Edmond Dosse, né le à Embrun et mort le à Annecy, est un général de l'Armée de terre française pendant la guerre du Rif et la Seconde Guerre mondiale. Il est à l'origine du renouveau des troupes de montagne françaises dans l'entre-deux-guerres.
Carrière militaire
Formation et Première Guerre mondiale gauche|vignette|Le colonel Dosse (à droite) avec les généraux de Lobit, Guillaumat et Henrys en Macédoine en mai 1918.
Edmond Louis Dosse nait le à Embrun (Hautes-Alpes).
Entré à l'École spéciale militaire de Saint-Cyr en 1873 et sorti deux plus tard, il combat pendant la Première Guerre mondiale, d'abord comme officier d'état-major. Blessé le lors d'une mission dans les tranchées, il est fait de chevalier de la Légion d'honneur le . Lieutenant-colonel en 1916, il reçoit le commandement du RI et est cité à l'ordre du corps d'armée.
Envoyé comme sous-chef d'état-major de l'armée française d'Orient, il y est deux fois cité, à l'ordre de l'armée et du corps d'armée. Il est nommé colonel en .
Théâtres d'opérations extérieures Après un temps de commandement au RI, il rejoint d' à la mission française dans les pays baltes sous le commandement du général Niessel. Le colonel Dosse est cité à l'ordre de l'armée (et décoré de la croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs) pour les risques qu'il a pris personnellement pour parvenir au respect du cessez-le-feu dans le contexte de la guerre d'indépendance de la Lettonie.
Nommé commandant par intérim l'infanterie de la DI en , il est envoyé au Maroc pendant la guerre du Rif. Il y reçoit quatre citations pour ses actions jusqu'en 1926. Pendant ce conflit, il est d'abord mis à la tête de de la . Nommé général de brigade en , il reçoit le commandement de la DI puis de la marocaine de marche.
Développement des troupes de montagne Après un passage au centre des hautes études militaires, il reçoit le le commandement de la d'infanterie ( d'infanterie) puis en celui du centre d'études de montagne d'Annecy. Il est promu général de division le et garde son poste.
vignette|Le général Dosse (bras levé) lors de manœuvres militaires en montagne autour de Modane début septembre 1930.
En , il reçoit le commandement de la d'infanterie.
En , il est nommé à la tête de la militaire (Perpignan). Il y transforme plusieurs troupes de cette région, dont la d'infanterie, en unités de montagne ( des Pyrénées). Dès , il reçoit le commandement de la militaire (Lyon) et est nommé gouverneur militaire de Lyon.
Le , il est nommé membre du conseil supérieur de la guerre sur proposition du ministre de la guerre Jean Fabry, en remplacement du général Niessel. Il conserve son commandement à Lyon jusqu'à la nomination de son successeur le . Le général Dosse prend pendant trois ans la responsabilité d'inspecteur général du perfectionnement des cadres de réserve et de la préparation militaire supérieure. Atteint par la limite d'âge le , il quitte alors le conseil supérieur de la guerre et est remplacé par le général Giraud.
Fin de carrière Le général Dosse est rappelé à l'activité du au , comme inspecteur des troupes de l'Intérieur. Sa femme est tuée le en sortant de leur propriété de Veyrier-du-Lac, percutée par un automobiliste.
Le général Dosse meurt le à l'hôpital d'Annecy après une congestion cérébrale. Ses obsèques sont célébrées à Annecy le par l'évêque d'Annecy Auguste Cesbron et il est inhumé le lendemain au cimetière Saint-Louis de Versailles.
Engagements montagnards Le général Dosse a toujours été proche du monde de la montagne. Il organise des concours de ski à Chamonix dès 1908, à Cauterets en 1910 puis au Lioran. À l'hiver 1920-1921, il fait rouvrir l'école de ski militaire de Briançon fermée par la Grande Guerre.
Longtemps vice-président de la fédération française de ski, il est à partir de 1929 jusqu'en 1934 vice-président du club alpin français.
Dans l'Armée, après avoir créé les sections d'éclaireurs-skieurs en 1930, il est à l'origine en 1932 de la création de l'école de haute montagne à Chamonix.
Le général René Madelin n'hésite pas à le qualifier en 1935 de . Par sa réorganisation des troupes de montagne à partir de 1927, il est également considéré comme l'initiateur de l'armée des Alpes, qui stoppa l'attaque italienne en .
Décorations Françaises , remis le 14 juillet 1935 par le général Debeney
Médaille de vermeil des épidémies
Étrangères , 3e classe
Ruban commémoratif italien Officier de l'ordre du Rédempteur avec glaives, 4e classe , 3e classe
Références
Liens externes
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