 1802 classé 8 s'est vendu pour en ; Un autre exemplaire de 1802, classé par PCGS, s'est vendu pour en ; Un 1802 PCGS AU53 CAC, provenant de la collection Louis E. Eliasberg, a été vendu pour en , puis pour en ; Un 1802 PCGS AU50 CMQ de la collection D. Brent Pogue a atteint en , en , et en ; Un 1805 classé 58 par , s'est vendu pour en .
Les prix des demi-dimes à aigle héraldique sont généralement inférieurs à ceux des pièces à petit aigle de grades comparables, mais restent chers même en très bon état. Les valeurs des pièces de 1794 à 1805 ont montré une légère tendance à la baisse ces dernières années, à l'exception notable du 1802 qui attire toujours l'attention. Cependant, les exemplaires non nettoyés, avec une usure uniforme et un aspect attrayant, sont susceptibles de prendre de la valeur. L'attrait visuel est un facteur crucial pour la valeur de ces pièces.
Fin de la production Après le millésime de 1805, la frappe des demi-dimes est suspendue. La production ne reprend qu'en 1829, avec l'introduction du nouveau design par William Kneass. C'est également à partir de 1829 que la dénomination est indiquée sur la pièce sous la forme abrégée « », remplaçant définitivement l'ancien terme par ou . Le design est utilisé jusqu'en 1837, avant d'être lui-même remplacé par le . Notes et références Notes
Références
Liens externes
Draped Bust