thumb|upright=1.75|Part en pourcentage de la production d'électricité dans l'Union européenne par source Une étude de Standard & Poor's Global Ratings (2019) estime que la transition énergétique pourrait entrainer une augmentation de 30 % en six ans des prix de l'électricité sur les marchés de gros en Europe, du fait surtout de la transition énergétique accélérée programmée par l'Allemagne. La production d'électricité issue du charbon et du lignite chutera de 60 % avant 2025 et la capacité des centrales nucléaires devrait baisser de 19 %. Les énergies renouvelables devraient, selon S&P, assurer 43 % des volumes produits en Europe en 2030. L'Allemagne devrait devenir importatrice d'électricité.
Une étude publiée le par le cabinet McKinsey passe en revue plusieurs centaines de leviers qui permettraient de réduire les émissions de gaz à effet de serre dans les secteurs les plus émetteurs : l'électricité, le bâtiment, l'industrie, les transports et l'agriculture. Elle conclut qu'il existe une voie rentable, tout en restant acceptable par la société, pour atteindre les objectifs proposés dans le Pacte vert pour l'Europe. L'éolien terrestre contribuerait pour 10 % à la réduction des émissions, le solaire pour 9 %, les voitures électriques pour 8 %, les pompes à chaleur pour 6 %, les camions électriques pour 6 % Les investissements nécessaires atteindraient par an jusqu'en 2050, dont par an d'investissements existants devraient être redirigés des technologies à forte intensité de carbone vers celles à faible intensité, et supplémentaires par an devraient être ajoutés, mais seraient compensés par des économies sur les dépenses de fonctionnement. Cette transition créerait d'emplois mais en supprimerait , dont plus de la moitié dans l'industrie.
Initiative « Énergie propre pour les îles » L'initiative européenne « Énergie propre pour les îles de l'UE » regroupe une trentaine d'îles : les six premières à publier, à l'été 2019, le calendrier de leur transition énergétique, sont Sifnos en Grèce, La Palma en Espagne, Culatra au Portugal, Salina en Italie, Cres-Losinj en Croatie et les îles d'Aran en Irlande. Vingt autres suivront en 2020, dont Marie-Galante (Antilles) et la Nouvelle-Calédonie. Leur électricité coûte cinq à six fois plus cher que sur le continent, ce qui peut rentabiliser les investissements dans les énergies renouvelables et dans les systèmes de stockage nécessaires pour compenser leur intermittence. À Porto Santo, petite île de l'archipel portugais de Madère, l'énergéticien de Madère expérimente l'utilisation des batteries de voitures électriques fournies par Renault ; les premiers retours d'expérience montrent qu'avec une proportion de 50 % de véhicules électriques (soit ), eux-mêmes utilisés à 50 % en , on pourrait faire passer la proportion de renouvelables de 15 % aujourd'hui à 38 % en 2025, et même s'approcher de 100 % avec un parc à 100 % électrique, l'objectif pour 2030.
Classification des investissements verts Le , la Commission européenne publie son projet de classification européenne (également appelée « taxonomie ») visant à orienter les investissements des marchés financiers vers des activités dites « durables ». Ce projet est le fruit des travaux d’un groupe d’experts techniques de la Commission, le « Technical Expert Group » (TEG), qui a écarté le nucléaire. Le , le Conseil de l’Union européenne (UE), qui rassemble les ministres concernés par un projet de texte, décide de maintenir éligible l’énergie nucléaire dans le label européen des investissements verts. L’Allemagne, soutenue par l’Autriche et le Luxembourg, voulait exclure le nucléaire, mais la majorité des États, emmenés par Paris, souhaitait l'intégrer dans la classification. En , le Parlement européen avait exclu l’énergie nucléaire du projet de classification. Le projet doit maintenant passer l’étape du « trilogue » où la Commission, le Conseil et le Parlement doivent dégager une position commune« L’énergie nucléaire se maintient dans le classement européen des investissements verts », SFEN, ..
Adaptation des lignes directrices sur les aides d'État liées à l'action climatique Le , la commissaire européenne à la Concurrence Margrethe Vestager présente une modification substantielle des règles européennes encadrant certaines aides d'État, avec l'objectif de les adapter aux enjeux du « Pacte vert pour l'Europe ». Le principe directeur est que ce qui contribue à atteindre les objectifs climatiques de 2030 et 2050 pourra être soutenu économiquement, ce qui nuit aux ambitions climatiques ne pourra plus l'être. Les nouvelles lignes directrices incluent de nouvelles activités liées à la mobilité propre et ses infrastructures, aux énergies renouvelables, à la décarbonation industrielle, à la lutte contre la pollution sonore, au soutien à l'économie circulaire, aux aides en faveur de la biodiversité et de la réparation des dommages environnementaux, à la performance énergétique des bâtiments. Les aides au gaz naturel resteront possibles dans des cas encadrés, par exemple pour les pays qui veulent y investir pour sortir du charbon.
Ces nouvelles orientations réglementaires semblent déjà produire des effets mesurables sur la structure de la production électrique européenne. Selon le rapport État du Climat en Europe 2025 de l'Organisation météorologique mondiale (OMM), les énergies renouvelables ont représenté 46,4 % de la production électrique européenne en 2025, dépassant ainsi pour la troisième année consécutive la part des énergies fossiles. L'énergie solaire y a établi un nouveau record de contribution, atteignant 12,5 % du mix électrique.
Situation par pays
Allemagne
Autriche
Belgique La transition énergétique en Belgique vise à réduire la dépendance aux combustibles fossiles, à accroître la part des énergies renouvelables et à réduire les émissions de gaz à effet de serre conformément aux objectifs européens en matière d'énergie et de climat.
Le Plan national énergie-climat (PNEC) rassemble les contributions de l'État fédéral et des trois régions et constitue le principal cadre stratégique belge pour la période 2021-2030.
Énergies renouvelables Depuis les années 2010, la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique belge a connu une progression significative, notamment grâce au développement de l'énergie éolienne et de l'énergie solaire photovoltaïque.
La production d'électricité à partir de sources renouvelables a fortement augmenté au cours de la dernière décennie, notamment grâce au développement de l'éolien en mer du Nord et à l'augmentation de la capacité photovoltaïque installée en Belgique.
Politique énergétique La politique énergétique belge repose sur une répartition des compétences entre l'État fédéral et les régions, nécessitant une coordination permanente entre les différents niveaux de pouvoir.
Les priorités de la transition énergétique comprennent notamment l'amélioration de l'efficacité énergétique, le développement des énergies renouvelables, le maintien de la sécurité d'approvisionnement et la réduction progressive des émissions de gaz à effet de serre.
Recherche et innovation La Belgique soutient la recherche et l'innovation dans le domaine énergétique au moyen de différents programmes publics, dont le Fonds de transition énergétique mis en place par l'autorité fédérale.
Ce fonds finance notamment des projets liés aux énergies renouvelables, à la sécurité d'approvisionnement, à l'innovation énergétique et aux nouvelles technologies contribuant à la transition énergétique.
Évolutions récentes Les années 2020 ont été marquées par une accélération des politiques de décarbonation et par une croissance continue de la production d'énergie renouvelable en Belgique.
La transition énergétique belge s'inscrit dans le cadre des objectifs européens de neutralité climatique et de réduction des émissions à l'horizon 2050.
La crise énergétique européenne de 2021-2022 a également renforcé les débats relatifs à la sécurité d'approvisionnement, à la diversification des sources d'énergie et à la maîtrise des coûts énergétiques pour les ménages et les entreprises.
Parallèlement, l'électrification des usages, le développement des énergies renouvelables, les solutions de flexibilité du réseau et la production décentralisée d'énergie occupent une place croissante dans les stratégies de transition énergétique.
Danemark
Le gouvernement danois se donne l'objectif d'atteindre en 2050 une production énergétique issue à 100 % des énergies renouvelables..
France
Notes et références
Catégorie:Transition énergétique Catégorie:Énergie en Europe