Mistiriijo, la mangeuse d'âmes est le deuxième roman de l'écrivaine camerounaise, Djaili Amal, paru en 2013, aux Editions Ifrikiya et rééditée en 2021 aux Éditions Proximité et en 2024 par les Éditions Valesse. Il traite de la question des violences infligées aux femmes âgées à l'époque coloniale, souvent traitées de sorcières. Il dénonce ainsi les violences faites aux femmes, le poids des traditions et l'exclusion sociale.

Résumé Paru en 2013, Mistiriijo la mangeuse d'âmes, est l'histoire de Aissatou Dona ou Goggo Aïssa, une sexagénaire peule, accusée de sorcellerie . Elle serait l'auteur de la maladie de Moussa, le fils d'Alhadji Hamadou, un jeune garçon dont elle aurait mangé l'âme. Une accusation qui divise les habitants du village Mbamaré Maroua en deux groupes. On lui impose alors un rite pour l'obliger à recracher l’enfant .

Contexte et inspiration Ce livre à portée historique a été rédigé grâce à six mois de recherches livresques et des récits recueillis auprès des rares témoins de la période coloniale, rencontrés par Djaili dans la région septentrionale du Cameroun, ceci dans le but de mettre en exergue les croyances et les violences psychologiques faites aux femmes au sein des familles traditionnelles.

Analyse Contrairement à ses autres œuvres inspirées de son vécu, dans Mistiriijo, la mangeuse d'âmes, Djaili explore le roman historique et sociologique. Elle y met en avant la condition des femmes peules au cours de la période coloniale. Une façon pour elle, de dénoncer ces violences jadis faites aux femmes.

Voir aussi

Le Harem du roi Les Impatientes Munyal, les larmes de la patience Littérature camerounaise Références

Catégorie:Roman camerounais Catégorie:Roman paru en 2013