Juan Manuel Gárate Cepa (né le à Irun) est un coureur cycliste espagnol, professionnel entre 2000 et 2014. Bon grimpeur, il a notamment été champion d'Espagne en 2005 et a terminé à quatre reprises dans les dix premiers du Tour d'Italie, sa course favorite'Italy tastes like home' sur cyclingnews.com, 6 juin 2005, dont il a été le meilleur grimpeur et remporté une étape en 2006. Vainqueur d'une étape Tour de France 2009 et du Tour d'Espagne 2001, il a remporté une étape sur les trois grands tours. Il prend sa retraite à l'issue de la saison 2014Juan Manuel Garate annoncera sa retraite lundi su cyclismactu.fr.

Biographie 2000-2004 : Lampre, l'homme du Giro Juan Manuel Gárate fait ses débuts professionnels en 2000 dans l'équipe Lampre-Daikin.

Dès l'année suivante, il se révèle être un très bon spécialiste des courses par étapes. Lors du Tour d'Italie, très régulier en montagne, il obtient la vingtième place. En juin, il confirme sur le Tour de Suisse. Au cours de la , il accompagne les meilleurs dans l'ascension du Col du Saint-Gothard et, jouant le jeu d'équipe en faveur de Gilberto Simoni, attaque à plusieurs reprises, parvenant à décrocher Lance ArmstrongDouble success for Fassa Bortolo cyclingnews.com, 23 juin 2001. Il termine cinquième de l'étape, et s'empare de la sixième place du classement général, à 39 secondes de Wladimir Belli. Dans le décisif contre-la-montre en côte de Crans-Montana, il prend la treizième place, terminant septième de ce Tour de Suisse, à 3 minutes et 39 secondes d'Armstrong. En septembre, sur le Tour d'Espagne, il est rapidement distancé pour le classement général, mais en profite pour s'échapper sous une pluie diluvienne dans la Gárate makes the right moves in rain-sodden stage, cyclingnews.com, 22 septembre 2001. Il remporte ainsi à Vinaròs sa première victoire professionnelle face à son compatriote Juan Carlos Domínguez.

En 2002, Gárate confirme son talent au meilleur niveau. Après avoir remporté une étape du Tour du Trentin, il participe à nouveau au Tour d'Italie, où il est à la veille des étapes escarpées des Apennins, à 1 minute et 42 secondes du deuxième, Yaroslav Popovych. Il termine et des deux principales étapes de ce massif, et progresse à la à San Giacomo. du contre-la-montre de la le lendemain, il prouve qu'il est également un très bon rouleur. Il gagne les places une à une, et se trouve dixième à seulement 2 minutes et 17 secondes à la suite de l'exclusion de Francesco Casagrande, une semaine avant l'arrivée. Dans les Dolomites, il termine quatrième de la difficile étape de Corvara in Badia, accompagnant les favoris, et prend la septième place du classement, à seulement 1 min 28 s. Le lendemain, il termine troisième de la dernière grande étape de montagne, remportée par son coéquipier Pavel Tonkov. Profitant de l'effondrement du leader, Cadel Evans, Gárate prend la quatrième place, juste devant Tonkov. À la veille du contre-la-montre final, Gárate, qui n'a jamais faibli au cours de ce Giro, est encore en position de l'emporter, à 1 minute et 39 secondes de Paolo Savoldelli. Mais, neuvième de l'étape, il ne peut que préserver sa quatrième place, de loin sa meilleure jusqu'alors sur un grand tour. Moins en forme que l'année précédente sur le Tour de Suisse, il remporte tout de même la à Vevey grâce au déclassement de son compagnon d'échappée, Gianluca Bortolami, qui l'avait enfermé au cours du sprintGárate wins stage 7 after Bortolami declassed, cyclingnews.com, 25 juin 2002. En fin de saison, il participe au Tour d'Espagne, mais abandonne lors de la sans avoir pesé sur la course.

En 2003, Gárate réalise une moins bonne saison. Il est longuement blessé au genou en début de saison, et ne peut participer au Tour d'Italie. Sa participation au Tour d'Espagne est une nouvelle fois peu concluante.

En 2004, après avoir obtenu une treizième place au Tour du Pays basque et terminé vingtième de Liège-Bastogne-Liège, il retrouve le Tour d'Italie. Connaissant des fortunes diverses dans les étapes de moyenne montagne qui jalonnent la première partie de la course, Gárate est dix-septième à près de 3 minutes de Damiano Cunego à la veille du premier contre-la-montre, qui lui permet de remonter à la quatorzième place. Dans la , la première grande étape de montagne, il est à l'attaque dans le Col Furcia, à plus de 50km de l'arrivée, mais est repris, et débourse finalement plus de 3 minutesBreak on through to the other side, sur cyclingnews.com, 16 mai 2004. du classement général à 6 minutes de Cunego, Gárate a définitivement perdu le Giro. Malgré une très bonne dans l'étape alpestre de Bormio, à seulement 35s de CunegoCunego clearly consolidates Giro lead in Bormio sur cyclingnews.com, 28 mai 2004, il est à nouveau distancé dans le col du Mortirolo, et termine dixième du classement général final. En fin de saison, il participe à nouveau au Tour d'Espagne, avec un peu plus de réussite qu'auparavant, puisqu'il prend la , mais sans coup d'éclat. À la fin de la saison, il quitte la Lampre pour l'équipe Saunier Duval-Prodir.

2005 : Saunier Duval, le champion d'Espagne

Nouvelle équipe, le Saunier Duval-Prodir, mais programme similaire : Gárate court son quatrième Tour d'Italie en 2005, une course qui lui a toujours réussi. D'abord attentif, Gárate semple perdre rapidement toute chance de victoire. Il se fait piéger par des cassures dans les et , prend la du contre-la-montre à Florence, puis concède à nouveau plus de trois minutes sur les meilleurs à Zoldo Alto. Il est alors douzième du classement à presque 7 minutes, et semble avoir perdu toute chance de gagner le Giro. Néanmoins, le surlendemain, il se joint, avec deux coéquipiers dont Rubén Lobato, à l'échappée matinale de la , et est même maillot rose virtuel au cours de l'étapeIl Falco flies again: super Savoldelli soars to maglia rosa sur cyclingnews.com, 21 mai 2005. Cerné par les coureurs de l'équipe Selle Italia, il termine deuxième de l'étape derrière Iván Parra, et reprend plus de trois minutes aux premiers du classement. Il gagne ainsi 7 places et se retrouve cinquième à 2 min 39 s de Paolo Savoldelli, devancé seulement par Savoldelli, Ivan Basso, Danilo Di Luca et Gilberto Simoni. Le lendemain, malgré les efforts consentis, il parvient à suivre ses principaux adversaires et profite de la défaillance de Basso pour gagner encore une place au général. Dans la , qui mène au Col de Tende, Gárate offre à nouveau une résistance valeureuse, et prend la sixième place, mais est distancé dans l'ascension par José Rujano, qui le devance désormais au classementBasso is back sur cyclingnews.com, 26 mai 2006. Huitième du contre-la-montre de Turin, il reste cinquième, mais à 13 s seulement du podium à la veille de la dernière étape de montagne. Dans l'ascension vers Sestrières, il accompagne Savoldelli, mais ne peut le distancer, et prend la quatrième place derrière ses trois principaux adversaires, Simoni, Rujano et Di LucaCourage under fire: Savoldelli saves the day sur cyclingnews.com, 28 mai 2005. Gárate termine ainsi cinquième de ce Giro, laissant échapper une deuxième fois le podium. Un mois plus tard, Gárate remporte le titre de Champion d'Espagne sur route, sa quatrième victoire professionnelle. Fort de ce maillot de champion national, qu'il portera deux ans, à la suite de l'annulation du championnat l'année suivanteSpanish championships not ridden after rider protest sur cyclingnews.com, 26 juin 2006, il participe à son premier Tour de France, mais ne termine que .

2006-2008 : Quick Step, un palmarès plus diversifié En 2006, Gárate rejoint l'équipe Quick Step-Innergeticto Quick Step sur cyclingnews.com, 3 août 2005, avec laquelle il participe à son cinquième Tour d'Italie. Au cours de la première étape de moyenne montagne, il est longuement échappé, attaque ses compagnons de route à 20km du but, mais est rejoint avant l'arrivéeSuper solo win in Saltara for Verbrugghe sur cyclingnews.com, 13 mai 2006. Après ces efforts, il concède quatre minutes sur Ivan Basso le lendemain, puis encore plus de trois dans le contre-la-montre de Pontedera. A mi-Giro, Gárate est tout de même du classement général, mais ses performances ne s'améliorent pas dans les Alpes, dont il sort , à presque 20 minutes d'Ivan Basso. Il réalise alors une échappée de plus de 100km dans l'étape la plus difficile de ce Giro, dans les Dolomites. Distançant progressivement tous ses compagnons d'échappée, il l'emporte au col de San Pelegrino devant Jens Voigt, le coéquipier de Basso, qui lui laisse la victoireGárate plays his vertical karate sur cyclingnews.com, 26 mai 2006. Gárate remporte ainsi sa première étape sur le Giro, termine septième du classement général, pour la quatrième fois dans les dix premiers, et remporte surtout le classement de la montagne, non sans avoir été d'un concours précieux pour Paolo Bettini, vainqueur d'une étape et du classement par points. Un mois, plus tard, il termine de son deuxième Tour de France. À partir de 2007, Gárate change d'approche. Victime d'une chute sur le Tour de l'AlgarveGárate injured sur cyclingnews.com, 23 février 2007, il ne peut se concentrer sur le Tour d'Italie, et doit s'orienter vers le Tour de France. Il monte en puissance à partir du mois de juin, terminant du Tour de Suisse, puis cinquième du Championnat d'Espagne. À l'aise dans les premières étapes des Alpes, notamment septième au Grand-Bornand, il perd toute chance de bien figurer au classement général en perdant plus de 6 minutes dans la , puis 22 nouvelles dans la 14. Le lendemain, il est longuement dans la bonne échappée avant d'être distancé par Alexandre Vinokourov. Quatrième de l'étapeil est d'abord cinquième, mais le vainqueur, Alexandre Vinokourov, est déclassé pour dopage., il remonte progressivement au classement général, et termine vingtième.

Dans la foulée du Tour de France, il s'échappe dans la dernière ascension de la Classique de San Sebastian en compagnie de Leonardo Bertagnolli, et prend la deuxième place derrière son compagnon de route, sa meilleure performance sur une classique. Bertagnolli sera déclassé en 2012, mais Garate n'a pas officiellement récupéré la victoireL'Italien Leonardo Bertagnolli a été déclassé en 2014 de tous ses résultats obtenus entre 2003 et 2011. Si certains sites ont réattribué les places vacantes, l'UCI n'a cependant pas officiellement indiqué que c'était le cas. (Voir liste des sanctions). Enfin, pour la première fois depuis 3 ans, il participe au Tour d'Espagne, qu'il termine trentième.

En 2008, Gárate est en forme plus tôt. Après une bonne préparation sur le Tour d'Andalousie, il participe à Paris-Nice. Septième au sommet du mont Serein, il termine sixième de la course. Il s'illustre à nouveau en avril sur le Tour de Romandie où, fort de sa septième place dans la difficile , il termine septième du classement général. Après ces bons résultats, il renoue avec le Tour d'Italie, mais ne termine que au classement général ce qui est sa moins bonne performance sur cette course. C'est paradoxalement sur le Tour d'Espagne qu'il s'illustre pour la première fois depuis sa victoire d'étape, en 2001. Après un début de course décevant, il n'est pourtant que à plus de 29 minutes après le passage des Pyrénées et des Asturies. Comme il l'a fait à plusieurs reprises sur le Giro, il s'échappe alors dans la , mais ne prend que la troisième place, malgré son attaque à 15km de l'arrivéeGarcia Depana escapes to win sur cyclingnews.com, 15 septembre 2008. Grâce à cette échappée-fleuve, il termine quinzième de la Vuelta.

2009-2013 : Rabobank / Belkin

En 2009, Gárate rejoint l'équipe RabobankStamsnijder, Gárate to Rabobank in 2009 sur cyclingnews.com, 30 août 2008. Il s'illustre à nouveau sur Paris-Nice en participant à la bordure initiée par son équipe dans la Chavanel's big day sur cyclingnews.com, 10 mars 2008. Deuxième du classement général, il semble alors faire figure de favori, mais s'effondre dans la et ne termine que .