Le Regiment of Life Guards est un régiment de cavalerie et de garde de la British Army, membre de la Household Cavalry, chargé de la protection rapprochée du souverain britannique et des missions cérémonielles de la Couronne.
Le régiment est créé en 1788 dans le cadre d'une réforme militaire majeure, par la fusion du Troop of Horse Guards ainsi que de la Troop of Horse Grenadier Guards, deux unités d'élite fondées sous les règnes de Charles et Jacques . Cette restructuration vise à moderniser l'armée britannique après les revers de la guerre d'indépendance américaine et à créer des régiments réguliers plus efficaces.
Après plus d'un siècle de services distingués incluant les guerres napoléoniennes et la Première Guerre mondiale, le Regiment of Life Guards fusionne avec le Regiment of Life Guards (également créé en 1788) pour former les Life Guards le . Cette unité, toujours active, perpétue les traditions et l'héritage des deux régiments historiques de Life Guards.
Histoire gauche|vignette|Insigne de casquette du régiment (avec le monogramme royal de George V. Le régiment est formé en 1788 par l'union de la Troop of Horse Guards ainsi que de la Troop of Horse Grenadier Guards. Il combat lors de la guerre d'indépendance espagnole, sous l'ordre du Major général Charles Barton, ainsi qu'à Waterloo.
Waterloo En 1815, le régiment est envoyé dans le gouvernement de Belgique du royaume uni des Pays-Bas pour faire face au retour de lors des Cent-Jours... Il participe à la bataille de Waterloo. La cavalerie coalisée anglo-hollandaise est alors dirigée par Henry William Paget, comte d’Uxbridge, Le régiment fait partie de la première brigade de cavalerie dirigée par Edward Somerset, en compagnie des Life Guards, 1st King's Dragoon Guards et Royal Horse Guards... À la bataille de Waterloo, le régiment est composé de deux escadrons, au total, , dont 16 officiers et de troupes, ce qui est deux fois moins que le 1st King's Dragoon Guards. À titre de comparaison, à Waterloo, les dragons de la Garde impériale ont un effectif de en quatre escadrons.... Les effectifs des gardes britanniques se rapprochent de ceux des dragons de ligne français. La brigade Somerset se trouve derrière les lignes alliées, derrière la ferme de la Haie Sainte. Le régiment est commandé par le lieutenant-colonel Edward P. Lygon. Après midi, les Français du maréchal Ney, de la brigade du général de brigade Bourgeois de la division d'infanterie, composée du régiment d'infanterie et du régiment d'infanterie, mettent en difficulté les défenseurs de la ferme, prennent le potager de la Haie Sainte et sont sur le point de prendre la ferme stratégique au centre du champ de bataille. Le duc de Wellington fait alors envoyer des renforts, notamment de la King's German Legion et des Hanovriens, comme le bataillon de Lünebourg.. La brigade Hanovrienne et la brigade de la KGL arrivent à mettre en difficulté l'infanterie française, avec le soutien des défenseurs de la ferme. Cette réaction des alliés est stoppée par la charge de cuirassiers français. D'après Levavasseur, aide de camp du maréchal Ney, celui-ci avait prélevé un escadron dans plusieurs régiments de cuirassiers et formé une brigade de cavalerie lourde.. Après que l'infanterie française ait été repoussée, en particulier par les Hanovriens, Ney ordonne que les cuirassiers chargent. Le colonel Crabet commande la charge, avec Gourgaud et Levavasseur. Le major Baring ordonne à ses hommes du Light Battalion KGL de se replier dans les granges de la Haie Sainte. Le bataillon de Lünebourg n'a pas le temps de se mettre à l'abri et s'enfuit, leur colonel, Klencke, est blessé. Ils se font tailler en pièces par les Français. Les cuirassiers poussent leur avantage, et attaquent les canons de la batterie ; Hew Ross et les servants cherchent refuge dans le chemin creux, aujourd'hui disparu. Vers , Uxbridge aperçoit une forte colonne de cavalerie française composée de cuirassiers et de carabiniers ; il décide de leur opposer la brigade Somerset et charge à leur tête entre la route et l'actuelle butte du Lion (qui n'existait pas alors). Les lignes de bataille n'étant pas totalement droites, les combats entre les deux cavaleries commencent à la gauche française vers la butte du Lion actuelle. Les cuirassiers de la droite française sont arrivés sur le chemin creux (cet événement fut d'ailleurs repris par Victor Hugo dans Les Misérables). Cela les a désorientés, ils ont dû prendre la direction du carrefour de la chaussée de Charleroi, poursuivis par le Life Guards. Un corps à corps s'est ensuivi qui a tourné en faveur des Français. Le lieutenant-colonel Robert Wallace, alors capitaine au King's Dragoon Guards, a écrit que beaucoup de cavaliers britanniques ont été gravement blessés, en particulier au visage, dans les combats contre les Français. Les cavaliers français se retirent, la brigade Somerset les poursuit, et deviennent la cible des fantassins français de Quiot du Passage. Le King's Dragoon Guards, comme le Life Guard's, subit de lourdes pertes ; Somerset l'écrit dans son rapport à Wellington, qu'il dut faire après la blessure d'Uxbridge, qui perdit une jambe. Il mit en avant le colonel Fuller et le major Graham qui .
En 1877, il est renommé 2nd Life Guards et contribue au Household Cavalry Composite Regiment lors de la guerre anglo-égyptienne, de la seconde guerre des Boers, ainsi que lors de la première guerre mondiale d'août à . De 1916 à 1918, le Reserve Regiment participe au Household Battalion. En 1918, le régiment a été converti en bataillon, le Guards Machine Gun Regiment. Il est reconstitué en 1919 et fusionne avec le 1st Regiment of Life Guards en 1922 afin de former le régiment des Life Guards.
Honneurs de bataille Les honneurs de bataille du régiment sont : Premières guerres : Dettingen, Indépendance espagnole, Waterloo, Tel-el-Kebir, Égypte, Siège de Kimberley, Paardeberg, Afrique du Sud vignette|Un capitaine du régiment en 1879La Grande Guerre : Mons, Le Cateau, Grande Retraite, Marne, Aisne, Messines, Armentières, première bataille d'Ypres, Bataille d'Ypres (1915), Passchendaele, Somme, Somme (1918), Albert, Arras, Broodseinde, Poelcappelle, Offensive des Cent-Jours, Épehy, Bataille de la ligne Hindenburg, Cambrai, Selle, Front de l'Ouest
Colonels-en-Chef Les Colonels-en-Chef du régiment sont : 1815–1830 : George 1831–1837 : Guillaume 1880–1910 : Édouard 1910–1922 : George
Colonels du régiment Les colonels du régiment sont : 1788–1797 : Maréchal Jeffery Amherst (Ordre du Bain) 1797–1843 : Général William Cathcart (Ordre du Chardon) (Conseil privé du Royaume-Uni) 1843–1854 : Général Charles Vane (Ordre de la Jarretière) (Ordre du Bain) (Ordre royal des Guelfes) (Conseil privé du Royaume-Uni) 1854–1863 : Maréchal John Colborne (Ordre du Bain) (Ordre de Saint-Michel et Saint-Georges) (Ordre royal des Guelfes) 1863 : Général Henry Lygon (Deputy Lieutenant) 1863–1876 : Maréchal George Hay (Ordre du Chardon) (Ordre du Bain) 1876–1890 : Général George Upton (Ordre du Bain) 1890–1900 : Général Richard Curzon-Howe (Ordre royal de Victoria) (Ordre du Bain) 1900–1905 : Général Frederic Augustus Thesiger (Ordre du Bain) (Ordre royal de Victoria) 1905–1907 : Maréchal Francis Grenfell (Ordre du Bain) (Ordre de Saint-Michel et Saint-Georges) 1907–1919 : Lieutenant-général Douglas Cochrane (Ordre du Bain) (Ordre royal de Victoria) 1919–1922 : Major général Cecil Edward Bingham (Ordre royal de Victoria) (Ordre de Saint-Michel et Saint-Georges) (Ordre du Bain)
Articles connexes
Life Guards
Références
Catégorie:Unité ou formation militaire créée en 1788 Catégorie:Unité ou formation militaire dissoute en 1922