Jean-Pierre-Joseph d'Arcetdit Jean d'Arcet fils dans sa famille. Il lui arrive de signer ses ouvrages Jean d'Arcet, ce qui crée, parmi la critique, la confusion avec son père, Jean d'Arcet père., ou Darcet, né à Paris le et mort à Paris le , est un chimiste et industriel français, à la tête de nombreuses manufactures à Paris, et membre de non moins nombreuses instances officielles, gouvernementales ou académiques.
Biographie Il poursuit les travaux de son père Jean d'Arcet, obtenant en 1801 la médaille d'or à l'exposition des produits de l'industrie française pour ses recherches sur la soude artificielle, qu'il fabrique à la Gare, à Paris puis à Saint-Denis et Nanterre. D'Arcet est aussi un associé de la savonnerie Decroos à partir de 1806 puis, en 1809, de la manufacture de papiers peints de Jacquemart, rue de Montreuil, qui devient une fabrique renommée de produits chimiques..
Parallèlement, il est nommé vérificateur (1805), inspecteur des essais (1819) et enfin commissaire général des monnaies (1828) à la Monnaie de Paris, où son père avait également travaillé. Membre de la Société d'encouragement pour l'industrie nationale, il est nommé secrétaire de son Comité des arts chimiques en 1804 par Guyton-Morveau. Six ans plus tard, concernant l'usage de l'acide chlorhydrique perdu lors de la fabrication de soude. Il est également membre de la Société royale d'agriculture de Paris à partir de 1787, puis nommé en 1810 membre du Conseil d'hygiène publique et de salubrité, où il s'occupe en particulier des fourneaux fumivores. Il est aussi élu membre de l'Académie des sciences en 1823. Entre-temps, il est membre fondateur du Conseil général des manufactures en 1810 et vice-préside l'organisme ; en 1811 il entre également au Comité consultatif des arts et manufactures, organe consultatif du ministère de l'Intérieur. Hygiéniste et industrialiste, il défend tant l'industrie que ses intérêts dans ces diverses fonctions. Il travaille avec l'atelier d'affinage d'or et d'argent de la rue Chapon entre 1814 et 1819, qui est examiné par le Conseil d'Hygiène publique.
En 1811, il s'inspire du fondeur d'art Jean-Baptiste Launay (1768-1827), pour son invention d'un creuset en fonte de fer cémentée..
Il est connu pour ses expériences sur la gélatine des os, collaborant avec la triperie de l'île des Cygnes, et qui était utilisée par Jacquemart pour fabriquer de la colle. Ses découvertes sur les sels minéraux des eaux thermales de Vichy, en 1825., sont à l'origine de la mise au point de la pastille de Vichy. Il améliore aussi les procédés de fabrication du bleu de Prusse, fabriqué dans son usine rue de Montreuil. En 1816, il devint membre des Annales de chimie et, après deux échecs, fut élu à l'Institut de France en 1823 grâce à l'appui de Chaptal. Entre 1816 et 1825, il dirigea d'ailleurs avec son fils et Holker la manufacture des Ternes.
En 1817, il devient l'associé de Jean-Baptiste Marie Chaptal de Chanteloup et de Jean-Jacques-Louis Holker, dans la manufacture de produits chimiques des Ternes (Neuilly)Georges Kersaint, « Sur l'usine de Chaptal aux Ternes », in: Comptes rendus hebdomadaires des séances de l'Académie des sciences, Paris, Bachelier, mars 1961, — lire sur Gallica..
Ces activités lui valent d'être qualifiées par l'historien Thomas Le Roux de « principal pollueur de Paris ». Aucune de ses usines ne fut critiquée par le Conseil d'Hygiène dont il était membre, et depuis 1812, il améliorait certains procédés insalubres. Il améliora ainsi la ventilation à La Monnaie de Paris, après la mort de trois employés, et aida les frères Blanc, à Lyon, à réduire les émanations de fumée de leur usine de cendres gravelées. En revanche, sa tentative, en 1828, d'installer un fourneau fumivore dans la manufacture des tabacs du Quartier du Gros-Caillou, l'une des usines les plus importantes et les plus polluantes de Paris, échoua. Ces recherches donnent lieu à un ouvrage tardif, Collection de mémoires relatifs à l'assainissement des ateliers, des édifices publics et des habitations particulières (1843). Ces travaux pour la salubrité lui ont valu l'attribution du prix de francs créé par disposition testamentaire par le bronzier, poète et goguettier André-Antoine Ravrio pour la découverte d'un moyen qui prévint les dangers de l'emploi du mercure dans la profession de doreur sur métaux..
Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise ().
Sa fille Louise épousa le sculpteur James Pradier.
Publications . . . . La même page inclut aussi, à la suite de cette publication : Rapport fait le au Conseil général des hospices, sur l'emploi de la gélatine à l'Hôtel-Fieu de Paris, par M.B. Desportes, impr. Gaultier-Laguionie, Recueil industriel manufacturier, agricole et commercial, de la salubrité publique et des beaux-arts, ; Rapport au Conseil général des hospices, fait le , sur l'emploi de la gélatine des os à l'hôpital Saint-Louis, à Paris, par M. Jourdan, impr. Gaultier-Laguionie, Recueil industriel manufacturier, agricole et commercial, de la salubrité publique et des beaux-arts, . . . . . . . . . . . . . . . .
Iconographie Portrait par Ambroise Tardieu Portrait gravé par Ephraïm Conquy Un buste par son gendre James Pradier.
Hommages Rue Darcet à Paris : renommée en 1864 « rue d'Arcet » pour le père et le fils, renommée rue Darcet en 1881. Il est mentionné dans les premières pages de d’Honoré de Balzac..
Notes et références Notes
Références Source partielle :
Voir aussi Articles connexes Sels minéraux de Vichy Pastille de Vichy
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