La Symphonie dite d'Elsa Barraine est une symphonie composée en 1938.
Contexte En 1929, la compositrice Elsa Barraine obtient grâce à sa cantate La vierge guerrière, qui relate la vie de Jeanne d'Arc, le Premier Grand Prix de Rome en composition musicale. Elle devient la quatrième femme à remporter le prix après Lili Boulanger en 1913, Marguerite Canal en 1920 et Jeanne Leleu en 1923. Barraine avait déjà obtenu très jeune les premiers Prix d'harmonie, de contrepoint, de fugue et d'accompagnement au piano au Conservatoire de Paris avant de se former à la composition auprès de Paul Dukas.
Au cours de ses années d'études à la Villa Médicis, la jeune femme est témoin de la montée du fascisme en Italie sous Mussolini. Elle compose en 1931 sa Symphonie . A la suite de l'antisémitisme montant en France et surtout en Allemagne sous le régime d'Adolf Hitler, elle compose la pièce symphonique Pogromes d'après un poème d'André Spire. Il s'agit également de la première œuvres de la compositrice à contenir un message politique.
En 1938, à la suite des accords de Munich, elle adhère au Parti communiste français. La situation politique en Europe ne lui présage rien de bon et sentant une guerre imminente elle décide de composer sa Symphonie « Voïna » (qui signifie en russe) en trois mouvements. Cette pièce est considérée comme .
Instrumentation Elle est écrite pour orchestre symphonique : Instrumentation de la d'Elsa BarraineBois2 flûtes (dont une piccolo), 2 hautbois,2 clarinettes, 2 bassonsCuivres4 cors, 3 trompettes, 3 trombones, 1 tubaPercussionstimbales, grosse caisse, cymbales, tambours, glockenspielCordespremiers violons, seconds violons, altos, violoncelles, contrebasses, harpe
Structure La Symphonie, d'une durée moyenne d'exécution de dix-sept minutes et trente-sept secondes environ, est composée de trois mouvements :
Allegro vivace ; Marche funèbre ; Finale
Analyse L’œuvre est écrite dans un langage relativement tonal pour son époque. La Symphonie . Mais, comme beaucoup d’œuvres orchestrales françaises du milieu du XXe siècle, elle se caractérise par une fascination pour le timbre.
Du point de vue de l'orchestration, Elsa Barraine réalise une pièce extrêmement précise avec notamment . De plus, elle a la tendance à mettre en valeur les solos de bois, à diviser ses pupitres de cordes et à mettre les percussions au premier plan ce qui provoque un effet .
Le dernier mouvement de l’œuvre, , opte pour une forme rondo-sonate. Faisant référence aux formes traditionnelles classiques, que l'on peut retrouver dans des œuvres comme Pulcinella ou la Symphonie en ut d'Igor Stravinsky, mais avec une palette sonore qui a une .
Pour le musicographe et critique musical Jacques Bonnaure, la partition .
Commentant la symphonie, le musicien et compositeur Raffi Ourgandjian relève que .
Discographie Martelli - Milhaud - Barraine - Jolivet - Ravel, par l'Orchestre National de la RTF sous la direction de Jean Martinon, 2014. Barraine : Symphonies Nos. 1 & 2, par l'Orchestre symphonique de la WDR de Cologne sous la direction de Elena Schwarz, CPO 555 704-2, 2025 — Diapason d'or. 2026 : Elsa Barraine : Symphonies 1 & 2 , Song-Koï, Variations sur le Fleuve Rouge, Les Tziganes, par l'Orchestre national de France sous la direction de Cristian Măcelaru.
Références
Bibliographie
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