La disparition de Nathalie Geijsbregts constitue une affaire criminelle non élucidée en Belgique par l'enlèvement d'une fillette de à Leefdaal, en province du Brabant flamand, le , dont on n'a jamais retrouvé la trace.
Les faits
Pour se rendre dans son école spécialisée, Nathalie Geijsbregts va habituellement à pied jusqu'à l'arrêt du bus, à quelque de la maison familiale. Le matin du , ses parents l'y déposent. Ils ne la reverront plus.. La dernière personne qui voit Nathalie est une voisine qui va conduire ses enfants à l'école. Nathalie lui fait signe depuis le siège d'une Toyota Corolla grise garée au bord de la route, qui semble être en panne car le capot ouvert cache partiellement un homme d'une cinquantaine d'années ; il est à peu près 7 h 30. Intriguée, la dame, après avoir laissé ses enfants à leur école, contacte celle de Nathalie et apprend qu'elle n'y est pas présente. On en conclut qu'il y a eu rapt.
D'importantes recherches avec diffusion de la photo de l'enfant sont lancées tant en Belgique qu'aux Pays-Bas, en Allemagne et en France. Au cours des premières semaines, la police reçoit 920 informations. Plus de 120 délinquants sexuels sont interrogés dans le cadre de l'enquête qui mentionnera les noms de meurtriers connus comme Michel Fourniret, András Pándy, Marc Dutroux, sans qu'on ne puisse établir de lien avec l'un d'eux. En 1999, le Belge Michel Stockx, ancien chauffeur routier emprisonné à Scheveningen pour les meurtres de trois enfants commis aux Pays-Bas et en Allemagne, ayant confié à un codétenu qu'il avait violé et tué la fillette, a été interrogé plus d'une centaine de fois ; il a toujours nié les faits. Il est décédé des suites de brulures en prison en 2001..
En 2007, un infirmier de 48 ans de Rotselaar qui travaillait près de l'école de Nathalie, dénoncé anonymmement à Child Focus, a été arrêté, a été convaincu de possession de matériel pédopornographique, a réussi le test du détecteur de mensonge passé à sa propre demande. et a été relâché faute de preuves. En 2023, la DVI, en collaboration avec la police fédérale de Louvain, a mené des fouilles autour de sa maison sans trouver d'indices.
Vingt ans après la disparition de Nathalie, son papa, dans l'espoir de forcer l'enquête, organise en un labyrinthe de bougies allumées pendant dans la gare d'Anvers-Central, entourées d’une centaine de noms de disparus..
La disparition de l'enfant n'interrompt pas les démarches de la part des institutions, ce qui à la fois ravive l'émotion des parents mais en même temps les car cela indique que les disparus n'ont pas été radiés des registres, expliquent les parents de Nathalie qui ont reçu pour elle, par exemple, un courrier demandant pourquoi elle n'avait pas été inscrite dans une école secondaire et un autre l'invitant à se faire injecter le vaccin contre la Covid-19..
En , la Cellule des personnes disparues de la police fédérale mène en vain, sur base d'un signalement, une opération de recherche à Rotselaar.
Une pierre commémorative est érigée à l'endroit où Nathalie a été vue pour la dernière fois..
Déclaration d'absence
En soit 33 ans après la disparition de la fillette, et pour protéger leur fils d'éventuelles difficultés successorales, les parents de Nathalie ont obtenu du tribunal de la famille une produisant les mêmes effets qu'une déclaration de décès mais plus supportable pour eux au point de vue émotionnel. De plus si l'enfant réapparaissait, elle pourrait faire opposition à ce jugement et retrouver ses droits..
Notes et références
Références
Bibliographie
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Articles connexes
Liens externes
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