La du jeu de cartes à collectionner Magic : L'Assemblée sort le .
Alpha
Date de sortie : Nombre de cartes : 295 (116 rares, 95 peu communes, 74 communes, de base) Nombre d'exemplaires imprimés : Starter : 2 rares, 13 peu communes, 45 communes, de règle Booster : 1 rare, 3 peu communes, Bords : noirs (angles les plus arrondis de toutes les éditions/extensions) Langue : anglais
Alpha constitue la première édition du jeu. Présentée en avant-première à l' de , elle fut mise à la disposition du public le mois suivant. Wizards of the Coast espérait les vendre en six mois, elles furent toutes vendues en six semaines.
Il est à noter que les cartes de la première édition Alpha sont toutes en bord noir, et disposent d'un format unique différent de celui des éditions suivantes (les coins des cartes étaient nettement plus arrondis). Pour cette raison les cartes Alpha sont interdites en tournois à moins que le joueur les utilisant ne se serve de pochettes protectrices opaques sur la face dorsale.
Enfin l'aspect des cartes au lancement du jeu était très différent de celui des cartes actuelles. Le design de chacune d'entre elles était alors constitué d'un cadre beaucoup plus important que ceux existant de nos jours et dont les coloris étaient différents : Les cartes blanches disposaient d'un cadre de couleur blanche couverte de marbrures, les cartes bleues d'un cadre bleu foncé parcouru de volutes ondulées plus ou moins sombres, un cadre noir très sombre parsemé de petites bulle de la même couleur caractérisait les cartes noires, les cartes rouges avaient un cadre rouge foncé parcouru par endroit de fissures, les cartes vertes avaient elles un cadre vert foncé clairsemé d'auras iridescentes. Enfin les cadres des artefacts et des terrains étaient respectivement marron foncé et gris foncé. C'est sur ce cadre qu'étaient inscrit le nom de la carte, le type de la carte et dans le cas des créatures leurs Force/Endurance (aujourd'hui ces informations sont incluses dans des propres sous-cadres spécifiques).
Les zones du dessin et zones du texte explicatif occupaient quant à elles un espace beaucoup plus restreint que celui des cartes d'aujourd'hui ce qui obligeait parfois les textes explicatifs à être inscrits en très petits caractères d'impression afin de tenir au sein de l'espace alloué.
Cet aspect des cartes restera le même au fil des éditions jusqu'à la parution de la en 2003.
Malgré deux années de test et de développement, l'édition comporte de nombreuses erreurs qui seront corrigées lors de l'impression de Beta : (entre parenthèses le nombre de cartes concernées)
Oublis (7) : une troisième version des cinq terrains de base (Plaine, Île, Marais, Montagne, Forêt) est manquante, comme le Cercle de Protection : Noir et la Île Volcanique. Coût de mana (3) : Cyclopean Tomb, Artillerie Orque, Oriflamme Orque. Symbole de mana (4) : Hordes Demoniaques, Drain de Vie, Force de la Nature, Forces Phantasmatiques. Type de sort (1) : Salve Elementaire Rouge. Texte (10) : Monolithe de Basalte, Oiseaux de Paradis, Transfert, Manipulateur Glacial, Île Sanctuaire, Karma, Pénurie de Mana, Hydre de Pierre, Bascule, Désinvocation. Force/Endurance (1) : Archers Elfes. Artiste (4) : Cercle de Protection : Rouge, Survie, Troll Fangeux, Île Tropicale.
Histoire Comme toutes les éditions de base du jeu après elle, la première édition de Magic ne développe pas d'histoire ou d'univers particulier. Elle se contente de développer une imagerie de fantasy assez générique, dans la lignée du roman Le Seigneur des Anneaux ou du jeu de rôle Donjons & Dragons. Cependant, le livret de règles introduit les bases de l'univers du jeu : le Multivers, composé d'une infinité de mondes appelés « plans », est parcouru par de puissants magiciens, les Arpenteurs des plans (en VO planeswalkers), qui s'affrontent pour le contrôle de tel ou tel plan. De plus, les cartes introduisent des noms de lieux et de créatures qui seront repris et développés par la suite, et dont certains deviendront de véritables piliers de l'histoire du jeu, comme l' Ange de Serra, les Elfes de Llanowar ou le Vampire Sengien. L'univers de Dominaria qui va être un monde récurrent du background de Magic durant l'essentiel des années 1990 y est évoqué de multiples fois à travers de nombreux textes d'ambiance.
Mécanismes Les mécanismes de jeux initiaux de Magic sont les suivants :
Les Artefacts étaient divisés en trois types : les Continuous Artefact, Les Mono Artefact, les Poly Artefact. Ces sous catégories d'artefacts furent inédits en France et sont aujourd'hui considérés obsolètes par les règles : tout joueur utilisant une telle carte doit la jouer comme un artefact.
Les Continuous Artefact étaient des artefacts qui, une fois arrivés en jeu, disposaient d'un effet continu sur l'ensemble du jeu sans jamais nécessiter d'activation (Ex : Bibliothèque de Leng, Œuf de Dingus où Étau de Supplice). Les Mono Artefact devaient être engagés afin d'activer leur capacité comme le livret des règles l'indiquait (Ex : Lunettes d'Urza). En conséquence de quoi rien dans le texte explicatif des Mono Artefact n'indiquait qu'il fallait les engager pour activer leur capacité ce qui aujourd'hui peut porter à confusion (les joueurs jouant de nos jours avec des Mono Artefacts, où ayant des adversaires jouant ces cartes doivent donc être vigilant à ce qu'elle soient bien engagées lors de leur utilisation). Les Poly Artefacts quant à eux étaient les artefacts dont il était possible d'activer plusieurs fois la capacité sans avoir à les engager, sous réserve de s'acquitter des éventuels couts de lancement de la capacité (Ex : Rets des Âmes).
La brûlure de Mana était alors en vigueur dès cette édition : À la fin d'un tour, si sa réserve de Mana n'était pas entièrement consommée, le joueur en question perdait autant de points de vie qu'il lui restait de Mana en réserve. Cette règle restera en vigueur durant toutes les futures éditions de Magic: The Gathering jusqu'à la parution du set Magic 2010 (en ) qui abolira définitivement la brûlure de Mana. Certaines capacités étaient déjà existantes comme la Portée (Araignée Géante), la Vigilance (Ange de Serra), la Peur (Peur) ou la Célérité (Vivacité, Manes Funestes), mais étaient exceptionnelles, limitées qu'à quelques cartes et n'allaient être désignées en tant que capacité que bien des éditions plus tard. Le texte explicatif se contentait alors d'expliquer l'effet de ces capacités non encore nommées. La capacité Défenseur n'existait pas encore, mais toutes les créatures de type Mur ne pouvaient pas attaquer. Cette condition spécifique des Murs était expliquée dans le livret des règles mais pas sur les cartes. Chaque créature ne pouvait appartenir qu'a un seul type de créature. D'une manière générale, au sein des premières éditions, la créature était du type de l'espèce ou de la race à laquelle elle appartenait (Ours, elfe, gobelin, démon, élémental, etc.) à l'exception faite des humains qui eux étaient du type du métier ou de catégorie sociale qu'ils exerçaient (Chevalier, sorcier, pirate, barbare, assassin, héros, etc.). Le type Humain fut ainsi inexistant jusqu'à l'extension Mirrodin en 2003. Les Enchantements étaient alors divisés entre Enchantements Globaux et Enchantements Locaux. Les Enchantements Globaux portaient sur la carte le type Enchantement, les Enchantements Locaux portaient sur la carte le type Enchanter : X (X pouvant être selon les cartes : Créature, Terrain, Enchantement, Artefact ou Permanent). L’enchantement local, aujourd'hui nommé Aura, restait un sous type d'enchantement. Le nombre de cartes n'était pas limité par deck. Des cartes de sorts pouvaient ainsi exister en plus de quatre exemplaires dans un deck ce qui donnait parfois lieu à des jeux aberrants (Ex. : Decks de 60 cartes constitués de 1/3 de Black Lotus, 1/3 de Boule de Feu et 1/3 de Transfert où decks constitués pour moitié de Black Lotus et pour moitié de Rats de la Peste). De la même manière, il n'existait pas encore de restriction pour les cartes les plus puissantes. De nombreuses actions pouvant être effectuées par le joueur étaient déjà présentes et clairement décrites dès les origines du jeu : L'action de piocher, de défausser, de mélanger, de détruire, de prévenir, de régénérer (qui à cette époque était lié à une capacité), de contrecarrer, d'engager, d'entretenir, d'attaquer, de bloquer, de retirer de la partie, de devenir contrôleur d'un permanent... Il fallait par ailleurs à cette époque distinguer l'action de détruire une créature de l'action d’enterrer une créature (cette dernière action étant aujourd'hui obsolète et remplacée par la destruction). Lorsqu'une créature était enterrée, elle ne pouvait pas être régénérée afin de prévenir sa destruction. De nombreux types de créatures de l'époque ont depuis été modifiés au fil des rééditions et des erratas (Ex: la créature Clone était une créature de type Clone, alors qu'aujourd'hui elle est un type Changeforme). De la même manière, alors qu'aujourd'hui les créatures artefact appartiennent toutes à un type de créature, les créatures artefacts des débuts de Magic n'appartenaient à aucun type. Une exception toutefois : Le Mur Vivant, une créature artefact dont le texte explicatif indiquait qu'elle devait être considérée comme un mur et que toute règle ou effet agissant sur les Murs agissait sur elle. Dans les premières années de développement du jeu, cette considération ne concernera que des types « Mur », mais progressivement d'autres nouveaux types feront leur apparition pour certaines créatures artefact particulières. Les premières éditions de Magic utilisaient un système de mise, à condition que les joueurs acceptent de jouer avec. Dans ce cas de figure, au début de la partie, chacun des joueurs tirait la première carte de sa bibliothèque et la mettait de côté : ces cartes constituaient alors la mise et le vainqueur de la partie en devenait le propriétaire permanent. Certaines cartes de rituel noirs de la première édition permettaient d'influencer au sein de la partie en cours le contenu des mises en question (Avocat Diabolique, Pacte Ténébreux et Contrat avec les Enfers). Ces cartes sont interdites en tournois et les joueurs doivent les retirer de leur bibliothèque s'ils ne jouent pas avec le système des mises. Les résolutions d'effets se déroulaient alors simultanément (sauf en cas de conflit de résolution) et non les unes derrière les autres sur une pile d'effet. Les sorts de créatures étaient nommés invocations. Les sorts non-permanents comprenaient des sorts de rituels, les sorts d'éphémères et les sorts d'interruption. Ces derniers se jouaient exactement comme des sorts d'éphémères sauf que les interruptions étaient résolues aussitôt qu'elles étaient jouées, aucun autre sort où effet ne pouvant être joués en réponse à ces dernières (d'où le nom d'interruption). Le statut d'interruptions est dans les règles d'aujourd'hui obsolète et ces sorts sont désormais joués comme des éphémères. Le symbole d'engagement n'existait pas : si le permanent devait être engagé pour en tirer un effet, le texte explicatif de la carte l'indiquait en toutes lettres (exception faite des Mono Artefact). Les terrains de base indiquaient leur effet dans le texte explicatif (ce qui n'est plus le cas aujourd'hui). La zone d'exil n'existait pas encore, bien que l'action de retirer des cartes de la partie était déjà en vigueur via certaines cartes (et le sera de plus en plus au fur et à mesure des prochaines éditions).
Cartes emblématiques