Voici une description de cinquante-neuf églises parisiennes classées monuments historiques par le ministère français de la Culture. Elles sont classées par arrondissement.
1er arrondissement Nom Image Adresse TypeRésumé Sainte-Chapelle Île de la Cité (1er arrondissement de Paris) Gothique rayonnant et Flamboyant (1238–1248) Chapelle royale construite par Louis IX pour abriter sa collection de reliques de la Passion, dont la Couronne d’épines du Christ – l’une des plus importantes reliques de la chrétienté médiévale. Elle est particulièrement remarquable pour ses hautes parois de vitraux Saint-Eustache 1, rue de Jour (1er arrondissement de Paris) Église paroissiale gothique Flamboyant (1532–1640) Située à côté des Halles, l’église fut reconstruite à grande échelle entre 1532 et 1640 dans le style Gothique flamboyant, avec des éléments de la Renaissance italienneDumoulin (2010), pp. 18–22 Saint-Germain-l'Auxerrois Place du Louvre (1er arrondissement de Paris) Gothique rayonnant et flamboyant (XIIIe–XVe siècle) Située à côté du Louvre, elle fut l’église paroissiale des rois de France et de leur cour. D’abord construite par Robert II le Pieux au , elle fut reconstruite à plus grande échelle au , puis agrandie aux . Avec la Sainte-Chapelle, c’est la seule église parisienne à avoir conservé son porche gothique d’origineDumoulin (2010), pp. 24–27 Saint-Leu-Saint-Gilles 92, rue Saint-Denis (1er arrondissement de Paris) Gothique primitif (1235), Renaissance (1611), (Crypte) Depuis 1780, l’église est le siège des Chevaliers du Saint-Sépulcre. Elle abrite des sculptures en albâtre de Nottingham (), une statue de Jean Bullant () et des vitraux colorés du . Saint-Roch Rue Saint-Honoré (1er arrondissement de Paris) Église paroissiale de style baroque et classique (1653–1740) L’église fut commencée sous Louis XIV en 1653, mais ne fut achevée qu’en 1740. L’architecture s’inspire directement du nouveau style de l’église du Gesù à Rome. L’intérieur présente une succession de trois chapelles richement décorées après le chœur, ornées de peintures et de sculptures. En 1795, Napoléon Bonaparte ordonna à ses soldats de tirer sur les contre-révolutionnaires rassemblés sur les marches de l’église, lançant ainsi sa carrière militaire et politique. Notre-Dame-de-l'Assomption 263, rue Saint-Honoré (1er arrondissement de Paris) Baroque français, classicisme (1670–1676) L’église fut construite sur les plans de Charles Errard pour le couvent des Dames de l’Assomption, ou Nouvelles Haudriettes, fondé en 1264. Le reste du couvent fut détruit pendant la Révolution française, tandis que l’église devint un dépôt de décors d’opéra et de théâtre. Rrendue au culte par Napoléon en 1802, elle fut confiée à la Mission catholique polonaise en 1850. La coupole est inspirée du Panthéon de Rome, et le porche de celui de la Sorbonne à Paris. Elle contient des œuvres de peintres français du X, dont Carle Vanloo. La peinture de la coupole, « L’Assomption de la Vierge », est de Charles de La Fosse, qui peignit aussi la coupole des InvalidesDumoulin pp. 32–33
2e arrondissement Nom Image Adresse TypeRésumé Notre-Dame-des-Victoires 6, rue Notre-Dame-des-Victoires (2e arrondissement de Paris) Baroque français, classicisme (1629–1740) L’église fut commencée sous le règne de Louis XIII pour célébrer ses victoires sur les protestants à La Rochelle lors des guerres de Religion en 1628. Aujourd’hui, elle fait partie des dix basiliques mineures situées dans la région d’Île-de-France. Après la Révolution française, de 1796 à 1807, elle abrita la première Bourse de Paris. Elle est surtout connue pour les ex-voto déposés par les fidèles : plus de 37 000 plaques votives couvrent les murs intérieurs. Parmi les œuvres notables figurent sept grandes peintures de Charles-André van Loo (1705–1765). L’église contient également le monument funéraire de Jean-Baptiste Lully, compositeur de cour de Louis XIV Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle 25, rue de la Lune (2e arrondissement de Paris) Architecture néoclassique (1823–1830) La première église du site, construite en 1551, fut détruite lors du siège de Paris en 1591 par le roi Henri IV de France. La seconde fut ruinée pendant la Révolution française. La nouvelle église fut bâtie entre 1823 et 1830 par Étienne-Hippolyte Godde. Son style imite celui d’un temple romain. Le chœur présente des peintures de trois artistes baroques remarquables des . 3e arrondissement Nom Image Adresse TypeRésumé Ancienne église du Prieuré Saint-Martin-des-Champs 254 rue Saint-Martin (3e arrondissement de Paris) Gothique flamboyant (1420-1480) et Renaissance française (1576-1586) N’est plus une église active : l’ancienne église du prieuré Saint-Martin-des-Champs fait désormais partie du Musée des Arts et Métiers. Église Saint-Nicolas-des-Champs 254 rue Saint-Martin (3e arrondissement de Paris) Gothique flamboyant (1420-1480) et Renaissance française (1576-1586) Les parties anciennes de l’église, y compris la façade ouest, construites entre 1420 et 1480, sont de style gothique flamboyant ; les sections ultérieures, dont le portail sud bâti majoritairement entre 1576 et 1586, montrent le style Renaissance française. Elle est particulièrement remarquable pour sa sculpture Renaissance finement taillée, sa décoration intérieure et sa riche collection de peintures de la Renaissance françaiseDumoulin, Ardisson, Maingard et Antonello, Églises de Paris (2010), p. 50 Église Sainte-Élisabeth-de-Hongrie 195 rue du Temple (3e arrondissement de Paris) Baroque français (commencée en 1628) L’église fut consacrée par Marie de Médicis en 1628. Après les destructions causées par la Révolution française, l’intérieur fut reconstruit et agrandi par l’architecte Étienne-Hippolyte Godde (1781-1869), architecte de la Ville de Paris de 1813 à 1830. Elle est notable pour ses fresques et ses vitraux colorés du . Église Saint-Denys-du-Saint-Sacrement 68 bis rue de Turenne (3e arrondissement de Paris) Néoclassique (1826-1835) Construite par Étienne-Hippolyte Godde, elle est célèbre pour sa Pietà exécutée en 17 jours par Eugène Delacroix en 1844
4e arrondissement Nom Image Adresse TypeRésumé Cathédrale Notre-Dame de Paris Île de la Cité (4e arrondissement de Paris) Cathédrale gothique (commencée en 1163) La construction commença en 1163 sous le diocèse de Maurice de Sully et fut en grande partie achevée vers 1260, mais elle fut modifiée à plusieurs reprises par la suite. Durant la Révolution française, Notre-Dame subit de nombreuses profanations ; au , elle fut largement restaurée. Gravement endommagée par un incendie en 2019, elle est en cours de restauration. Église Saint-Merri 78, rue Saint-Martin (4e arrondissement de Paris) Gothique flamboyant & baroque (1510–1522) L’église la plus ancienne fut construite vers 1200, tandis que l’édifice actuel date de 1510 à 1522. L’intérieur présente une décoration riche, avec des peintures de Simon Vouet et Noël Coypel, renforçant le décor baroque du transept et des chapelles Église Saint-Gervais-Saint-Protais Place Saint-Gervais (4e arrondissement de Paris) Nef gothique, façade baroque (1494–1657) L’église fut l’une des premières grandes églises de la rive droite. Succédant à un édifice du , puis à une église reconstruite sur un terrain plus élevé pour éviter les inondations, elle fut édifiée entre 1494 et 1657 dans le contexte des guerres de Religion. La façade, achevée par Salomon de Brosse, est le premier exemple à Paris du style classique français. L’intérieur est largement de style RenaissanceDumoulin (2007), pp. 60–63 Église Saint-Louis-en-l’Île 19, rue Saint-Louis-en-l’Île (4e arrondissement de Paris) Baroque français (1624–1726) L’extérieur est plutôt sobre, avec un clocher du , mais l’intérieur révèle le style baroque très orné du . Les arcades présentent des arches cintrées, des pilastres avec cannelures en trompe-l’œil, des colonnes à chapiteaux corinthiens en travertin sculpté, orné de feuillages et d’angesDumoulin (2010), pp. 86–91 Cloître et église des Billettes 22, rue des Archives (4e arrondissement de Paris) Néoclassique (église bâtie en 1758, cloître médiéval de 1299) Le cloître médiéval (1299) provenant d’un ancien monastère est le plus ancien cloître de Paris. L’église actuelle a été construite en 1758 et devint une église luthérienne en 1808Dumoulin (2007), pp. 58–59 Église Saint-Paul-Saint-Louis 90, rue Saint-Antoine Baroque (1627–1641) Cette église, construite entre 1627 et 1641, fut la première église jésuite de Paris. Le roi Louis XIII posa la première pierre. L’extérieur s’inspire de l’église du Gesù de Rome, et l’intérieur montre l’influence du baroque flamand. Elle abrite des peintures d’artistes baroques français (atelier de Simon Vouet), ainsi que des œuvres de Germain Pilon et Eugène Delacroix. La musique y tient une place importante ; des compositeurs tels que Marc-Antoine Charpentier et Jean-Philippe Rameau furent directeurs de la musique de l’égliseDumoulin (2010), pp. 82–85
5e arrondissement Nom Image Adresse TypeRésumé Église Saint-Julien-le-Pauvre 1, rue Saint-Julien-le-Pauvre Gothique primitif (commencée en 1170), devenue église du rite byzantin Cette église fut la paroisse de la première Université de Paris, et conserve des vestiges gothiques des . En 1888, elle est transformée en une église grécque-catholique melkite. L’intérieur présente des colonnes gothiques, une abside et des sculptures primitives, ainsi qu’un iconostase du pour les rites orthodoxes Église Saint-Médard 141, rue Mouffetard Gothique flamboyant, Renaissance, classique () Mélange de styles historiques, du flamboyant au classique, et exemples notables d’art Renaissance et classique, notamment peintures, sculptures et vitraux du Dumoulin (2007), pp. 96–99 Église Saint-Séverin rue des Prêtres-Saint-Séverin Église paroissiale gothique flamboyant Au cœur du Quartier latin, l’église fut bâtie dès 1230, puis après un incendie reconstruite et agrandie aux XVe–XVIIe siècles dans le style flamboyant. Elle devint une église paroissiale pour les étudiants de l’Université de Paris et est l’une des plus anciennes de la Rive Gauche Église Saint-Étienne-du-Mont place Sainte-Geneviève Style Renaissance (1492–1626) Située dans le quartier étudiant de la Rive gauche, elle fut construite entre 1492 et 1626. La façade pyramidale date de 1610. L’architecture intérieure est de style flamboyant, tandis que la décoration ajoutée est de style Renaissance française. Elle conserve son jubé d’origine, une passerelle ornementale séparant le chœur de la nef, construit autour de 1530Dumoulin 2010, pp. 86–91 Église du Val-de-Grâce 1, place Alphonse Laveran Baroque français (1645–1665) Partie d’une abbaye fondée par Anne d’Autriche pour célébrer la naissance de Louis XIV en 1638, elle fut commencée en 1645 par François Mansart et achevée en 1665 par Gabriel Le DucDumoulin, "Églises de Paris" (2010), p. 109. Durant la Révolution, l’église devint un hôpital, puis fut intégrée à l’hôpital du Val-de-Grâce, fermé en 1979. L’église dépend du diocèse militaire et est ouverte aux visiteurs à certaines heures. Église Saint-Jacques-du-Haut-Pas place Alphonse Laveran Gothique flamboyant & baroque français (1582–1687) Au , l’église devint un centre du jansénisme, prônant plus de simplicité et peu de décoration, ce qui se reflète dans l’intérieur austère. Elle contient les tombeaux de l’astronome Giovanni Domenico Cassini (1625–1712), premier à découvrir les lunes de Saturne et à mesurer précisément la superficie de la FranceDumoulin, "Églises de Paris" (2017), p. 92
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