William Lazenby, né en 1834 et mort vers , est un écrivain et éditeur britannique, spécialisé dans la littérature érotique, vendue clandestinement à Londres.
Biographie Peu de détails à ce jour sont connus sur la vie de William Lazenby : les principaux éléments dont on dispose, sont les listes d'ouvrages publiés sous sa marque et les commentaires qui en ont été faits « William Lazenby », in: Sheryl Perry, « A Chronology of People. Notable people in the field of sexuality and/or erotic literature », The Erotica Bibliophile, 2003..
Il aurait repris le fonds érotique du libraire-éditeur , mort en prison à Londres en 1868Patrick J. Kearney, Five Letters from James Campbell Reddie to Henry Spencer Ashbee, Scissors & Paste Bibliographies, 2008, note 2 — sur Archive.org. Sheryl Perry, William Dugdale. A Checklist by Title of Books Published, 2006 — sur Erotica Bibliophile..
Il commence à publier des écrits dans les années 1870 en pleine époque victorienne.
The Romance of Lust, publié à Londres à partir de 1873, est un roman érotique en quatre volumes, dont l'impression, anonyme et clandestine, est achevée en 1876. L'auteur, longtemps inconnu, serait (selon Henry Spencer Ashbee) ou Sheryl Perry, « Edward Sellon. An Outline of His Life », The Erotica Bibliophile, 2010.. Le roman raconte l'histoire d'un homme possédant un énorme pénis et toutes ses activités sexuelles conséquentes. L'ouvrage est cité en référence par Ashbee [Pisanus Fraxi] dans sa fameuse bibliographie d'erotica, Catena librorum tacendorum (1885).
En , Lazenby lance la revue mensuelle The Pearl, sous-titrée Facetiae and Voluptuous Reading [reprint] The Pearl: A Journal of Voluptuous Reading, the Underground Magazine of Victorian England, New York, Grove Press, 1968., faussement indiquée comme imprimée dans les locaux de l'université d'Oxford. Dans l'une des livraisons, il fait passer deux poèmes relatifs à la flagellation comme étant d'Algernon Swinburne, ce que l'auteur ne confirma jamais. Parmi les contributeurs identifiés, on trouve The Oyster: a novel from the Victorian classic underground magazine, vol. 1, Sevenoaks, Hodder and Soughton, 1991, — lire sur Archive.org.. Les autorités britanniques font interdire la revue en , après 18 livraisons Donald Serrell Thomas, Swinburne, the Poet in his World, Oxford, Oxford University Press, 1979, . Transcriptions des 18 numéros, sur Horntip.. vignette|redresse| Couverture de The Pearl, I, 1879. En 1881, il réimprime un célèbre érotique anglais, The Birchen Bouquet, composé vers 1770, centré sur la flagellation, puis édite The Sins of the Cities of the Plain; or, The Recollections of a Mary-Ann, with Short Essays on Sodomy and Tribadism, célèbre pour être le premier ouvrage de fiction britannique abordant frontalement l'homosexualité et la prostitution masculine ; il fut tiré à 250 exemplaires et porte comme nom d'auteur « Jack Saul ».
Sa revue suivante s'intitule The Cremorne, publiée une première fois en 1882 à Londres (et faussement datée « 1851 »). Le titre de la revue est une référence aux Cremorne Gardens, lieu de prostitution londonien. L'un des textes publiés, « The Secret Life of Linda Brent », est un pastiche obscène d'un célèbre ouvrage de Harriet Jacobs .
L'année suivante, il lance The Oyster, cette nouvelle revue à caractère érotique va connaître une curieuse longévité, sans doute reprise par des amis de Lazenby, tels Gerald Burdett et le docteur Edward Parsifal, puisqu'on en trouve la trace éditoriale jusqu'en 1896.
En 1883, il édite The Boudoir: A Magazine of Scandal, Facetiae etc, qui va durer deux ans et réimprime The Romance of Chastisement, un recueil érotique datant de 1866, là encore centré sur les châtiments corporels.
Dans tous ses périodiques, Lazenby utilise des pseudonymes, comme « Duncan Cameron », « Rosa Belinda Coote », et « Thomas Judd ».
En 1884, il publie un nouveau roman, Randiana, or Excitable Tales, mettant en scène des situations de lesbianisme.
Cette même année, le permet au Gouvernement britannique de contrôler la diffusion de ce genre de publications, que les éditeurs, interdits d'exposition en librairie, envoyaient par voie postale. Cette loi met fin au commerce de Lazenby, et, poursuivit en justice, de même que d'autres éditeurs anglais comme Edward Avery (1851-1913), qui fut son associé, Charles Carrington, et Harry Sidney Nichols (1865-1941), il se réfugie à Paris ou en Belgique. On perd sa trace après 1888.
Son dernier ouvrage publié semble avoir été The Pleasures of Cruelty. Being a sequel to the reading of Justine et Juliette by the Marquis de Sade (1886), dont l'auteur, anonyme, donne lieu à des conjectures : il fut probablement une œuvre commune, à plusieurs mains, conçu dans le cercle de « flagellateurs » londoniens gravitant auteur de Richard Monckton Milnes.
Nichols et Leonard Smithers étaient en relation d'affaires avec lui quand il créèrent la vers 1886-1888Patrick J. Kearney, 1982, ..
Notes et références
Voir aussi Bibliographie Patrick J. Kearney et Gershon Legman, The Private Case: An Annotated Bibliography of the Private Case Erotica Collection in the British Museum Library, Londres, J. Landesman, 1981. Patrick J. Kearney, A History of Erotic Literature, Londres, Macmillan, 1982. . . « Littérature porno », in: . Jean-Pierre Dutel, Bibliographie des ouvrages érotiques publiés clandestinement entre 1880 et 1920, vol. 1, Paris, chez l'auteur rue Jacques Callot, 2002,
Liens externes
Articles connexes Sadisme et masochisme dans la fiction
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