L’Empire (sous-titré Enquête au cœur du rap français) est un livre d'investigation de Simon Piel, Paul Deutschmann et Joan Tilouine, publié en , qui présente les résultats d'une enquête sur les liens, en France, entre rappeurs, Mafia et capitalisme débridé.
Thème de l'enquête Les journalistes ont recueilli environ 200 témoignages ainsi que des documents confidentiels concernant les liens entre le monde du rap et l'argent, ainsi que la mainmise de narcotrafiquants sur une partie des revenus des disques hip-hop.
Les enquêtes portent sur des rappeurs tels que Jul, Werenoi, Maes, Gims, SCH.
Les relations avec l'argent et le pouvoir sont illustrées par des exemples comme celui de Gims, fréquemment invité, avec passeport diplomatique, par le président Félix Tshisekedi ou le roi Mohammed VI, mais aussi d'autres rappeurs qui entretiennent des relations régulières avec des milliardaires ou collaborent avec des grandes marques comme Samsung, Puma, Adidas ou Nike. En outre, il investigue l'usage répété de paradis fiscaux comme Dubaï .
Dans certains cas, la Mafia assure leur contre des menaces d'adversaires. Dans d'autres cas, elle négocie directement avec les maisons de disques. Des proches d'un rappeur peuvent être impliqués dans le grand banditisme, comme dans le cas d'un proche de Koba LaD qui a facilité l'évasion sanglante de Mohamed Amra.
Réception
Critique L’ouvrage L’Empire. Enquête au cœur du rap français, de Joan Tilouine, Simon Piel et Paul Deutschmann, a connu un large écho médiatique tant de la part de la presse écrite, audiovisuelle que radiophonique . Il a ainsi fait l'objet d'articles et de recensions dans de nombreux médias à l'instar des quotidiens Le Monde qui en a fait sa Une du mercredi , Le Figaro ou encore Libération qui évoque "une plongée folle, chiffrée et passionnante". Très vite en rupture de stock, il se classe dès sa première semaine de sortie dans les meilleures ventes de livres en France et s'est vendu à plus de 25 000 exemplaires en un mois . Deux mois après sa sortie, l'ouvrage s'est écoulé à plus de 40 000 exemplaires.
Dans un article publié le dans Atlantico, le sociologue Michel Bampély souligne l’analyse développée par les auteurs sur le rôle ambivalent des maisons de disques françaises. Il relève une oscillation entre affichage d’une vigilance éthique et tolérance pragmatique à l’égard de zones grises liées à l’origine des capitaux. Ces pratiques évoquent des logiques de blanchiment d’argent.
L'ouvrage a également fait l'objet de commentaires de la part de figures du rap français à l'image de Soprano, Disiz ou encore du réalisateur Franck Gastambide.
Références
Catégorie:Livre d'investigation Catégorie:Rap Catégorie:Crime organisé en France Catégorie:Octobre 2025 Catégorie:2025 en sociologie Catégorie:Essai français paru en 2025