Le bras-reliquaire de saint Louis est un reliquaire contenant une relique de saint Louis. Il est conservé à Prudhomat.
Histoire La relique de saint Louis contenue dans le reliquaire est considérée authentique par l’Église catholique, ce qui dans cette perspective la situerait dans les années 1270. D’après la tradition, elle aurait été offerte en 1308 par Philippe le Bel à Guérin de Castelnau, qui avait accompagné Louis IX dans ses croisades. Bien que sa datation demeure incertaine, le reliquaire semble toutefois postérieur d’un siècle, son style le rapprochant plutôt d’œuvres de la fin du ou du début du .
Le reliquaire est probablement offert en 1581 à l’église de Castelnau. En effet, Louise de Bretagne, dame d'honneur de Catherine de Médicis, épouse de Guy de Castelnau-Clermont et descendante de Louis IX décide à cette date de renommer l’église Saint-Jean en église Saint-Louis en l’honneur de son ancêtre. Le don de la relique aurait alors accompagné le changement de dédicace.
Le reliquaire est classé monument historique depuis le .
Description Ce reliquaire en cuivre doré et argenté sur une âme en bois prend la forme d’un bras droit dressé. Il est vêtu d’un vêtement de cérémonie richement orné. La bordure de la manche et la base du reliquaire sont ainsi décorées d’une bande de cabochons de pierre et de verre coloré. La manche comporte également des médaillons gravés à double bordure, dans lesquels sont représentées des fleurs de lys et des fleurs. Une grille permettant d’apercevoir la relique est ouverte dans le côté du bras et comportait à l’origine un volet, dont ne subsiste que les charnières. Cette grille coupe un des médaillons, ce qui indique qu’elle a été réalisée dans un second temps. La tunique portée par le bras sous ce vêtement dépasse légèrement au poignet et est décorée d’un quadrillage dont lequel s’inscrivent des fleurs de lys et des cercles.
La main est représentée avec les doigts tendus, à l’exception de l’index qui se replie pour joindre le pouce. Ce geste a plusieurs signification au Moyen Âge, la plus vraisemblable dans ce contexte étant un signe de protection.
Notes et références
Annexes Bibliographie .
Liens externes
Catégorie:Reliquaire