Les frappes aériennes de juillet 2025 à Damas ont lieu le , lorsqu'Israël mène des bombardements contre plusieurs bâtiments gouvernementaux à Damas, en Syrie, dont le quartier général de l'armée syrienne et les environs du palais présidentiel. Les frappes tuent au moins trois personnes et en blessent 34 autres.
Israël affirme avoir frappé les bâtiments comme un « avertissement » pour défendre les Druzes lors des affrontements dans le sud de la Syrie en juillet 2025. Israël avait envahi certaines zones de la Syrie en et propose maintenant une zone démilitarisée dans le sud du pays, interdisant aux troupes syriennes d'y pénétrer.
Contexte Après la chute du régime Assad le , Israël profite du vide de pouvoir créé par la chute du président syrien Bashar el-Assad pour mener une campagne de bombardements aériens visant à affaiblir l'armée syrienne, envahir certaines régions de Syrie et occuper plusieurs centaines de kilomètres carrés de territoire, déclarant nul l'accord de désengagement de 1974 conclu avec la Syrie baasiste. Malgré sa participation à des pourparlers de paix médiés par les États-Unis à la fin , destinés à mettre fin aux hostilités et à normaliser les relations entre les deux pays, Israël continue de promettre de « protéger les Druzes syriens » et avertit qu'il frappera la Syrie si ses troupes pénètrent dans les trois gouvernorats du sud déclarés zones démilitarisées — Quneitra, Deraa et Soueïda.
Le , des affrontements éclatent entre groupes armés druzes et bédouins à Soueïda, faisant au moins 200 morts. Après que le gouvernement syrien de transition décide de déployer les forces armées syriennes dans la région pour rétablir l'ordre, le leader druze Hikmat al-Hijri appelle à la résistance armée contre le gouvernement et les Bédouins, et demande à Israël de « sauver Soueïda ». Le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, ordonne alors des frappes contre les forces syriennes et les armes entrant dans Soueïda, affirmant que le gouvernement « compte les utiliser contre les Druzes ».
Frappes aériennes Le , vers 15 h 00, des avions de chasse israéliens lancent quatre frappes aériennes sur Damas, endommageant les bâtiments du commandement général de l'armée et du ministère de la Défense situés près de la place des Omeyyades, ainsi que les environs du palais présidentiel, causant des « dégâts importants » dans le centre de Damas selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme. Le ministère de la Défense est touché à deux reprises, entraînant l'effondrement de quatre étages des bâtiments, la destruction de deux de ses façades et de son entrée.
Selon Israël, les commandants syriens au quartier général militaire dirigent les forces gouvernementales à Soueïda, tandis que la frappe près du palais présidentiel sert d'« avertissement » au gouvernement en vue de son retrait de Soueïda. Le ministère de la Santé syrien fait état d'au moins trois morts et de 34 blessés. Les frappes ont tué cinq membres des forces de sécurité, indique une source médicale syrienne.
Conséquences Le président Ahmed al-Charaa condamne fermement les frappes aériennes, les qualifiant de « ciblage à grande échelle des installations civiles et gouvernementales », et accuse Israël de chercher à semer le « chaos » en Syrie. Le ministère des Affaires étrangères déclare que « l'attaque flagrante d'Israël, qui fait partie d’une politique délibérée menée par l'entité israélienne pour attiser les tensions, répandre le chaos et saper la sécurité et la stabilité en Syrie, constitue une violation manifeste de la Charte des Nations Unies et du droit international humanitaire ».
À la suite des frappes, le secrétaire d'État américain Marco Rubio déclare que l'administration Trump s'engage auprès de toutes les parties pour mettre fin à ce qu'il qualifie de « situation inquiétante et horrifiante », la qualifiant de « malentendu ». Peu après, un accord de cessez-le-feu est conclu, mettant fin aux opérations militaires et exigeant le retrait des forces syriennes de Soueïda.
Notes et références
Damas Damas Damas Damas Catégorie:Relations entre Israël et la Syrie Catégorie:Crise au Moyen-Orient depuis 2023