Le tombeau de saint Gurloës (ou saint Urlou) est situé dans la crypte de l'église abbatiale de Sainte-Croix, dans la ville de Quimperlé, dans le Finistère. Il est situé au côté du tombeau de l'abbé Henry de Lespervez.

Description du tombeau

Le socle Le saint repose sur un massif de maçonnerie qui est recouvert d'un enduit. On y voit quelques fragilités, comme une large fracture de part en part et pas mal de traces d'usures. Ce socle est principalement composé de pierres horizontales entre lesquelles une interstice laisse apercevoir une pièce de bois vermoulue qui pourrait être un fragment du sarcophage primitif. Ce passage en arc de cercle daterait probablement du , soit lors de l'élévation des reliques.

alt=|centré|vignette|512x512px|Gisant de saint Gurloës.

Un tombeau antérieur ? Il est fort probable qu'un tombeau existait dès la fin du , à la mort de saint Gurloës, mais il n'en reste aucune trace aujourd'hui.

Le gisant vignette|433x433px|Le gisant de saint Gurloës dans la crypte de l'église abbatiale de Quimperlé. Le gisant est réalisé en pierre calcaire et en granite. Il est allongée dans une grande cuvette rectangulaire. La bordure de celle-ci est peu épaisse et présente une large cassure sur la longueur du côté droit. Cet ensemble sculptural présente de nombreuses mutilations et dégradations.

Le saint est vêtu d'une chasuble. Dans sa main gauche, il tient un livre. Dans sa main droite, il tient une crosse épiscopale, plutôt abîmée. Sa tête, reposant sur un coussin, présente de nombreuses traces d'usures. Ses pieds s'appuient sur un dragon.

Popularité du saint Les dégradations, notamment les graffitis qui couvrent la sculpture, essentiellement des noms, reflètent la vénération populaire dont saint Gurloës fut l'objet. En effet, à l’instar d’autres saints bretons, ce personnage a été très vite considéré comme un saint guérisseur, en l’occurrence pour les céphalées ou la goutte. Il a donné lieu à un pèlerinage, encore attesté au , et comme pour d’autres saints, le pèlerin devait honorer saint Gurloës en utilisant le passage qui traverse le socle pour soulager ses maux, une tradition qui est parfois encore aujourd’hui pratiquée.

Les pèlerins en témoignage d'humilité se glissaient sous le gisant, à travers un passage dans un massif primitif qui daterait du , soit lors de l'élévation des reliques. Cette pratique a perduré jusqu'au . La cavité située sous la tête du gisant aurait par la suite concerné les personnes affectées de maux de tête et de folie.

Postérité du tombeau Le tombeau, en tant que partie intégrante de l'abbaye Sainte-Croix de Quimperlé, est classé monument historique par la liste de 1840.

Ce tombeau apparaît dans un album de quinze panneaux de bois de Pallier et Magdeleine Nouvel, datant de 1946.

Notes et références

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