Gisèle Gallichan est une journaliste et animatrice québécoise née à Québec le et morte le dans la même ville à 79 ans.

Journaliste et animatrice d'émissions d'information et d'affaires publiques, elle est la première femme journaliste pour un média électronique à la Tribune de la presse du Parlement de Québec.

Biographie Gisèle Gallichan est la fille d'Alice Boucher et de Lionel Gallichan, un journaliste et comédien originaire de L'Islet« Gallichan (Lionel) - Décès et avis divers », Le Soleil, 8 janvier 1982, p. 8. Consulté le 7 octobre 2025.. Elle est née le à l'hôpital Saint-François d'Assise. Elle grandit dans le quartier Limoilou avec son frère cadet Gilles« Gisèle Gallichand : la comédienne l'a emporté sur la journaliste! », Télé-Radiomonde, 5 septembre 1982, p. 24. Consulté le 7 octobre 2025.. Elle passe de nombreux étés avec sa famille à L'Islet, chez son grand-père marinDamien Gagnon, « La journaliste Gisèle Gallichan a trouvé refuge dans l'île d'Orléans », Le Soleil, 28 août 1989, cahier A, p. 5. Consulté le 7 octobre 2025..

Durant sa jeunesse, elle s'oriente d'abord vers le théâtre. À l'âge de 17 ans, elle entre au Conservatoire d'art dramatique de Québec. Elle y fait la connaissance notamment de Winston McQuade, Claude Landré. Elle obtient des deuxièmes prix en comédie moderne et classique, derrière Jean-Marie Lemieux, avec son interprétation dans Les femmes savantes de Molière. Pour payer ses études, elle se trouve un emploi au service des nouvelles de la station de radio CKCVMartine R.-Corrivault, « Gisèle Gallichan, journaliste au Téléjournal et comédienne au théâtre », Le Soleil, 15 août 1981, cahier D, p. 1. Consulté le 7 octobre 2025.. Cette expérience dans le milieu journaliste lui permet de l'endurcir, de développer une résistance face au travail difficile. Comme elle le raconte en entretien : « C'était une sorte de défi pour moi. J'avais vu mon père faire cela. J'en faisais maintenant autant« Gisèle Gallichand : la comédienne l'a emporté sur la journaliste! », Télé-Radiomonde, 5 septembre 1982, p. 24. ».

En 1967, elle obtient son diplôme du Conservatoire. Tout en jouant dans des pièces au théâtre La Fenière, à 21 ans, elle entre à la station de radio CJLR (qui allait devenir CJRP, avant l'arrivée du réseau Radiomutuel) comme correspondante parlementaire à QuébecKarine Gagnon, « Le Carnet de Karine: Gisèle Gallichan a appris très jeune les rudiments du métier de journaliste », Le Journal de Québec, 14 mai 2024. Consulté le 7 octobre 2025.. Elle devient ainsi la première femme journaliste pour un média électronique à la tribune de presse de l'Assemblée nationaleJocelyn Saint-Pierre et Louise Martel, « L’arrivée des femmes à la Tribune de la presse de Québec, un autre acquis de la Révolution tranquille », Bulletin d'histoire politique, vol. 20, no 2, hiver 2012, p. 121.. Elle couvre la campagne à la chefferie de l'Union nationale de 1969 de Jean-Guy Cardinal, puis devient attachée de presse du ministre de l'Immigration Mario Beaulieu. À la suite de la victoire du Parti libéral aux élections de 1970, elle conserve son poste d'attachée de presse, mais cette fois du ministre Pierre Laporte, également un ancien journaliste. Après ce bref séjour en politique, elle revient à la Tribune de la presse en 1971 pour RadiomutuelDave Noël, « Gisèle Gallichan, pionnière de la presse parlementaire à Québec, n’est plus », Le Devoir, 7 octobre 2025. Consulté le 7 octobre 2025.. Maintenant durant plusieurs années ses deux carrières en journalisme et en théâtre, à la suite des événements du Front commun, elle décide de laisser le théâtre pour se consacrer entièrement au journalisme en 1973Martine R.-Corrivault, « Gisèle Gallichan, journaliste au Téléjournal et comédienne au théâtre », Le Soleil, 15 août 1981, cahier D, p. 1..

En 1976, elle quitte la colline parlementaire et entre comme journaliste pour la télévision régionale et la radio du réseau de Radio-Canada. Elle se retrouve pour la première fois en direct au Téléjournal de 18 heures avec Bernard Derome. À la suite des élections de 1976, elle revient à la colline parlementaire en remplacement de Jean-Robert Nadeau. Puis, en 1981, un conflit de travail éclate au service des nouvelles de Radio-Canada. Cette grève durant plusieurs mois, Gisèle Gallichan revient alors à la pige et se remet au théâtre. Ayant fait le point sur sa carrière, en juin1982, elle choisit de quitter Radio-Canada pour devenir directrice des relations publiques de Rexfor, une société d'État québécoise responsable de la récupération et de l'exploitation de forêts du QuébecLouise Cousineau, « Nous achetons 3,000 heures de télé à la France, elle nous en achète 100 : la réciprocité s'en vient », La Presse, 15 juin 1982, cahier A, p. 12. Consulté le 7 octobre 2025.« Gisèle Gallichan », La Presse, 5 octobre 1982, cahier C, p. 9. Consulté le 7 octobre 2025..

En , elle revient à la télévision en tant que coanimatrice de l'émission Aujourd'hui à Télé-Capitale, sur le réseau TVAG.G. Peuple-Courrier, « Gisèle Gallichan ou l'information sous tous ses angles », Le Peuple-Courrier de la Côte-du-Sud, février 1984, cahier 1, p. 4. Consulté le 7 octobre 2025.. Elle passe ensuite à Radio-Québec, où elle anime l'émission d'actualité économique Questions d'argent en direct. Elle couvre y également les résultats de la soirée des élections fédérales de 1993 aux côtés d'Anne-Marie DussaultProgrès-dimanche, 24 octobre 1993, cahier 4 (Télé-Guide), p. 3. Consulté le 7 octobre 2025.. Également en 1993, elle reçoit la médaille de l'Assemblée nationale. Puis, en 1996, elle quitte la tribune parlementaire de l'Assemblée nationale pour être nommée brièvement comme cheffe de cabinet dans le gouvernement de Lucien BouchardTommy Chouinard, « Une pionnière du journalisme s'est éteinte », La Presse, 7 octobre 2025. Consulté le 7 octobre 2025..

En plus de ses mandats en journalisme, Gisèle Gallichan est toujours sensible à la protection de l'environnement. En 1997, elle devient membre à temps plein du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE)Sommaire des curriculum vitae des membres de la Commission sur la gestion de l'eau au Québec, Gouvernement du Québec, 1999. Consulté le 7 octobre 2025.. Elle siège comme commissaire à quatre commissions d'enquête et d'audience publique. Elle est également nommée membre de la Commission sur la gestion de l'eau au Québec en 1999.

En 2003, elle quitte le BAPE et revient au journalisme en remplissant différents mandats comme animatrice. Elle présente notamment des capsules d'information et d'histoire au Canal de l'Assemblée nationale.

Gisèle Gallichan meurt le à l'Hôpital de l'Enfant-Jésus de Québec à l'âge de 79 ans.

Vie privée Gisèle Gallichan est la compagne de longue date du journaliste de La Presse Gilles Normand, de 1989 jusqu'à la mort de ce dernier en 2023. Celui-ci est, comme elle, membre honoraire de la Tribune de la presseKarine Gagnon, « Au revoir, chère Gisèle Gallichan! », Le Journal de Québec, 7 octobre 2025. Consulté le 7 octobre 2025.. Résidente de l'île d'Orléans depuis la fin des années 1970, Gisèle Gallichan est une amie de l'un des célèbres porte-paroles de l'endroit, Félix Leclerc. Elle lui rend hommage au moment de sa mort en 1988Gisèle Gallichan, « Le tour de l'île avec Félix », Cap-aux-Diamants, vol. 5, , printemps 1989, p. 58..

Notes et références Notes

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