vignette|La transition écologique passe notamment par la formation et les métiers de l'environnement. Courbe de l'emploi dans le domaine des éco-activités (en France, d'après le SOeS)Cité par le ministère de l'Environnement (2015) : Stratégie nationale de transition écologique vers un développement durable (SNTEDD) , 138 pages ; et résumé , ..
En 2025, la Cour des comptes publie son premier rapport annuel sur la transition écologique, publié après que .. Elle y reconnait que les politiques engagées ont des effets positifs, mais , comme en témoigne le ralentissement de la baisse des émissions de gaz à effet de serre, compromettant les objectifs de réduction de 55 % d'ici 2030 et de neutralité carbone en 2050, et qu'.
Le rapport juge les résultats de la France face aux enjeux climat-environnement. La cour appelle à une action gouvernementale pour combler les retards accumulés et anticiper la hausse des coûts liés à l'inaction. Face à l'accélération du réchauffement, l'effondrement de la biodiversité et les pollutions, la cour recommande de renforcer la Stratégie nationale bas carbone (SNBC) par des objectifs sectoriels clairs, de consolider le secrétariat général à la Planification écologique (SGPE), jugé , et de mieux articuler les politiques climatiques avec les finances publiques, notamment via la Stratégie pluriannuelle des financements de la transition écologique (Spafte), dont la transmission annuelle au Parlement avant la procédure budgétaire est préconisée.
La cour rappelle que le coût de la transition est , laquelle pourrait entraîner une perte de 11,4 % du PIB d'ici 2050 selon la Banque de France. Les besoins annuels de financement pour la transition écologique sont deux fois supérieurs aux ressources actuellement mobilisées et appellent une implication accrue du secteur privé.
Exemple du coût de l'inaction, la hausse des prix des hydrocarbures entre 2022 et 2024 a majoré de d'euros nets par an la facture française d'importation d'énergie, et a conduit l'État à dépenser d'euros pour financer un bouclier tarifaire sur les énergies fossiles. Ces sommes considérables n'ont produit aucun effet durable. À titre de comparaison, le soutien public à l'installation d'énergies renouvelables sur la période 2018-2023 a coûté un montant équivalent, mais il a permis de mettre en place supplémentaires, soit la moitié de la puissance totale installée depuis 2000 en éolien et solaire.
Transition énergétique
Après la première et la seconde révolution industrielle, respectivement fondées en grande partie sur l'exploitation des ressources naturelles (sols, poissons, forêts, charbon puis pétrole qui ont été largement surexploités et/ou ont posé des problèmes de pollution et de dérèglement climatique), .. En 2013, un groupe d'experts a proposé comme définition de la transition énergétique : , et identifie de nombreux enjeux (mix énergétique, politique industrielle, compétitivité et emplois, maîtrise de la demande en énergie, consommation des ménages, justice sociale et précarité, questions climat-énergie sûreté, impacts environnementaux et sanitaires, sécurité d'approvisionnement et balance commerciale, prix, coût, fiscalité et financement, cohérence macro-économique, gouvernance)Présentation synthétisant un rapport du groupe d'experts sur la transition énergétique : .
Transition écologique
Lors de la Conférence environnementale sur le développement durable des 14 et 15 septembre 2012, le gouvernement français a décidé d'établir une « feuille de route » sur la transition écologique. Pour cela, cinq tables rondes ont été organisées ayant pour thèmes la transition énergétique, la biodiversité, les risques sanitaires, la fiscalité écologique et la gouvernance environnementale. La majorité des actions de transition écologique se prépare et se met en place au niveau local, par exemple au moyen de projections de films, de rencontres et de création de groupes, y compris dans le monde des entreprises« La transition écologique pousse les entreprises à des alliances inédites », La tribune, 12 février 2013.. En , le Conseil national du débat adopte un document portant , organisé autour de majeurs associés au Débat national sur la transition énergétique, publié le ..
Des moyens substantiels sont nécessaires pour financer la transition écologique. En , le rapport Pisani-Ferry-Mahfouz, élaboré pour France Stratégie, préconisait d'y engager 25 à d'euros supplémentaires de dépenses publiques, chaque année, de la part de l'État et des collectivités.. En 2024, l'Institut de l'économie pour le climat (I4CE), de son côté, avançait plutôt une fourchette entre 39 et (dont entre 18 et pour l'État)..
Conseil national de la transition écologique
Le Conseil national de la transition écologique (CNTE), créé en , a par exemple donné son avis sur le « projet de loi relative à la biodiversité » qui vise à mieux intégrer dans le droit français certaines obligations internationales découlant de la convention sur la diversité biologique (CBD) ou du Protocole de Nagoya, du droit européen de l'environnement, dont la directive cadre stratégie pour le milieu marin (DCSMM), ou encore la Stratégie nationale pour la biodiversité (SNB). Ce projet prévoit notamment d'introduire en France le principe de « solidarité écologique » et une Agence française pour la biodiversité.
Le ministère chargé de l'écologie et du développement durable a lancé en une consultation citoyenne et publique ( - La stratégie nationale de transition écologique vers un développement durable 2014-2020, Consultation publique, le .) sur l'avant-projet de ; une version de la SNTEDD, enrichie des résultats de cette consultation sera soumise au Conseil national de la transition écologique (CNTE) qui donnera son avis sur ce projet. Cette SNTEDD sera ensuite soumise à approbation au « Comité interministériel au développement durable » et succédera à la Stratégie nationale de développement durable 2010-2013. Le projet de stratégie propose pour la période 2014-2020 . Des indicateurs appropriés sont à l'étude en 2014
Un volet important de cette transition est la transition énergétique ; Les premiers éléments du projet de loi sur la transition énergétique ont été transmis à la commission spécialisée du débat national en , il s'agit de sept documents de travail (non validés par l'Exécutif) relatifs au soutien des EnR et au nucléaire ou relatifs aux émissions de Quel soutien pour les EnR dans la loi de transition énergétique ?, Batiactu, le .. Un pourrait soutenir l'électricité verte en avec les aides par un tarifs d'achat soutenu ; par ailleurs un organisme indépendant d'EDF pourrait devenir opérateur spécialisé de l'achat d'électricité renouvelable. Des budgets carbone (plafonds d'émissions à ne pas dépasser) pourraient être fixés et révisés à la baisse tous les cinq ans. Selon l'AFP, ces sept documents n'évoquent pas l'objectif précédemment affiché de 50 % de production d'électricité nucléaire en 2025, ni les moyens d'y parvenir, mais le dispositif actuel de mise à l'arrêt définitif et de démantèlement des installations nucléaires devrait être « intégralement » modifié.
Avant-projet de stratégie nationale (soumis à consultation en mars 2014)
Une consultation citoyenne et publique a été lancée par le ministère chargé de l'écologie et du développement durable en ( - )) sur l'avant-projet de ;
une version de la SNTEDD, enrichie des résultats de cette consultation sera ensuite soumise au Conseil national de la transition écologique (CNTE) qui donnera son avis sur ce projet. Cette SNTEDD sera ensuite soumise à approbation au Comité interministériel au développement durable et succédera à la Stratégie nationale de développement durable pour 2010-2013.
L'avant-projet () de la stratégie est construit selon 9 axes transversaux, subdivisés en priorités :
Axe 1 : Développer des territoires durables et résilients, en ayant pour priorités de ; Axe 2 : S'engager dans l'économie circulaire et sobre en carbone, en ayant pour priorités : ; Axe 3 : Prévenir et réduire les inégalités environnementales, sociales et territoriales, en ayant pour priorités : ; Axe 4 : Inventer de nouveaux modèles économiques et financiers, en ayant pour priorités : ; Axe 5 : Accompagner la mutation écologique des activités économiques, en ayant pour priorités ; Axe 6 : Orienter la production de connaissances, la recherche et l'innovation vers la transition écologique, en ayant pour priorités : ; Axe 7 : Éduquer, former et sensibiliser pour la transition écologique, en ayant pour priorités : ; Axe 8 : Mobiliser les acteurs à toutes les échelles, en ayant pour priorités : ; Axe 9 : Promouvoir le développement aux niveaux européens et international, en ayant pour priorités : .
Stratégie nationale de transition écologique vers un développement durable
La Stratégie nationale de transition écologique vers un développement durable (SNTEDD), publiée par le Commissariat général au développement durable (CGDD) le , a été élaborée au sein du Conseil national de la transition écologique (CNTE) puis adoptée en conseil des ministres (le )Ministère de l'environnement, Stratégie nationale de transition écologique vers un développement durable], SNTEDD, 2015, 138 pages (lire en ligne et résumé )..
Organisée autour de quatre enjeux (changement climatique, biodiversité, raréfaction des ressources, risques sanitaires et environnementaux), elle vaut pour la période 2015-2020. Elle doit se traduire dans les grands documents et plans structurant l'action publique territoriale (dont dans les contrats de plan État-région). Elle reprend les stratégies préexistantes sur la biodiversité, l'adaptation au changement climatique, le risque inondation, santé-environnement, la stratégie bas-carbone et se décline ainsi en neuf axes transversaux (voir ci-dessus), regroupés en trois thèmes : définir une vision à horizon 2020 ; transformer le modèle économique et social pour une croissance verte ; favoriser l'appropriation de la transition écologique par tous.
Un rapport annuel sur son application sera soumis au Parlement chaque année (comprenant de suivi).
Le , la Première ministre Élisabeth Borne présente au Conseil national de la transition écologique le projet élaboré par le Secrétariat général à la Planification écologique (SGPE) pour l'étape 2023-2030 de la transition écologique. Ce projet répertorie les leviers susceptibles d'aboutir à une réduction des gaz à effet de serre « domestiques » de la France à (millions de tonnes) équivalent en 2030 (hors puits de carbone), soit de moins qu'en 2022, ce qui constitue une forte accélération du rythme de baisse : la France doit réaliser en huit ans la même réduction d'émissions qu'au cours des trente années passées (1990-2022)Élisabeth Borne dévoile les pistes du gouvernement pour la transition écologique, Les Échos, 23 mai 2023.. Les transports, l'industrie et le bâtiment concentreront deux tiers de l'effort nécessaire pour y parvenir. Le secteur des transports, responsable de 32 % des émissions de gaz à effet de serre domestiques de la France ( équivalent ), fournira 27 % de l'effort de décarbonation à horizon 2030 : équivalent , par une réduction sensible de l'usage de la voiture particulière, par le transfert vers la voiture électrique (), par la sobriété liée au télétravail (), le report modal vers le train ou le vélo (), le covoiturage (), le recours au fret ferroviaire ou fluvial pour les marchandises ().