L’église Notre-Dame-de-l'Assomption est une église paroissiale catholique située à Lièpvre, dans le Haut-Rhin, en France.

Histoire Une église dédiée à saint Cucufat est construite au plus tard au et desservie par les religieux du prieuré de Lièpvre. Cette église dispose d’une tour-chœur et d’une nef située à l’Ouest de celle-ci. L’ancienne nef est reconstruite au même emplacement en 1752 et prolongé à l’Ouest par un chœur. L’ancienne tour-chœur est conservée, mais surélevée d’un étage et transformée en tour-porche. Les nouvelles constructions utilisent en réemploi les pierres de l’ancien prieuré, détruit en 1751. Au , la sacristie est agrandie en lui ajoutant un étage.

Architecture L’église est construite en retrait de la rue, dont elle est séparée par le presbytère, et entourée du cimetière paroissial. L’accès se fait par une tour-porche construite en moyen appareil de grès rose, prolongée à l’Ouest par une nef rectangulaire à vaisseau unique, bâtie en moellons enduits. La nef est elle-même prolongée à l’Ouest par un petit chœur, auquel est accolée au sud une sacristie quadrangulaire se développant sur deux niveaux.

Mobilier Une partie du mobilier provient du prieuré de Lièpvre. C’est le cas notamment de la dalle funéraire des seigneurs d’Échery. Installée à l’origine dans le bras nord du transept de l’église du prieuré, elle est récupérée dans les ruines en 1790 et sert alors de table d’autel dans l’église paroissiale jusqu’en 1842, avant d’être déplacée dans le cimetière puis ramenée à nouveau dans l’église en 1998. Une frise décorative provenant de cette église a également été intégrée dans le mur ouest de la sacristie dans la deuxième moitié du .

Les fonts baptismaux sont un objet composite alliant un pied composé de deux chapiteaux romans, une cuve en grès datant peut-être du et un couvercle en chêne de la fin du ou peut-être du début du . Les chapiteaux proviennent de l’église du prieuré de Lièpvre et leur proximité avec ceux de l’église Sainte-Foy de Sélestat indique une réalisation en 1150 et 1170.

L’orgue de tribune est construit en 1830 par Théodore Sauer. Il est restauré par Joseph Rinckenbach en 1875, puis par Émile Wetzel en 1888. Il est entièrement reconstruit en 1899 par H. Voit et fils, qui ne conserve que le buffet et le dote du transmission pneumatique. L’instrument n’est plus fonctionnel de à . Sa restauration est effectuée par Pierre Pfister, qui remplace une grande partie des jeux et tuyaux, tout en passant à une traction mécanique suspendue.

L’une des cloches est classée monument historique depuis 1992. Baptisée Marie et d’un diamètre de pour , elle date de 1542 et est attribuée à un fondeur de la famille de Jean Lambert. Elle est décorée d’un Calvaire, de saint Georges terrassant le dragon et d’une Vierge à l’Enfant.

Chapelle-ossuaire Une chapelle-ossuaire est implantée dans le cimetière au Nord-Est de l’église. L’édifice est probablement construit au . Après la reconstruction de l’église en 1752, la chapelle est considérée comme étant trop près de celle-ci. Elle est alors démolie et reconstruite à son emplacement actuel en réutilisant les matériaux. Certains éléments, notamment la porte et les baies, proviennent du prieuré, sans qu’il soit possible de savoir s’ils ont été intégrés en 1754 ou dès le , le prieuré étant déjà à l’abandon à cette époque. L’ossuaire a été vidé par la suite et la chapelle sert d’entrepôt.

Références

Annexes Bibliographie

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Articles connexes Prieuré de Lièpvre Liste des églises du Haut-Rhin

Liens externes

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