Felix Schwarz est un architecte suisse, né le à Bremgarten et mort le à Zurich. Il est également militant au sein d'organisations communistes et socialistes.

Biographie

Origines et famille Felix Schwarz naît le à Bremgarten, dans le canton d'Argovie. Il est originaire d'Uesslingen, dans le canton de Thurgovie. Il a une sœur.

Son père, également nommé Felix Schwarz, est administrateur postal ; sa mère est née Maria Buchmann.

Il épouse Lotte Spengler, émigrante allemande, en 1944, avec qui il a deux enfants. Devenu veuf en 1971, il se remarie en 1974 avec l'actrice Marianne Brigitte Dietz.

Enfance, études et armée Felix Schwarz grandit à Bremgarten.

Après avoir obtenu sa maturité gymnasiale, il étudie l'architecture à partir de 1938 à l'École polytechnique fédérale de Zurich.

Il effectue son service actif à partir de 1939. Accusé en 1941 de « propos défaitistes » sur l'état de la Suisse, il est condamné par un tribunal de division à six mois de prison et trois ans de privation des droits civiques. Exmatriculé par la suite, il ne peut achever ses études qu'en 1944 auprès de .

Parcours professionnel et réalisations architecturales Entre 1944 et 1948, Felix Schwarz participe à plusieurs concours d'architecture avec son collègue Aldo van Eyck. En 1946, il est en outre chargé par l'l'Œuvre suisse d'entraide ouvrière de construire à Rimini, en Italie, un village pour orphelins ().

Il déménage en 1948 à Brüttisellen, où il construit sa propre maison, à toit plat, novatrice pour le lieu. Il construit en 1954 une nouvelle usine pour la fabrique de réfrigérateurs Sibir à Schlieren, dans le canton de Zurich.

En 1963, il remporte avec son associé Rolf Gutmann le concours pour le nouveau théâtre municipal de Bâle, inauguré en 1975, qui constitue son œuvre majeure. Par la suite, il transforme le Schauspielhaus de Zurich et la Tonhalle de Wil, construit diverses bâtisses (bâtiments scolaires, fabriques, églises) et édifie, sur mandat de la fondation Recht auf Wohnen (« droit au logement »), un lotissement pour familles nombreuses à Feldmeilen.

Felix Schwarz prône des constructions reposant sur le rationalisme et tenant compte du contexte social.

Il est professeur à l'institut d'architecture de l'Université de Genève de 1969 à 1971 et à l'École polytechnique fédérale de Zurich de 1971 à 1972.

Parcours politique Durant son école de recrue en 1938, son ami Hans Stierlin (futur fondateur de l'entreprise Sibir) met en contact Felix Schwarz avec l'Action marxiste suisse, d'inspiration trotskiste, à laquelle il adhère.

Il poursuit son combat politique au sein du Parti socialiste et dans l'Action prolétaire suisse, groupement trotskiste, qui succède à l'Action marxiste, dissoute en 1939. Il lutte contre les armes atomiques dans le cadre du mouvement des marches de Pâques, soutient la guerre d'indépendance d'Algérie et adhère au comité pour l'information sur la guerre du Vietnam. Durant la révolte de 1968, il cosigne le manifeste de Zurich soutenant les revendications des protestataires.

Afin d'œuvrer à une amélioration du droit foncier, il se porte candidat au Conseil national en 1967, mais n'est pas élu.

Mort Felix Schwarz meurt le à Zurich, à l'âge de 95 ans.

Notes et références Notes

Références

Catégorie:Architecte suisse du XXe siècle Catégorie:Professeur à l'université de Genève Catégorie:Enseignant à l'École polytechnique fédérale de Zurich Catégorie:Militant pacifiste suisse Catégorie:Militant antinucléaire Catégorie:Personnalité du Parti socialiste suisse Catégorie:Naissance en avril 1917 Catégorie:Naissance dans le canton d'Argovie Catégorie:Décès en janvier 2013 Catégorie:Décès à Zurich Catégorie:Décès à 95 ans