Qin Taoyu (), avec le prénom de courtoisie Zhongming () est un fonctionnaire et un poète chinois de la dynastie Tang. Originaire de de Jingzhao Chang'an (aujourd’hui Xi’an, Shaanxi), ou selon une autre source de Heyang (aujourd’hui Heyang, Shaanxi), ses dates de naissance et de décès sont inconnues. Il fait par partie des « Dix Sages de Fanglin » (芳林十哲). .
Issu d’une famille de tradition militaire, son père est général de l’armée de gaucheUne des divisions militaires de l’époque impériale chinoise.. Qin Taoyu échoue plusieurs fois à l’examen impérial. En la 2 ᵉ année de l’ère Zhonghe (882), il obtient exceptionnellement le degré de jinshi par autorisation impériale. Après que le rebelle Huang Chao ait pris Chang’an (880), Qin Taoyu accompagne l’empereur Xizong qui se réfugie au Shu (actuel Sichuan). Qin Taoyu s’appuie alors sur le puissant eunuque Tian Lingzi et il est nommé juge-assistant au service de l'eunuque devenu général et ministre adjoint des Travaux publics. Il est aussi responsable des troupes de la ShenceLa Shence, littéralement Divine stratégie, désigne une force militaire d’élite de la dynastie Tang (唐, 618–907). . La suite de sa vie demeure inconnue ainsi que sa date de décès.
Poésie Les poèmes de Qin Taoyu sont tous en sept caractères par vers, avec des constructions ingénieuses, un langage élégant, des images poétiques harmonieuses, de nombreux vers remarquables, et un très haut niveau artistique. Son œuvre la plus représentative est La jeune fille pauvre, ci-dessous. Œuvres Petit recueil offert à mes connaissances (投知小录) : Qin Taoyou est l’auteur de ce recueil en trois fascicules, mais il ne reste aujourd’hui qu’un recueil de poèmes en un volume. Poème La jeune fille pauvre (贫女) Chinois 蓬门未识绮罗香, 拟托良媒益自伤。 谁爱风流高格调, 共怜时世俭梳妆。
敢将十指夸针巧, 不把双眉斗画长。 苦恨年年压金线, 为他人作嫁衣裳。Traduction libre Dans sa chaumière, elle n’a jamais connu les parfums des soieries somptueuses, Songer à confier son sort à un bon entremetteur ne fait qu’accroître sa peine. Qui pourrait aimer son allure noble et son caractère élevé, En cette époque où les hommes choisissent mondanité et non le mérite ?
Elle ose vanter l’habileté de ses dix doigts à l’aiguille, Mais elle ne peut rivaliser avec les longs sourcils peints des autres. Elle souffre de la rancœur d’avoir, année après année, brodé le fil d’or, Pour faire la robe de noces pour les autres femmes. Notes et références Notes
Références
Liens externes https://zh.wikisource.org/wiki/全唐詩/卷670 : Intégral des poèmes des Tang (全唐詩), volume 670 : poèmes de Qin Taoyu.
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