Jean-François Roger, né dans la paroisse de Saint-Gilles, à Hennebont le et mort à Lorient le , est un négociant et homme politique français.

Biographie La famille Roger est établie à Hennebont depuis le milieu du , son bisaïeul Nicolas Roger (1611-1689) né à Quistinic étant inhumé par le recteur de la basilique Notre-Dame-de-Paradis, Yves Coquot, le . Jean-François est le huitième des dix enfants de Claude Roger (1707-1770), propriétaire, et de son épouse, Jeanne-Marie Eudome, originaire de Lorient. Jean-François Roger travaille principalement pour la compagnie française des Indes orientales tout au long du . Il est le fondateur du comptoir de l'île de France. Il est inscrit au de la liste des négociants d'Auguste Toussaint au . Il part avec quelques navires vers l'île de France pendant la période de la Terreur. Son associé de Lorient, Gérard, est tué par les révolutionnaires.

Sa famille s'installe rue de la Corderie à Port-Louis avec sa cousine Marie-Suzanne Gautier (1767-1837), fille de François Gautier et Marie-Jeanne Roger. Le couple s'unit le en l'église Saint-François-d'Assise de Pamplemousses, au nord de l'île.

Il est élu député royaliste de 1789 à 1794 et devient secrétaire honoraire de l'Assemblée des colonies. Il signe la lettre d'allégeance à Louis XVI le . Entre le et le , il est receveur de la commune de Port-Louis. Exilé loin de la France, il noue des relations d'amitiés avec plusieurs personnalités de l'île de France, dont le général César Louis d'Houdetot, le consul de Smyrne, grand-père d'Adolphe Thiers, mais aussi le futur maréchal de France Pierre Riel de Beurnonville, et enfin la famille Panon Desbassayns de Richemont. Plusieurs de ses fils vont grandir à l'île Maurice.

Après son retour en France en 1801, il achète le , pour la somme de , le château de Locoyarn, son pourpris, sa chapelle, ses terres et les bois jouxtant la propriété qui s'étendent sur plus de . Malgré les projets de vente et d'adjudication de la propriété, cette dernière est restée dans la même famille. Il meurt à Lorient au de la rue du Finistère en 1803.

Mariage et descendance De son union avec Marie-Suzanne Gautier, il a quatre fils et deux filles : Victor ; Lucien ; Francois-Marie ; Adolphe Roger, qui sera le parrain de la cloche « Marie » de la basilique Notre-Dame-de-Paradis d'Hennebont (sa marraine étant dame Émilienne Pitel) ; Marie-Mélanie Marie-Suzanne.

Plusieurs de ses enfants et petits-enfants recevront des prix agricoles et seront des membres actifs des chambres d’agriculture en Bretagne.

Notes et références

Catégorie:Naissance à Hennebont Catégorie:Naissance en septembre 1751 Catégorie:Décès en février 1803 Catégorie:Décès à Lorient Catégorie:Négociant français du XVIIIe siècle Catégorie:Personnalité mauricienne du XVIIIe siècle Catégorie:Personnalité bretonne du XVIIIe siècle Catégorie:Décès à 51 ans