est une agglomération secondaire antique dans la commune de La Bâtie-Montsaléon, dans le département français des Hautes-Alpes (région Provence-Alpes-Côte d'Azur).

Le site, dont aucun vestige n'est visible en élévation, est étudié de manière partielle dès le début du mais il ne fait l'objet d'investigations rigoureuses que depuis les années 1970. C'est ainsi que sa composition se révèle progressivement : une grande au cœur du secteur résidentiel, un important sanctuaire comportant plusieurs temples, de probables thermes ainsi qu'une nécropole forment un ensemble au carrefour de plusieurs voies antiques.

Localisation Le nom du site, rattaché au territoire des Voconces, apparaît dans deux documents antiques. Sur l'Itinéraire d'Antonin ( ou milieu du ), il est mentionné comme « », localisé entre Gap et Die. Lorsque l'Anonyme de Bordeaux rédige son Itinéraire de Bordeaux à Jérusalem en 333-334, il évoque « » attribuant à ce site la fonction de (gîte d'étape) entre Saint-Pierre-d'Argençon et Veynes.

Outre l'itinéraire Drôme (à l'ouest) - col de Montgenèvre (au nord-est) connu par les textes antiques, est relié, par des voies empruntant les vallées, à Grenoble au nord, Sisteronau sud-est et Vaison-la-Romaineau sud-ouest.

Dans la géographie moderne, les vestiges connus de s'inscrivent sensiblement dans un rectangle de allongé du nord au sud, situé au sud et à l'ouest du bourg moderne de La Bâtie.

Historique Chronologie du site antique L'occupation du site est attestée à la fin du .

C'est là que se déroule la bataille de Mons Seleucus qui, en 353, voit l'armée romaine de Constance II affronter victorieusement les troupes de l'usurpateur Magnence.

L'agglomération de reste active jusqu'au début du ..

Redécouverte et fouilles archéologiques Les premières découvertes de mobilier archéologique ont lieu au , même s'il est possible que le site soit connu avant cette époque.

C'est à partir de 1802 que Charles-François de Ladoucette fait entreprendre des fouilles de grande envergure mais les vestiges qu'il met au jour sont immédiatement recouverts ; faute de crédits, les recherches sont interrompues en 1805. Bien qu'à l'époque ces travaux aient un grand retentissement, le résultat des fouilles et la zone prospectée restent imprécis dans la publication qui en est faite, comme ceux d'une autre campagne de recherches conduite en 1836-1837.

Les fouilles ne reprennent qu'en 1972 qu'à la faveur d'une opération de sauvetage très localisée. En 1990, les photographies aériennes identifient de nouvelles structures. La situation change profondément en 1999 avec le recrutement d'un chargé de mission d'inventaire et de valorisation du patrimoine archéologique communal et depuis 2003, ce sont les travaux de l'institut national de recherches archéologiques préventives qui permettent de faire progresser les connaissances sur le site.

Description vignette|redresse|gauche|Autel retrouvé dans la .

est manifestement un gîte d'étape, mais l'ampleur du site est bien plus grande : un sanctuaire, des thermes et des habitations confortent l'hypothèse d'une véritable agglomération secondaire ayant également une fonction de pèlerinage.

Un îlot urbain comprend une au plan complexe autour d'un pour une superficie totale pouvant atteindre ; l'habitation, qui a livré un mobilier archéologique riche, diversifié et nombreux, occupe le centre de la zone d'habitat.

L'existence de thermes est certaine, mais leur localisation imprécise. Peut-être se trouvent-ils à l'est de la grande .

La présence d'un bas-relief représentant Mithra indique qu'un existait à , mais l'emplacement indiqué par les fouilles anciennes apparaît peu probable. Un vaste sanctuaire, comprenant plusieurs structures et dont le détail reste à définir, prend place au nord-ouest du noyau résidentiel dont il est séparé par un espace non bâti. Cet ensemble comprend entre autres plusieurs réunis dans un même péribole.

Au nord, des alignés sur plusieurs rangées et reliés entre eux par des caniveaux évoquent la présence d'un chai.

Une voie traverse le site du sud-est au nord-ouest. Au sud-est, elle est bordée d'une nécropole qui fixe, dans ce secteur, l'extension maximale de la zone urbanisée.

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie . . .

Articles connexes Liste des noms latins des villes françaises Architecture romaine

Liens externes

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