Abderrahmane Arbadji né en au Casbah et mort le à Casbah, est un militant nationaliste algérien et combattant de l’Armée de libération nationale (ALN). Figure clé de la Bataille d'Alger, il fut l’adjoint de Yacef Saâdi au sein de la Zone autonome d'Alger (ZAA) et assuma la fonction de commandant militaire de la Région I jusqu’à sa mort au combat..

Jeunesse et éducation Abderrahmane Arbadji naît au 31, rue Sidi M’Hamed-Chérif, dans la Casbah, au sein d’une famille modeste profondément engagée dans la cause nationaliste. Son père, Lakhdar, se fit connaître par son engagement patriotique précoce dans les années 1940 et rejoignit plus tard la Révolution algérienne après son déclenchement le . Il effectua sa scolarité d’abord à Blida puis à Alger, fréquentant l’école M’cid Fatah (boulevard de Verdun), et obtint le Certificat d’études primaires (CEP) à l’école de la rue de Tanger. Comme beaucoup d’Algériens de sa génération, il ne put accéder à l’enseignement secondaire.

Membre des Scouts musulmans algériens (SMA), Arbadji y développa un esprit militant et acquit des notions de discipline paramilitaire. Passionné de football, il évolua dans les catégories de jeunes de l’USM Alger (USMA), club qui compta de nombreux autres militants et futurs martyrs. Il travailla ensuite aux Postes, télégraphes et téléphones (PTT), un emploi qui lui permit de voyager en Algérie et à l’étranger, élargissant ainsi son horizon politique et culturel.

Activité révolutionnaire Convaincu de la nécessité de la lutte armée, Arbadji rejoignit le mouvement national dès les premiers jours de la guerre d’indépendance. À la fin de 1954, il organisa un groupe de fidaï (commando) dans la Casbah. En , avec Omar Hamadi, il mena une opération d’envergure : la saisie d’armes et de munitions dans la caserne de la 22e compagnie rurale à Aïn Taya, avec l’appui de Yacef Saâdi. Cet acte marqua le début de son rôle central dans la résistance armée. Après un bref séjour dans le maquis de Palestro, il fut rappelé à Alger par Yacef afin de renforcer le réseau de guérilla urbaine.

Rôle dans la Zone autonome d’Alger À la suite du congrès de la Soummam (20 août 1956), la Zone autonome d'Alger (ZAA) fut mise en place. Arbadji fut désigné commandant militaire de la Région I, avec Othmane Hadji, dit Ramel, comme adjoint. Il participa à de nombreuses actions de guérilla urbaine, notamment contre des gardiens de prison accusés de torture à Barberousse (Serkadji). Son efficacité attira rapidement l’attention des autorités coloniales françaises. Son portrait fut affiché dans les commissariats et les postes militaires, faisant de lui l’un des hommes les plus recherchés de la Casbah, aux côtés d’Ali la Pointe, Belkacem Bouchafa et Yacef Saâdi.

Mort et héritage Le , les parachutistes français découvrirent sa cache de la rue du Diable, au cœur de la Casbah d'Alger. Complètement encerclé, Arbadji refusa de se rendre et se battit jusqu’au bout. Il fut tué au combat à l’âge de 27 ans, les armes à la main. Abderrahmane Arbadji est honoré comme l’un des héros de la Bataille d'Alger. Chaque année, des hommages lui sont rendus dans la Casbah par les anciens combattants de la guerre d’indépendance, les enfants de martyrs et les membres du FLN. Son frère, Mahmoud Arbadji, fut également moudjahid, membre des commandos du FLN, et emprisonné au bagne de Lambèse.

Notes et références

Bibliographie Chaâbane Hammouche, La marche de l’Union Sportive Musulmane Algéroise, Première partie : 1937–1956 , 2014.

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