La liste des comtes de Dammartin reprend l'ensemble des comtes de Dammartin-en-Goële.
Le nom Dammartin-en-Goële viendrait de Domnus Martinus, nom latin de saint Martin qui évangélisa la région de la Goële au .
Petite ville de l'arrondissement de Meaux dans le département de Seine-et-Marne, ancien bourg de la région d'Île-de-France, elle paraît remonter aux temps les plus reculés ; Dammartin-en-Goële, dit Velly, était en 1031 une des places les plus considérables de France.
Au centre de la plaine céréalière de France, le comté de Dammartin contrôlait les routes de Paris à Soissons et Laon.
Maison de Dammartin-en-Goële
80px|right ???-1037 : Manassès de Dammartin (mort en 1037)Europäische Stammtafeln, vol III, page 676., fils d' de Montdidier (cf. les articles Montdidier et Dammartin), seigneur de Ramerupt, marié à Constance de France (Héritière de DammartinL'identification de cette Constance est problématique. Selon les règles onomastiques, il est quasiment certain que cette Constance soit une descendante du comte Charles-Constantin de Vienne, qui tenait son prénom de son ascendance maternelle, byzantine. Les seuls descendants connus de Charles-Constantin sont les comtes de Provence et leurs parents, parmi lesquels Constance d'Arles, femme du roi de France Robert le Pieux. Comme il est plus probable que la femme de Manassès soit issue de rois installé en Ile-de-France, plutôt que des comtes de la lointaine Provence, des historiens ont déduit que Constance de Dammartin descendait de Robert le Pieux et de Constance d'Arles. Chronologiquement, elle ne pouvait être que sa fille. À l'appui de cette thèse, le roi et la reine sont présents lors d'une donation faite par Mannassès. Le problème de cette reconstruction est que le chroniqueur Raoul Glaber pourtant bien renseigné, ne mentionne que deux filles nées du couple royal, Avoye et Adèle. Il existe une autre possibilité : Charles-Constantin a eu deux fils, Richard et Hugobert, dont on ignore la destinée et la postérité. Il est tout à fait possible que Constance soit une descendante de l'un d'entre eux. 1037-1060 : Eudes de Dammartin (mort en 1060), fils du précédent 1060-1100 : Hugues de Dammartin (mort vers 1100/1103), frère de précédent, marié à Roharde de Bulles 1100-1105/1107 : Pierre de Dammartin (mort vers 1105/1107 en résistant à à Gournay), fils du précédent ; père d'un éphémère comte (héritier) de Dammartin, peut-être nommé Hugues (), mort jeune après 1107 en laissant une très jeune veuve (à l'époque, des enfants pouvaient épouser), Clémence de Bar, remariée vers 1129/1135 à , comte de Clermont (1075 - vers 1152 ou 1156/1161). Ce dernier est un fidèle des rois capétiens et , et il assume de fait le comté de Dammartin dans les années 1130, 1140 et 1150. vers 1107 : Adèle de Dammartin, morte vers 1140, dame de Bulles, sœur de Pierre, sans doute mariée 1° à Aubry () Payen de Mello ?, puis 2° à de Beauvais dit de Bulles ou de Dammartin (issu des châtelains et milites de Beauvais ; frère des évêques de Beauvais Foulques (évêque en 1089-1095) et Pierre (évêque en 1114-1133) : certains donnent l'évêque Foulques comme l'oncle de et Pierre, donc comme un frère de de Beauvais et un fils du miles/châtelain Foulques de Beauvais ; Postérité : les Beauvais-Dammartin-Bulles, dont ), que reconnaît comme comte de Dammartin (cité comme tel en 1111 par Suger ; un fidèle du roi, mais leurs relations se détériorent après 1111, Lancelin se rapprochant de ). Remarquons qu'Adèle et ses deux maris n'ont été en quelque sorte que comtes-régents de Dammartin, avec l'assentiment du roi , le comte titulaire Hugues (II), fils du comte Pierre, vivant au-delà de 1112. → Le comte Pierre et sa sœur Adèle de Dammartin auraient un frère, Eudes (II), qui serait l'auteur de la branche anglaise des Dammartin sous le nom d', père entre autres enfants d'Aubri, seigneur de Norton, Suffolk, époux de Mathilde fille de Hamon de St-Clair, qui lui-même, rentré en France, aurait été chambellan/chambrier royal en 1122-1129 à la cour de — mais les dates fonctionnent mal : il aurait alors été bien jeune ! — puis serait ensuite retourné chez Henri Beauclerc. 1107-1112 : peut-être Albéric/Aubri () (1080-1111/1112) : s'il est avéré, il pourrait être Aubri Payen de Mello rencontré plus haut ? vers 1160-1183 : (mort en 1183), Grand chambrier vers 1130 : il est soit le fils d'Adèle de Dammartin et d'Aubry de Mello ; soit le fils d'Aubry de Norton, rentré à son tour d'Angleterre et investi de La Ferté-Alais ; soit Aubry de Norton lui-même, retourné définitivement en France (selon les cas, le comte Aubri serait donc né entre 1100 et 1120/1130 ? ; on trouvera des références indexées à l'article qui lui est consacré). 1183-1200 : (1135-1200), fils du précédent, marié vers 1164 à Mathilde/Mahaut de Clermont-en-Beauvaisis, fille de comte de Clermont ci-dessus et d'une épouse antérieure à Clémence de Bar. 1200-1214 : Renaud, comte d'Aumale, comte de Boulogne (1165-1227), fils du précédent, marié en premières noces à Marie de Châtillon, et en secondes noces à Ide de Lorraine-Flandre, comtesse de Boulogne, (morte en 1216) (son frère cadet est Simon de Dammartin, comte d'Aumale et de Ponthieu, à l'origine d'une immense postérité). 1214-1259 : Mathilde (1202-1259), comtesse de Boulogne, d'Aumale et de Dammartin, fille du précédent, mariée en 1218 en premières noces à (1200-1234), comte de Clermont-en-Beauvaisis, et en 1235 en secondes noces à , roi de Portugal (1210-1279)
Après contestation entre les différents héritiers de Mathilde, le comté de Dammartin est attribué à Mathieu de Trie, petit-fils par sa mère d' de Dammartin.
Maison de Trie
80px|right 1262-1272 : Mathieu de Trie (mort en 1272), fils de , seigneur de Trie et de Mouchy, et d'Aélis de Dammartin (fille d', sœur de Renaud et Simon) (Mathieu a parmi sa fratrie : - Renaud de Trie, héros de Bouvines, souche des Trie de Vaumain et Fontenay — probablement Vaumain et Fontenay-en-Vexin — père du Grand-maître Mathieu et grand-père du maréchal Mathieu et de l'archevêque Guillaume ; - Philippe, x Aliénor, fille de de Nanteuil). 1272-1302 : , comte de Dammartin (), tué à Courtrai à la bataille des Eperons d'or le , fils du précédent et de Marsilie, fille de , marié en premières noces à Ermengarde, et en secondes noces vers 1274 à Yolande de Dreux (1243-1313), fille de , comte de Dreux, et de Marie de Bourbon-Dampierre (dans la fratrie de : - Philippe de Trie, souche des Trie du Plessis-Billebaut, Mouchy, Mareuil et Fontenay, dont son petit-fils le maréchal Renaud ; - Thibaud, x Jeanne, fille de Guillaume de Bourris, dame de Villarceaux et Sérifontaine : souche des Trie de Sérifontaine, dont son arrière-petit-fils Renaud, mort en 1406, amiral de France et Grand-maître des Arbalétriers). 1302-1319 : de Trie, comte de Dammartin (fils du précédent et de Yolande de Dreux, marié vers 1290 à Philippe, fille de Pierre de Beaumont-en-Gâtinais, Grand-chambrier de Sicile (le frère de Renaud, - Jean de Trie sire de Mouchy, mort en 1327, est maréchal de France : leur sœur - Mahaut épouse de Vergy, mort en 1333, d'où la suite des sires de Champlitte et Fouvent). 1319-1327 : de Trie, fils du précédent et de Philippe de Beaumont-en-Gâtinais, mort sans postérité de son union en 1319 avec Hippolyte/Polie, fille d' de Poitiers-Valentinois. 1327-1338 : de Trie (mort en 1336), frère du précédent et de Philippa de Beaumont, marié vers 1331 à Jeanne de Sancerre. 1338-1394 : Charles de Trie, fils du précédent et de Jeanne de Sancerre, marié vers 1351 à Jeanne d'Amboise, dame de Nesle et Mondoubleau, fille de . 1394-???? : Blanche de Trie, morte vers 1402, fille du précédent et de Jeanne d'Amboise, dame de Nesle et Mondoubleau (Blanche avait une sœur, Jeanne de Mondoubleau, aussi sans postérité), mariée vers 1400, sans descendance, à Charles Bureau de La Rivière, seigneur de la Rivière, Grand-Maître des Eaux et Forêts de France, mort vers 1429/1432, comte de Dammartin en survivance de sa femme jusqu'en 1418. Alors, Charles doit céder le comté à Antoine de Vergy-Fouvent et Champlitte (1375-1439 ; fils de et arrière-petit-fils d' et Mahaut de Trie-Dammartin ci-dessus).
Maison de Châtillon
80px|right ????-???? : Marguerite de Châtillon, fille de Jacqueline de Trie, sœur de Charles de Trie, et de Jean de Châtillon, comte de Porcien (Jacqueline avait épousé Jean comte de Porcien vers 1350), mariée à Guillaume de/du Fayel, vicomte de Breteuil.
Maison de Fayel ????-1420 : de Fayel (mort vers 1420/1422 sans postérité de son union avec Jacqueline Paynel de Moyon), vicomte de Breteuil, comte de Dammartin, fils de Guillaume de Fayel, vicomte de Breteuil, et de Marguerite de Châtillon. 1420-142? : Marie de Fayel (sœur de - ; et de - Jeanne de Fayel, sans postérité de son union avec , souverain des Canaries), mariée à Renaud de Nanteuil d'Acy (certainement Nanteuil-le-Haudouin et Acy-en-Multien).
Les Anglais, qui occupent la moitié nord de la France, confisquent le comté de Dammartin pour le donner à un seigneur Bourguignon, Antoine de Vergy.
Maison de Vergy 80px|right Antoine de Vergy (mort en 1439), fils de et de Jeanne de Chalon. Il est un descendant des comtes de Dammartin : de Vergy est fils de de Vergy, lui-même fils d' de Vergy-Fouvent et de Mahaut de Trie ci-dessus, fille de de Trie, comte de Dammartin.
Maison de Nanteuil En chassant les Anglais, récupère le comté de Dammartin et le rend à ses propriétaires légitimes.
Renaud de Nanteuil, époux de Marie de Fayel de Breteuil de Dammartin. Marguerite de Nanteuil, fille des précédents, mariée en 1439 à Antoine de Chabannes.
Maison de Chabannes
1439-1488 : Antoine de Chabannes de St-Fargeau et Toucy en Puisaye (1402-1488), Grand-maître de France, grand-oncle du maréchal de La Palice, époux en 1439 de Marguerite de Nanteuil-Dammartin. 1488-1503 : Jean de Chabannes (v. 1462-1503), fils du précédent, marié 1° à Marguerite d'Anjou, fille naturelle de Nicolas duc de Lorraine (d'où - Anne de Chabannes, x 1496 sans postérité de Coligny-Châtillon, mort en 1512 à Ferrare des suites de la bataille de Ravenne) ; et 2° à Suzanne de Bourbon-Roussillon (1466-1531), fille de l'amiral Louis de Bourbon, comte de Roussillon, et de Jeanne de Valois, dame de Mirebeau (fille naturelle de ) [→ Jean de Chabannes avait comme fratrie : - Jeanne de Chabannes, x 1° 1469 Marquès Roger de Beaufort-Canillac d'Alès et d'Anduze, et 2° 1485 Jacques d'Apcher ; - Jacqueline de Chabannes, x 1469 de Polignac, mort en 1509 ; - Anne de Chabannes, x Robert de Balsac d'Entragues ; - trois enfants naturels, bâtards de Chabannes : Jacques (archer dans la compagnie de Gilbert de Chabannes ; mort en 1495 dans l'expédition de Naples), Marie (morte av. 1501 ; x François de Cugnac), et Hélène de Chabannes (x 1° Pierre de Chandio de Brinay, gouverneur d'Auxerre et de l'Auxerrois, et 2° Jacques de Veilhan-au pays de Ventadour et de Neuvic, gouverneur de la Puisaye en 1506)]. 1503-1516 : Avoye de Chabannes (v. 1490/1494 : 1493 - ap. 1542) (cf.-p. 317-328 ; et), dame de Toucy, Courtenay, Montpensier, Villemomble, comtesse de Dammartin et, pour moitié, de Roussillon (fille, semble-t-il cadette, du comte Jean et Suzanne de Bourbon), resta sans postérité de ses trois unions avec 1° 1504 Aymon/Émon/Edmond de Prie (mort en 1511), fils de Louis de Prie et neveu d'Aymar de Prie de Buzançais de Montpoupon (elle lui laisse Toucy), 2° 1511 Jacques (mort en 1515), sire de Bommiers et Mauléon, fils de Louis de La Trémoille, et 3° (dans les années 1520) Jacques de Brisay/de Brizay de Beaumont de Villegongis (mort ap. 1533). → Sa sœur Antoinette de Chabannes, dame de St-Fargeau (née v. 1489/1492 plutôt qu'en 1498 ; morte en 1519 plutôt qu'en 1527/1529), fille (semble-t-il aînée) du comte Jean et Suzanne de Bourbon, marie avant 1506 René d'Anjou-Mézières (1483-1521), baron de Mézières, fils de Louis d'Anjou (lui-même fils illégitime de , comte du Maine) et de Louise/Anne de La Trémoille
Maison d'Anjou-Mézières