vignette|150px|Un clap aux couleurs du drapeau nicaraguayen. Le cinéma nicaraguayen désigne la création cinématographique au Nicaragua.
Histoire Après l'invasion américaine (1912-1933), d'après la doctrine du gourdin décidée par Theodore Roosevelt, s'instaure au Nicaragua la dictature du clan Somoza, auquel appartient la plupart de 126 salles de cinéma présentes sur le territoire. L'unique société de production du pays, la Producine, produisait les actualités cinématographiques officielles du régime, le Nicaragua en marche. Le premier film d'ampleur tourné au Nicaragua est le film policier La Llamada de la muerte, réalisé en 1960 par le cinéaste mexicain Antonio Orellana.
La révolution sandiniste en 1979 qui chasse Somoza du pouvoir, se voit bientôt contestée par les Contras, notamment entraînés par la dictature argentine et soutenus par les États-Unis. C'est le sujet du documentaire Nicaragua, une révolution confisquée de Gilles Bataillon et Clara Ott sorti en 2013. C'est aussi le thème du film Alsino et le Condor en 1982, réalisé par Miguel Littin et coproduit par le Nicaragua, Cuba, le Mexique et le Costa Rica, et mettant en vedette Dean Stockwell dans le rôle-titre. Le film est nommé comme candidat nicaraguayen à l'Oscar du meilleur film international et remporte le Grand prix au Festival international du film de Moscou 1983.
En 1979 est créé l'Institut nicaraguayen du cinéma (INCINE). La production cinématographique augmente dans les années 1980.
Parmi les cinéastes étrangers ayant tourné dans le pays, il y a Ken Loach avec Carla's Song (1996) ou Claire Denis avec Des étoiles à midi (2002). La cinéaste franco-nicaraguayenne Florence Jaugey réalise La Yuma en 2009 et La pantalla desnuda en 2014, tous deux tournés dans le pays.
En 2023, le film La Fille de toutes les rages de Laura Baumeister de Montis chronique le problèmes de gestion des déchets dans le pays.
Notes et références
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