Le plan de paix pour Gaza, aussi appelé plan américain pour Gaza ou plan Trump pour Gaza, est annoncé le par le président des États-Unis, Donald Trump, lors d'une conférence de presse à la Maison-Blanche, aux côtés du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou. Il vise à mettre un terme à la guerre en cours à Gaza et à la crise plus vaste au Moyen-Orient. Le plan est différent de la proposition antérieure de Trump sur la bande de Gaza, faite en . Il se compose de vingt points spécifiques..
Après la prise de Gaza par le Hamas en 2007, les affrontements répétés avec Israël dégénèrent en un conflit majeur, débutant avec l'attaque du Hamas contre Israël du entrainant la guerre de Gaza, souvent considérée comme un génocide. Le plan appelle à un cessez-le-feu immédiat, au retour des otages, à l'échange de prisonniers, à la démilitarisation de la bande de Gaza, au déploiement d'une force internationale de stabilisation, à une gouvernance transitoire par des technocrates palestiniens sous supervision internationale, à la reconstruction à grande échelle et à une voie conditionnelle vers l'acceptation de l'autodétermination palestinienne et la reconnaissance d'un État palestinien. Le plan reçoit le soutien de nombreux États, dont la France, l'Allemagne, la Russie, l'Italie, l'Espagne, les Émirats arabes unis, l'Égypte, la Turquie, le Qatar, la Jordanie, l'Indonésie, le Pakistan et le Royaume-Uni.
Le , en réponse à la proposition, le Hamas accepte de libérer tous les otages restants à Gaza et de , bien qu'il n'accepte pas de désarmer ou de renoncer à son influence à Gaza. Trump déclare que le Hamas subira son s'il ne renonce pas à gouverner la bande de Gaza..
Le , Trump annonce qu'Israël et le Hamas sont parvenus à un accord et ont signé la première phase de l'accord. Au cours de cette phase, tous les otages vivants ou décédés doivent être libérés en échange de palestiniens, dont 250 condamnés à perpétuité, dans les , et Israël retirera également ses forces sur des lignes prédéfinies à l'intérieur de la bande de Gaza.. Le cessez-le-feu entre en vigueur le . Le au matin, le Hamas libère puis les 13 restants dans la foulée puis rend quatre dépouilles sur les vingt-huit décomptées. En échange, Israël libère palestiniens. L'identification et la restitution des corps d'otages israéliens s'achève le . La bande de Gaza est divisée en deux zones : l'une sous occupation israélienne (58 % du territoire) et l'autre où sont massés les Palestiniens survivants (42 % du territoire).
Le cessez-le-feu est violé presque quotidiennement avec l'approbation des États-Unis par l'armée israélienne qui affirme riposter à des menaces ou actions terroristes. Le cessez-le-feu s'apparente de ce fait davantage à une désescalade ou à une guerre de basse intensité. Le , Israël interdit l'entrée d'aide humanitaire et bombarde massivement la bande de Gaza, tuant des dizaines de personnes. Entre l'entrée en vigueur du cessez-le-feu le et le , 89 personnes ont été tuées et 317 blessées dans des attaques israéliennes à Gaza. Plus de 100 personnes sont tuées, dont 46 enfants, et 200 blessées dans des bombardements le . Au , 238 Palestiniens ont été tués et des centaines blessés. Au , plus de 500 personnes ont été tuées par l'armée israélienne à Gaza depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu. Fin juillet, ce sont près de 1 200 Palestiniens qui ont été tués, dont 300 mineurs, et près de 4 000 blessés dans des attaques israéliennes quasi-quotidiennes sur la bande de Gaza. L'Unicef signale qu'un enfant en moyenne est tué chaque jour par les troupes israéliennes.
Le lancement de la deuxième phase de ce plan est annoncé le par Steve Witkoff et concrétisé le surlendemain par la première réunion du Comité national pour l'administration de Gaza (en anglais, - NCAG) puis par l'annonce le par Donald Trump de la formation du Conseil de la paix.
Contexte Contexte de la guerre de Gaza Au cours du conflit israélo-palestinien, Gaza est occupée par Israël de 1967 à 2005 avec la Cisjordanie et Jérusalem-Est. La Cour internationale de justice statue que l'occupation du territoire palestinien est illégale au regard du droit international. À la suite du désengagement israélien de la bande de Gaza en 2005, le contrôle de la zone est transféré à l'Autorité palestinienne. Le Hamas, un groupe politique et militant islamiste nationaliste palestinien, qui a déjà été responsable d'attentats-suicides en Israël, est élu gouvernement palestinien l'année suivante. Après une bataille avec son rival du Fatah en 2007, le Hamas prend le contrôle de la bande de Gaza. La prise de pouvoir du Hamas conduit Israël et l'Égypte à imposer un blocus à Gaza. Au fil des ans, les deux parties s'engagent dans plusieurs conflits, le Hamas intensifiant ses attaques à la roquette contre Israël et Israël lançant des frappes aériennes et des opérations militaires sur la bande de Gaza.
En , le Hamas lance les attaques du en infiltrant Israël depuis Gaza par de multiples voies. L'attaque commence par des milliers de roquettes tirées sur Israël et est suivie de massacres dans plusieurs villes frontalières, dans des kibboutzim et au festival de musique Nova. L'attaque tue , pour la plupart des civils. Les militants du Hamas prennent également environ .. L'assaut provoque d'importantes représailles militaires israéliennes, qui dégénèrent en guerre de Gaza,avec l'invasion et le bombardement à grande échelle de la bande de Gaza par l'armée israélienne. Selon le ministère de la Santé de Gaza, environ sont tuées dans le conflit, principalement des civils, mais le nombre total de victimes est jugé beaucoup plus élevé en tenant compte des victimes de la famine et de l'effondrement du système de santé... La conduite d'Israël conduit à un selon lequel il commet un génocide à Gaza.
Cessez-le-feu de novembre 2023 et de janvier 2025 Le , après une longue période de combats entre Israël et le Hamas, un cessez-le-feu est obtenu grâce aux efforts du Qatar, de l'Égypte et des États-Unis. Au départ, le cessez-le-feu doit durer quatre jours avec la libération de et de , tandis que davantage d'aide humanitaire est envoyée à Gaza. Le cessez-le-feu est prolongé à deux reprises grâce à de nouvelles libérations d'otages, mais prend finalement fin le après que les deux parties s'accusent mutuellement de violations...
Le , un autre cessez-le-feu entre Israël et le Hamas commence, après un accord conclu le après des mois de négociations menées par les États-Unis, le Qatar et l'Égypte. Le cessez-le-feu se déroule en trois étapes : la première étape donne lieu à la libération de en échange d'environ . Pendant ce temps, les troupes israéliennes se retirent des zones peuplées de Gaza, tandis que l'aide humanitaire est autoriser à entrer et les Palestiniens déplacés à rentrer chez eux. Les deuxième et troisième étapes sont conçues pour parvenir à un cessez-le-feu permanent, dans lequel seront libérés davantage d'otages par le Hamas et de prisonniers par Israël. Israël retirera complètement ses forces et Gaza sera reconstruite. Après l'achèvement de la première phase de l'accord, les États-Unis et Israël déclarent que le Hamas refuse de libérer d'autres otages, ce qui, selon eux, provoque l'effondrement du cessez-le-feu et conduit Israël à lancer son attaque surprise sur la bande de Gaza le . Le Hamas, en revanche, accuse Israël d'avoir provoqué l'échec du cessez-le-feu.
Proposition de pour la bande de Gaza
Le , le président des États-Unis, Donald Trump, déclare son intention de faire en sorte que les États-Unis prennent le contrôle administratif de la bande de Gaza. La proposition est faite lors d'un cessez-le-feu dans la guerre entre Israël et les militants palestiniens dirigés par le Hamas. Trump exprime vouloir faire du territoire la .. Le plan prévoit le déplacement forcé d'environ 2 millions de Palestiniens vers d'autres pays.. Il nécessite également l'enlèvement de plus de 50 millions de tonnes de débris et de munitions non explosées. Lorsqu'on lui demande comment le territoire sera acquis, Trump affirme que les États-Unis le . La proposition reçoit un accueil négatif de la part de plusieurs pays, contrastant avec le fort soutien du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou.
Proposition de et déclarations ultérieures Lors de la conférence de presse de la Maison-Blanche le , le président américain Donald Trump déclare que les États-Unis joueront un rôle actif pour assurer la sécurité d'Israël à la suite d'un nouvel accord de cessez-le-feu.
Trump mentionne en outre que lors de sa rencontre avec le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, celui-ci s'est clairement opposé à la création d'un État palestinien et a critiqué d'autres pays qui l'ont reconnu. Il ajoute qu'Israël et d'autres pays sont de parvenir à un accord pour mettre fin à la guerre, et remercie Netanyahou pour ses efforts. Trump réitère que l'accord impliquera les pays arabes et pourra conduire à une paix plus large au Moyen-Orient.
Le , Trump donne au Hamas une date limite du dimanche , (), pour accepter l'accord proposé.. Dans une interview accordée à CNN le lendemain, Trump menace le Hamas, déclarant que s'il refuse de céder le contrôle de Gaza, il fera face à .
Le , USA Today note que la signature de l'accord de paix se produit au même moment que l'attribution du prix Nobel de la paix, que le président américain convoite ouvertement, et qui doit être annoncé le ..
Motivation du prix Nobel de la paix de Trump Plusieurs commentateurs font valoir que le moment de l'accord est motivé par le désir de Trump de remporter le prix Nobel de la paix.. Depuis , Donald Trump exprime son souhait de recevoir le prix Nobel de la paix. Le politologue Scott Lucas estime que Trump désire « désespérément » obtenir le prix parce que l'ancien président américain Barack Obama l'a remporté en 2009..
Contenu du plan Les vingt points du plan sont les suivants :
Gaza sera une zone déradicalisée et exempte de terrorisme, qui ne représentera pas une menace pour ses voisins. Gaza sera réaménagée dans l'intérêt de la population de Gaza, qui a déjà suffisamment souffert. Si les deux parties acceptent cette proposition, la guerre prendra fin immédiatement. Les forces israéliennes se retireront sur la ligne convenue pour se préparer à la libération des otages. Pendant ce temps, toutes les opérations militaires, y compris les bombardements aériens et d'artillerie, seront suspendues, et les lignes de bataille resteront gelées jusqu'à ce que les conditions soient réunies pour le retrait complet par étapes. Dans les suivant l'acceptation publique de cet accord par Israël, tous les otages, vivants et décédés, seront renvoyés. Une fois que tous les otages auront été libérés, Israël libérera condamnés à perpétuité ainsi que qui ont été détenus après le , y compris toutes les femmes et tous les enfants détenus dans ce contexte. Pour chaque otage israélien dont les restes sont restitués, Israël restituera les restes de décédés. Une fois que tous les otages seront rendus, les membres du Hamas qui s'engagent à coexister pacifiquement et à rendre leurs armes seront amnistiés. Les membres du Hamas qui souhaitent quitter Gaza bénéficieront d'un passage sûr vers les pays d'accueil. Une fois cet accord accepté, l'aide totale sera immédiatement envoyée dans la bande de Gaza. Au minimum, les quantités d'aide seront conformes à ce qui a été inclus dans l'accord du concernant l'aide humanitaire, y compris la réhabilitation des infrastructures (eau, électricité, eaux usées), la réhabilitation des hôpitaux et des boulangeries, et l'entrée du matériel nécessaire pour enlever les décombres et ouvrir les routes.