L’élection présidentielle tanzanienne de 2025 a lieu le afin d'élire le président de la république unie de Tanzanie ainsi que le vice-président. Des élections législatives sont organisées simultanément.
Devenue présidente en à la mort du président John Magufuli dont elle était auparavant la vice-présidente, Samia Suluhu Hassan se présente sous la bannière du parti au pouvoir, le Chama cha Mapinduzi (CCM). Les élections ont lieu sous un climat de répression politique, les principaux opposants étant emprisonnés ou empêchés de présenter leur candidature.
Contexte Accession à la présidence de Samia Suluhu Hassan vignette|gauche|redresse|Samia Suluhu Le parti Chama cha Mapinduzi a remporté toutes les élections depuis l'instauration du multipartisme en 1992, que ce soit au niveau national ou à Zanzibar. L'opposition est principalement incarnée par le Parti pour la démocratie et le progrès (Chadema), en progrès notable depuis les années 2010.
L'élection présidentielle d' voit à nouveau la victoire du CCM, le président sortant John Magufuli étant réélu avec plus de 84 % des voix pour un deuxième mandat. Sa colistière Samia Suluhu Hassan est simultanément élue à la vice-présidence, tandis que le CCM remporte la quasi totalité des sièges aux élections législatives. Le principal opposant, à la tête du Chadema, Tundu Lissu, critique les élections qu'il qualifie de , tandis que la mission d’observation de la Communauté d'Afrique de l'Est parle quant à elle d'un scrutin . John Magufuli prête serment pour un second mandat le ..
John Magufuli meurt cependant dans l'exercice de ses fonctions le des suites de problèmes cardiaques. La vice présidente Samia Suluhu devient de droit présidente pour la durée restante de son mandat... Elle suscite alors de grand espoirs dans le pays en menant initialement une politique de détente, levant notamment l'interdiction des rassemblements politiques de l'opposition, rouvrant des médias interdits et annulant une loi controversée interdisant aux adolescentes enceintes de poursuivre leurs études. La période est cependant de courte durée, Samia Suluhu mettant finalement en place un régime aussi répressif que son prédécesseur..
Répression de l'opposition Auparavant jugée , la nouvelle présidente mène en amont du vote une politique de répression systématique de l'opposition, qualifiée par Amnesty International de , avec des des droits fondamentaux dans le cadre d'une intensification de la répression visant l'opposition, la société civile, les journalistes et toutes les voix dissidentes... Le CCM choisit Suhulu comme candidate à l'élection de 2025 en janvier de la même année, avec Emmanuel Nchimbi pour colistier..
Le Chadema se voit quant à lui interdit de participer aux élections sous prétexte de la non-signature d'un nouveau code de conduite électoral, critiqué par l'opposition. Son dirigeant emblématique et nouvellement élu président du parti, Tundu Lissu, est lui même arrêté en et inculpé pour , un crime passible de la peine de mort, en raisons d'. Son arrestation accompagne celles de nombreux cadres et sympathisants du parti tel son vice-président John Heches. Certains opposants disparaissent tel l'ancien ambassadeur et opposant Humphrey Hesron Polepole, dont la maison est retrouvée vide, le sol maculé de sang. L'un de ces opposants, Ali Mohamed Kibao, est retrouvé mort en le corps roué de coup et aspergé d'acide. Cet assassinat exacerbe les tensions politiques dans le pays, l'opposition accusant ouvertement le gouvernement de l'avoir commandité, et menaçant le pays d'un soulèvement. L'assassinat suscite des condamnations à l'international de la part notamment des États-Unis et de l'Union européenne, qui qualifient les évènements de ...
Le troisième parti du pays, l'Alliance pour le changement et la transparence (ACT), voit lui aussi son candidat, Luhaga Mpina, disqualifié par la commission électorale. Le candidat dénonce un probable des élections via une fraude électorale utilisant le nouveau système de vote anticipé. Ces propos sont qualifiés de fausses informations par le gouvernement.
La candidature de Suluhu Hassan est approuvée en avec celles de seize autres candidats de partis mineurs.. La campagne électorale a ainsi lieu en l'absence des principaux partis d'opposition, dans un climat de peur et de répression qui voit le gouvernement limiter également la présence des observateurs internationaux.
Système électoral Le président de la république unie de Tanzanie est élu au scrutin uninominal majoritaire à un tour pour un mandat de cinq ans, renouvelable une seule fois. Chaque candidat se présente avec un colistier, candidat à la vice-présidence...
Résultats +Résultats nationaux préliminaires(dépouillés à 7,20 %)Candidatet colistierPartiVoix%Samia Suluhu HassanEmmanuel NchimbiCCM97,95Mwalim Salum JumaDevotha Mathew Minja0,66Gombo Samandito GomboMohamed Abdalla HusnaCUF0,36Jimmy Kibonde CoasterHaji Suleiman Azza0,30Kunje Ngombale MwiruJuma Abdalla Chum 0,15Autres candidats (12)0,57Votes validesVotes blancs et nulsTotal100AbstentionInscrits / participation
Analyse et conséquences Les premiers rapports publiés le jour de l'élection indiquent un taux de participation nettement inférieur aux prévisions, en particulier chez les jeunes électeurs, dans un contexte d'apathie générale et d'absence de candidats d'opposition majeurs..
Le , la commission électorale déclare la victoire de Samia Suluhu avec 97,66 % des voix, selon des résultats provisoires.. Les médias étrangers, à l'instar de la BBC et du journal kényan Daily Nation, soulignent le pourcentage très élevé de voix obtenues par Suluhu, ainsi que l'affirmation selon laquelle cette dernière obtient plus de 31,9 millions de voix, soit un taux de participation de 82 %. Ses résultats sont vus comme une preuve de fraude électorale, alors que son prédécesseur John Magufuli, n'a obtenu que 12,5 millions de voix lors de l'élection de 2020.. Dans son discours de victoire, Suluhu déclare que le scrutin est , accuse les manifestants d'être et indique que ... Malgré les manifestations contre sa réélection et la répression qui fait entre selon les sources, elle prête serment pour son second mandat le à Dodoma..
Notes et références
Liens externes
Tanzanie 2025 Catégorie:2025 en Tanzanie Catégorie:Politique en octobre 2025 Tanzanie Tanzanie Catégorie:29 octobre