Ángel Hugo Blanco Galdós (, Cuzco – , Uppsala) est un homme politique péruvien, dirigeant de la et membre de la Quatrième Internationale - Secrétariat unifié. Biographie Hugo Blanco nait le en zone rurale, d’un père avocat et d’une mère petite propriétaire terrienne.. Ses frères ainés militent à l'Alliance populaire révolutionnaire américaine et doivent s'exiler. En 1954, il part faire des études d’agronomie en Argentine, où il se rapproche des milieux trotskistes. Pour militer, il arrête ses études et « s’établit » dans l’une des grandes usines frigorifiques de conditionnement de viande de la banlieue de La Plata, à Berisso, mais dès que la situation politique au Pérou le permet, il choisit de retourner à Lima, pour aider à la reconstruction du .

Lorsque des foyers de révolte paysanne éclatent dans le sud-est du pays, Hugo Blanco s’y rend et intègre le syndicat des paysans de Chaupimayo, dans la province de La Convención, qui sera le foyer de la contestation. En 1962, il devient secrétaire général de la fédération des travailleurs paysans du département. Une grève dure se déclenche. Au départ, la révolte vise à dénoncer les abus des grands propriétaire terriens,puis elle se concentre sur la « prise des terres ».

Hugo Blanco est désigné pour organiser l’autodéfense armée contre la répression du gouvernement militaire. Lors d’une prise d’armes dans un commissariat, il évite une balle de peu et tue un policier. Il est fait prisonnier en . Jugé pour homicide, il évite la peine de mort grâce à une campagne internationale, à laquelle participent Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre. En Europe, on le baptise « le Che Guevara péruvien ».

Hugo Blanco est condamné à vingt-cinq ans de prison, il en fera sept. «Cette révolte nous a coûté des prisonniers, des morts, mais nous avons réussi à faire en sorte que la terre appartienne à ceux qui la travaillent »,se réjouissait-il. Le gouvernement de Fernando Belaunde Terry (1963-1968) proclame une première réforme agraire, jugée timide. La suivante, plus radicale, sera actée en 1969 sous le gouvernement militaire de gauche de Juan Velasco Alvarado (1968-1975), avec qui Hugo Blanco garde ses distances. Il bénéficie finalement d’une loi d’amnistie et est exilé dans plusieurs pays, dont le Chili, ou il milite au sein des Cordons industriels.

Lorsqu’il rentre au Pérou à la fin des années 1970, Hugo Blanco est un leader reconnu et respecté. A son arrivée à Lima, une gigantesque foule l’attend et l’acclame. Du jamais-vu pour un leader paysan. Il devient député de l’ entre 1978 et 1980, puis sénateur du , avant de prendre ses distances avec les partis politiques. Hugo Blanco perd son siège de sénateur en 1992 à la suite du coup d’État organisé par Alberto Fujimori pour se succéder à lui-même..

Blanco est donc de nouveau contraint de s'exiler, cette fois au Mexique, où il a rejoint l'Armée zapatiste de libération nationale en 1994. Il revient au Pérou fin 1997 et s’installe définitivement à Cuzco, où il collabore avec la Fédération départementale paysanne de Cuzco, qui l’élit président d’honneur. En novembre 2006, il lance depuis cette ville le mensuel Lucha Indígena.

Notes et références

Catégorie:Trotskiste Catégorie:Syndicaliste agricole Catégorie:Écologiste péruvien Catégorie:Syndicaliste péruvien Catégorie:Personnalité politique péruvienne