La Sonate en fa est une sonate pour piano écrite par le compositeur français Georges Auric en 1931.

Contexte et création George Auric compose sa Sonate en fa en 1930 et l'achève en 1931. Pour le musicologue Alain Poirier, cela représentait une façon pour le compositeur de renouer avec l'esthétique romantique du piano. Il cherche alors à composer quelque chose et rompt alors avec les préceptes de Jean Cocteau d'un retour à la simplicité. La Sonate en fa est une œuvre de grande envergure, en rupture avec ses œuvres précédentes, au style foisonnant et à l'écriture polyphonique sûre. De forme traditionnelle, en quatre mouvements, elle utilise cependant un langage tonal enrichis qui la pousse parfois à une grande instabilité. De plus, l'œuvre repose sur une succession de cinq sons qui apparaissent dès le mouvement initial et reviennent, plus par référence que par idée de cycle, dans les deux derniers mouvements. L'œuvre est créée par Jacques Février en 1932.

Structure L'œuvre comprend quatre mouvements :

Animé Très vif Très Lent Vif et violent

Analyse

Animé Le premier mouvement est d'une forme sonate classique. On retrouve une certaine nostalgie dans la recherche d'un piano brillant et coloré, apportant des contrastes puissants. Cependant l'opposition est plus stylistique que thématique, le second thème étant noté .

Très vif Le deuxième mouvement fait office de Scherzo, dans une tonalité de la mineur très modulant, et dont le trio central, noté est en fa mineur. On y retrouve cette recherche de contraste qui se trouvait déjà dans le mouvement précédant.

Très Lent Ce troisième mouvement est le plus éloigné des archétypes formels présents dans cette sonate. On y trouve ainsi un long récitatif qui traverse tout le mouvement. C'est aussi le plus instable tonalement et le plus dramatique des quatre mouvements.

Vif et violent Le quatrième et dernier mouvement reprend l'idée de virtuosité déjà appliquée dans les deux premiers mouvements, qui débute en fa mineur et progresse vers fa majeur. La forme est là aussi celle de la forme sonate.

Réception L'œuvre n'est pas très bien accueillie par la critique et pousse le compositeur à se tourner vers la musique de film. Georges Auric ne renouera avec la puissance dramatique de cette sonate que vingt ans plus tard, dans Phèdre.

Références

Bibliographie

Liens externes

Catégorie:Œuvre de Georges Auric Catégorie:Œuvre pour piano Catégorie:Œuvre musicale composée en 1931