Cet article dresse une liste de référendums municipaux tenus à Québec.

Référendums règlementaires

En , le gouvernement du Québec amende la charte de la ville de Québec afin d'obliger la tenue d'un référendum pour l'adoption de la majorité des règlements d'emprunt ou sur des questions d'intérêt public. Les citoyens seront consultés plusieurs fois dans les années 1920 et 1930.

Référendum sur l'élection du maire et l'heure avancée

Ce référendum se tient le . Il vise à trancher si le maire de Québec doit être nommé par ses pairs du conseil municipal ou bien être élu au suffrage universel, comme c'est le cas depuis 1908. Une deuxième question demande également aux citoyens de se prononcer sur l'utilisation de l'heure avancée. Sur les 19 447 électeurs inscrits, seulement 6 754 se prononcent, ce qui donne un taux de participation de 34,73 %. 5 469 voix appuient l'élection du maire par la population contre 1 269 voix pour une élection par le conseil municipal. L'heure avancée d'été, entre le et le , est adoptée.

Référendum d'août 1955

Le référendum se tient durant cinq jours, du 22 au , entre 9h et 22h. Il vise à autoriser la Cité à emprunter 3 millions $ dans le cadre de l'adoption de six règlements municipaux. Ils incluent des travaux de « redressement » de la rivière Saint-Charles et l'élimination du ruisseau Saint-Michel. 11 296 électeurs sont inscrits, mais seulement 3 578 participent (32 %). Certains quartiers, dont Saint-Jean-Baptiste, votent majoritairement contre les règlements, mais les voix suffisent à l'échelle de la ville pour les faire tous accepter.

Référendums d'annexion

Avant le

1889 : Saint-Sauveur

Saint-Sauveur est ravagé par un incendie en mai 1889. Le conseil municipal de Québec adopte le un règlement pour annexer la municipalité mal en point. Après avoir considéré les avantages de cette fusion, Saint-Sauveur décide d'organiser une assemblée citoyenne le pour trancher la question. Le lendemain du vote, son maire François Kirouac se rend au conseil municipal de Québec pour livrer le résultat du vote : 361 se sont exprimés pour, 13 contre.

Saint-Sauveur intègre Québec en étant divisé en deux nouveaux quartiers : Saint-Sauveur et Saint-Vallier. Il obtient une représentation de quatre conseillers municipaux et deux échevins. Québec prend en charge la dette de Saint-Sauveur. Dans les années suivantes, de nombreux services publics sont aménagés, dont des réseaux de distribution d'eau, de téléphone et d'éclairage public. La promesse de la création du parc Victoria sera remplie seulement en 1897.

1909 : Limoilou

Des négociations sur une annexion se déroulent entre Québec et Limoilou à l'automne 1909. Le maire de Québec Jean-Georges Garneau et son successeur Olivier-Napoléon Drouin possèdent des terrains dans ce secteur en pleine effervescence immobilière.

Le conseil municipal de Québec adopte un règlement en ce sens le . Québec s'engage à accorder un gel de taxes de 5 ans et de dépenser durant cette même période 30 000$ pour améliorer les infrastructures locales.

Des assemblées pour discuter de l'annexion se tiennent le jour de Noël ainsi que le . Le vote se tient sur deux jours, les 29 et . Le maire de Limoilou, Eugène Leclerc, proclame l'annexion à la foule devant le conseil municipal. Sur 540 inscrits, 439 électeurs se sont prononcés, dont 308 en faveur et 131 en opposition.

1913 : Ville-Montcalm

Québec propose l'annexion à Ville-Montcalm en 1913. Endettée, la municipalité se voit promettre 250 000$ en travaux, un gel de taxes de 5 ans, un poste de pompier et de police et une interdiction de construction pour les industries polluantes.

Environ 300 personnes assistent à une assemblée d'information le , à l'école normale Laval du chemin Sainte-Foy, sous la présidence du maire Henry Billingsley Poliwka.

Le scrutin se déroule le . Le , le secrétaire-trésorier de la municipalité dévoile que sur 355 ont été enregistrés : 237 en faveur de l'annexion, 118 contre. Le territoire annexé devient un quartier de Québec et est renommé Belvédère. Il reprendra le nom de Montcalm dès 1916. Il se voit accorder une représentation de 2 échevins au conseil municipal.

Référendums de 2004 sur les fusions municipales vignette|gauche|

Une partie de la population à travers les 12 municipalités fusionnées à Québec en 2002 exprime son désaccord avec cette décision prise sans consultation par le gouvernement québécois.

Le , le gouvernement tient des référendums pour entendre les citoyens sur cette question. Le choix de la défusion remporte la majorité des voix dans 6 secteurs de Québec : L'Ancienne-Lorette (67%), Lac-Saint-Charles (66%), Saint-Augustin-de-Desmaures (62%), Vanier (61%), Sainte-Foy (52%), Sillery (51%).

Cependant, les modalités du référendum font en sorte que les votes en faveur doivent représenter un minimum de 35 % des personnes habiles à voter. Ainsi, seules les municipalités de L'Ancienne-Lorette et de Saint-Augustin-de-Desmaures répondent à ce critère et forment à nouveau des municipalités indépendantes.

Références

Voir aussi Articles connexes Politique de la ville de Québec

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