Émile Krantz, né le à Nancy où il est mort le , est un professeur et dramaturge français.

Biographie Fils d’un bijoutier de la rue des Dominicains, Émile Krantz, accomplit de brillantes études au lycée de Nancy.. Étudiant à l'École normale supérieure de Paris de 1873 à 1876, il en sort troisième en 1877. Agrégé de philosophie en 1877, il revient, dès , à Nancy, pour occuper la chaire de maître de conférences de littérature française, à la Faculté des lettres. Féru d’art, il a encouragé les débuts des peintres , pour qui il faisait un cours d’histoire de l’art à l'École des beaux-arts de Nancy, à partir de 1881..

En juin 1882, il est docteur ès lettres en Sorbonne, après avoir présenté une thèse en latin sur l’amitié chez Aristote et une thèse sur l’Esthétique de Descartes. Quoiqu’il n’existe pas, à proprement parler, d’esthétique de Descartes, en tant que doctrine énoncée par le maitre ou développée par ses disciples., cette thèse, qui a été récompensée par un prix Montyon de l’Académie française en 1883, étudie les rapports entre la philosophie cartésienne et la littérature classique du ..

Le , il est désigné comme maitre de conférences de littérature française à l’Université et chargé de cours, en remplacement de ., à l'université de Nancy, où il enseigne notamment un cours intitulé « l’Évolution du Théâtre en France ; la Comédie et le drame au »., ainsi que la poésie d’Alfred de Musset, les théâtres de Beaumarchais, d’Émile Augier, d’Alexandre Dumas fils, et surtout de Molière. Un an plus tard, il succède à Benoît, comme professeur titulaire.

En 1890, nommé doyen de la Faculté des Lettres, puis doyen honoraire, en 1902, il a formé au culte des belles-lettres de nombreuses générations, au nombre desquels on compte Émile Moselly, Louis Madelin, René Perrout ou Charles Guérin.

Admis à la retraite en 1919, il a rédigé la préface des Charmeurs de nuages et de la Bonne Déesse de Pierre Weiss et d’Au Chant du grillon de René d'Avril. Il a également donné, avec Louis Ganderax, une pièce en trois actes, intitulée Miss Fanfare, au Gymnase dramatique, le .En 1885, il adhère à la Société des auteurs et compositeurs dramatiques..

Très attaché à sa ville, il avait néanmoins dû fuir, avec sa famille, les bombardements de Nancy, en 1917, pour aller habiter Autun, place des Marbres, où il a séjourné jusqu’à la fin de la guerre..

À l’issue de ses obsèques, le , en la cathédrale de Nancy, il a été inhumé au cimetière de Préville, où son successeur au décanat, Bertrand Auerbach, lui a rendu hommage. Il était le cousin de son homonyme, ancien ministre de la Guerre, Émile Krantz..

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Notes et références

Notes

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