Lee Meng ( ; 1926-2012) est une guérillera communiste chinoise malaisienne et une figure importante du Parti communiste de Malaisie (PCM).. Elle participe à la résistance contre l'occupation japonaise de la Malaisie au sein de l'Armée populaire anti-japonaise de Malaisie (MPAJA), puis rejoignit l'Armée de libération nationale de Malaisie pendant l'état d'urgence pour lutter contre le régime britannique. Elle est considérée comme l'une des membres les plus compétentes du mouvement communiste local et dirige également le « gang Kepayang » à Perak.

Origines et enfance Née Lee Ten Tai () à Canton, en Chine, en 1926, elle déménage à Ipoh avec sa famille à l'âge de cinq ans. Elle travaille d'abord comme institutrice dans une école chinoise située à Anson Bay (aujourd'hui ), dans l'État de Perak, sous l'administration militaire britannique, peu après la capitulation du Japon le . Lee adhère au Parti communiste de Malaisie (PCM) à l'âge de , lorsqu'elle est recrutée par une institutrice en 1942. Son père, sans emploi, vit chez son oncle et sa tante, tandis que sa mère est expulsée vers la Chine continentale par les autorités coloniales britanniques en 1950 après avoir été arrêtée pour activités communistes.

Activités clandestines Avant son recrutement, elle dirige le comité clandestin du parti à Ipoh pendant l'occupation japonaise de la Malaisie britannique. Elle y est réputée pour sa ruse et son talent d'organisatrice de complots, et est connue comme l'une des membres les plus impitoyables du Parti communiste malais (PCM) à Ipoh. Elle gère également des postes de communication du Comité central, coordonnant des réseaux de communication communistes ultrasecrets avec d'autres États comme le Pahang, le Selangor, Penang et même Singapour. La plupart de ses partisans sont des femmes, jeunes et âgées, exerçant des professions légales. Parallèlement à ces activités, elle aide les épouses enceintes de hauts responsables communistes du Perak en les hébergeant chez des parentes choisies.

Durant l'état d'urgence malais, elle contrôle plusieurs unités armées importantes dans la région, notamment le tristement célèbre gang Kepayang et l'Escadron mobile spécial (SMS), accusés d'être responsables de nombreux assassinats et attentats à la grenade perpétrés entre 1948 et 1951. Bien que la Branche spéciale ne puisse prouver son implication dans ces attaques, elle en portr la plus grande responsabilité, la plupart des unités étant sous son commandement. De nombreux guérilleros communistes capturés ou s'étant rendus la désigne comme celle qui a ordonné plusieurs exécutions de collaborateurs, exécutées par les escadrons des services spéciaux communistes. Le dirigeant du parti communiste, , la décrit comme une femme dévouée, active et courageuse, bien que téméraire dans ses méthodes d'action.

Capture Irene Lee, dont le mari, le caporal-détective Jimmy Loke, a été assassiné par des guérilleros communistes à Penang en , décide de rejoindre la police malaise où elle est promue inspectrice et affectée au quartier général de la Branche spéciale à Kuala Lumpur. Son travail d'enquêtrice permet au gouvernement colonial britannique d'obtenir des informations sur le fonctionnement du Parti communiste chinois, ce qui mène finalement à la capture de Lee Meng par les forces coloniales.

Chasse à l'homme et arrestation subséquente Suite à un raid mené début contre un camp de guérilla communiste à Selangor, des documents provenant du camp abandonné révèlent l'identité d'une Chinoise, Ah Shu ou Ah Soo, qui travaille comme messagère entre Singapour et Johor. Cette institutrice est l'épouse de Wong Fook Kwang (Tit Fung), chef du Corps de protection des travailleurs (WPPC), une organisation contrôlée par les communistes à Singapour. Le mari de cette femme est responsable des meurtres de Lim Teck Kin, marchand d'ananas et de caoutchouc, ainsi que de plusieurs autres personnes, dont un policier, un contremaître et un directeur de la compagnie de bus Hock Lee à Singapour. Une fois l'identité d'Ah Shu établie, Irene est envoyée par son département à Singapour en afin de la retrouver et de suivre une piste qui mènera finalement à l'arrestation de Lee et à son exil en Chine continentale.

Lee est arrêtée à Ipoh en par la police britannique de Malaisie, jugée pour possession d'une grenade et condamnée à mort pour avoir donné l'ordre de plusieurs meurtres. En , une pétition signée par du Parlement malais est adressée au sultan de Perak afin d'obtenir sa grâce, son recours devant le Conseil privé ayant été rejeté par le Comité judiciaire. La même année, le gouvernement de la République populaire de Hongrie propose un échange entre le ressortissant britannique Edgar Sanders, inculpé à Budapest pour espionnage présumé, et elle. Le Premier ministre britannique de l'époque, Winston Churchill, refuse d'abord, mais suite à l'ordre du sultan de Perak qui accepte de la gracier et persuade les autorités britanniques, et grâce aux efforts de , avocate et diplomate malaise d'origine britannique, sa peine est commuée et elle est libérée en République populaire de Chine en 1964, après avoir purgé sa peine de à la prison de Taiping.

Dernières années et mort Suite à son exil en Chine, Lee retrouve sa mère avec qui elle reste jusuq'à la mort de cette dernière. En 1965, elle épouse , un autre communiste malaisien exilé et l'un des aides de camp de Chin Peng. Les deux ont l'intention de déménager en Thaïlande mais, le , Tien meurt d'un cancer des poumons. En , Lee retourne en Malaisie pour rencontrer un de ses anciens avocats, Lim, pour la remercier d'avoir réussi à faire commuer sa peine. Elle décède en exil à Canton en Chine le à .

Références

Catégorie:Personnalité féminine malaisienne Catégorie:Communiste Catégorie:Condamné à la peine de mort au Royaume-Uni Catégorie:Chinois de Malaisie Catégorie:Naissance en 1926 Catégorie:Naissance à Canton (Chine) Catégorie:Décès en juin 2012 Catégorie:Décès à Canton (Chine) Catégorie:Décès à 86 ans