Le Conseil national de l’Ordre des médecins du Burkina Faso (CNOM-BF) est l'organe de régulation de la profession médicale au Burkina Faso. Il veille au respect de la déontologie, à la moralisation de la pratique médicale et à la protection de la santé publique.

Historique L'Ordre national des médecins du Burkina Faso a été institué par la loi n° 028-2012/AN du , qui définit ses missions, son organisation, les conditions d’exercice de la médecine ainsi que les règles de discipline et de déontologie.

Le Conseil national, organe exécutif central, a été créé pour coordonner les conseils régionaux et assurer une régulation homogène de la profession sur l’ensemble du territoire LOI N° 028-2012/AN PORTANT CREATION, ATTRIBUTIONS, ORGANISATION ET FONCTIONNEMENT DE L'ORDRE NATIONAL DES MEDECINS DU BURKINA FASO.

Organisation L’Ordre comprend:

le Conseil national, chargé de la coordination générale, de la représentation de l’Ordre et de la supervision de ses activités; les conseils régionaux, présents à Ouagadougou, Bobo-Dioulasso, Ouahigouya et Fada N’Gourma, qui coordonnent les activités au niveau local et veillent au respect de la déontologie; le Congrès de l’Ordre, instance suprême réunissant périodiquement tous les médecins inscrits.

Le Conseil national est dirigé par un Bureau exécutif de huit membres : président, vice-président, secrétaire général, secrétaire général adjoint, trésorier général, trésorier général adjoint, secrétaire à l’organisation et à l’information, et secrétaire adjoint. Le président doit être médecin burkinabè inscrit au tableau de l’Ordre, avec au moins dix années d’expérience professionnelle .

Missions Le CNOM-BF a pour missions de:

veiller au respect du code de déontologie médicale; élaborer et proposer des révisions du code de déontologie; coordonner les activités des conseils régionaux; tenir à jour et publier le tableau de l’ordre, c’est-à-dire la liste officielle des médecins autorisés à exercer; assurer la défense de l’honneur et de l’indépendance de la profession; contribuer à la protection de la santé publique et à la confidentialité des données de santé; émettre des avis sur les questions de principe ou de règles professionnelles; assister les membres de l’Ordre en cas de litiges; participer à la lutte contre l’exercice illégal de la médecine; promouvoir l’éthique, la discipline et les valeurs fondamentales de la profession .

Inscription et exercice de la médecine Nul ne peut exercer légalement la médecine au Burkina Faso s’il n’est inscrit au tableau de l’Ordre. L’inscription nécessite la présentation d’un diplôme d’État de docteur en médecine (ou équivalent), d’un certificat de nationalité, d’un extrait de casier judiciaire et d’un certificat médical d’aptitude. Les médecins étrangers ou coopérants doivent obtenir une inscription temporaire pour la durée de leur séjour.

Discipline et déontologie Le code de déontologie médicale, fixé par le décret n° 2014-048/PRES/PM/MS, énonce les devoirs des médecins : respect de la vie humaine, dignité, probité, secret professionnel et indépendance.

Il interdit notamment :

le charlatanisme et la publicité commerciale; le partage d’honoraires ou le compérage entre professionnels de santé; la distribution ou prescription de produits non autorisés.

Les manquements sont jugés par les conseils régionaux ou par le Conseil national en chambre disciplinaire. Les sanctions vont de l’avertissement à la radiation.

Ressources Les ressources financières de l’Ordre proviennent :

des droits d’inscription et cotisations annuelles; des subventions de l’État et des collectivités locales; des dons et legs; de l’appui des partenaires techniques et financiers.

Congrès

9ème congrès Le 9ᵉ congrès de l’Ordre national des médecins du Burkina Faso (ONM-BF) s’est tenu les 21 et à Ouagadougou. L’événement a été ouvert par Robert Lucien Jean‑Claude Kargougou, ministre de la Santé représentant le Premier ministre, et a réuni des médecins, des responsables institutionnels ainsi que des acteurs du secteur public et privé.

Le congrès, placé sous le thème «Garantir l’équité dans l’accès aux soins par une réforme structurée de l’exercice médical: régulation, formation, insertion, télémédecine et secteur privé au cœur des enjeux», visait à engager une réflexion sur la réforme du système de santé burkinabè. Les participants ont débattu de plusieurs questions majeures, notamment la régulation de la pratique médicale, la formation initiale et continue, l’insertion professionnelle des jeunes médecins, le développement de la télémédecine et le rôle du secteur privé dans l’offre de soins.

L’événement a également permis de faire le bilan des mandats précédents et de définir de nouvelles orientations stratégiques pour le fonctionnement et le renforcement institutionnel de l’Ordre. Abdoul‑Guaniyi Sawadogo, président du conseil national de l’Ordre, a présenté la vision de l’ONM-BF à l’horizon 2030, visant à faire de l’Ordre un acteur de référence pour la régulation médicale, la formation et l’accès équitable aux soins. Selon Alain Konseïbo, président du comité d’organisation, le congrès a constitué un espace de «débat, d’audace et de refondation» destiné à inscrire l’action de l’Ordre dans une dynamique de continuité et d’innovation.

Voir aussi https://www.ordremedecinsburkina.bf/fr

Notes et références

Catégorie:Santé