La Légende de l’assassin est un roman de l’écrivain togolais Kangni Alem, publié pour la première fois le aux Éditions J.-C. Lattès à Paris, puis réédité à Lomé en 2024 aux Éditions Continent. Ce roman explore les thèmes de la justice, de la culpabilité et de la superstition dans un État africain fictif nommé TiBrava, transposition symbolique du Togo contemporain.

Résumé Le récit est raconté à la première personne par Maître Apollinaire, avocat de soixante-dix ans, atteint de diabète, de cholestérol et d’hypertension. Au moment de prendre sa retraite, il se replonge dans l’affaire la plus marquante et la plus douloureuse de sa carrière: celle de K.A., un jeune homme accusé d’un meurtre rituel et condamné à mort trente ans plus tôt. À travers cette enquête tardive, Apollinaire cherche à comprendre les zones d’ombre d’un procès expéditif tenu dans un jeune État africain autoritaire. Le roman prend la forme d’une introspection et d’une quête de vérité, où se mêlent mysticisme, fantastique, et critique du pouvoir politique et religieux.

Contexte et genèse L’intrigue s’inspire d’un fait réel survenu au Togo en 1969: l’affaire Adjata Koffi, condamné à mort pour un meurtre rituel. Le jeune avocat commis d’office à l’époque était Me Yaovi Agboyibo, futur opposant politique togolais. Kangni Alem transpose ce fait divers dans la fiction, en brouillant les frontières entre réalité historique et imagination littéraire, notamment à travers les initiales du personnage principal, K.A., identiques à celles de l’auteur. L’auteur situe le roman dans TiBrava, pays fictif déjà présent dans ses œuvres précédentes (Cola Cola Jazz, Esclaves), inspiré du Togo et du golfe de Guinée.

Thèmes Le roman interroge la justice africaine postcoloniale, minée par la corruption, la violence politique et la croyance dans le surnaturel. Alem y aborde également : La culpabilité morale d’un avocat qui n’a pas su défendre son client ; La fusion du religieux et du politique dans les sociétés africaines ; La frontière poreuse entre le bien et le mal ; La décapitation symbolique de la raison et du progrès. L’œuvre mêle réalisme, fantastique et satire sociale, dans un style qualifié par la critique de .

Accueil critique Le roman a été salué par la critique pour la richesse de son univers et la profondeur de son propos. Selon Le Point Afrique, Kangni Alem , mêlant critique politique et mysticisme. Pour Lettres méridionales, l’œuvre . L’université de New York à Geneseo y voit .

Édition Titre : La Légende de l’assassin Auteur : Kangni Alem Éditeur : J.-C. Lattès Date de parution : ISBN : Nombre de pages : 213 Deuxième édition : Éditions Continent, 2024

Notes et références

Voir aussi Esclaves (2009) Cola Cola Jazz (2002) Les enfants du Brésil (2017)

Catégorie:Roman paru en 2015 Catégorie:Roman de langue française Catégorie:Roman sur la justice Catégorie:Littérature togolaise