Anthelme Marin, né le à Chambéry (duché de Savoie, actuel département de Savoie) et mort en 1825 dans cette même ville, est un botaniste, entomologiste, peintre de fleurs savoyard et une homme politique de la Révolution française.

Biographie Origines et début de carrière Louis Anthelme Marin naît le , à Chambéry, dans le Duché de Savoie., qui est l'un des États du royaume de Piémont-Sardaigne, aujourd'hui le département de la Savoie. Le Dictionnaire des parlementaires français (1889-1891) et la base Sycomore donne l'année 1758.

Son père, Joseph Marin, est nommé substitut avocat fiscal général, le , puis sénateur au Sénat de Savoie, le ..

Carrière juridique Après avoir obtenu un doctorat de droit à l'université de Turin, il s'inscrit au barreau de Chambéry, en 1782.

Il devient conseiller de ville, puis syndic-avocat, en 1789.

En 1790, il intègre la magistrature savoyarde devenant substitut surnuméraire de l'avocat fiscal général au Sénat de Savoie.

Mandat à la Convention Les troupes révolutionnaires françaises envahissent le duché de Savoie dans la nuit du 21 au . Le duché de Savoie est rattaché à la France, en . La Savoie devient un département français sous le nom de Mont-Blanc. Son père meurt peu de temps après. Il est nommé député et secrétaire suppléant dans l'Assemblée nationale des Allobroges.

La monarchie constitutionnelle, mise en application par la constitution du 3 septembre 1791, prend fin à l'issue de la journée du 10 août 1792 : les bataillons de fédérés bretons et marseillais et les insurgés des faubourgs de Paris prennent le palais des Tuileries. Louis XVI est suspendu et incarcéré, avec sa famille, à la tour du Temple.

Le , au terme du rapport de l'abbé Grégoire (député du Loir-et-Cher), le duché de Savoie est rattaché à la France et le département du Mont-Blanc établi. En , Anthelme Marin est élu député du département du Mont-Blanc, le quatrième sur dix, à la Convention nationale.

Il siège sur les bancs de la Plaine. Le , il est absent lors du scrutin sur la mise en accusation de Jean-Paul Marat. Le , il est également absent lors du scrutin sur le rétablissement de la Commission des Douze. Le 18 floréal an III (le ), il est élu membre de la Commission des Vingt-et-Un, chargée d'examiner la conduite de Joseph Le Bon (député du Pas-de-Calais), accusé d'avoir organisé la Terreur dans le Nord-Pas-de-Calais.

Mandat aux Cinq-Cents Sous le Directoire, Anthelme Marin est réélu député et siège au Conseil des Cinq-Cents. Il est tiré au sort pour quitter le Conseil le prairial an VI (le ).

Le 20 prairial an VII (le ), devenu professeur de belles-lettres à l'école centrale du département du Mont-Blanc, Anthelme Marin prononce un discours en hommage aux députés Antoine Bonnier d'Alco (député de l'Hérault) et Claude Roberjot (député de Saône-et-Loire), assassinés lors du congrès de Rastatt.

Notes et références

Voir aussi Bibliographie

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Articles connexes Histoire de la Savoie de 1792 à 1815 Liste des députés du Mont-Blanc

Liens externes

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