L'autocaisson De Dion-Bouton GOL'orthographe d'époque est auto-caisson (et auto-canon), l'orthographe moderne est autocaisson (et autocanon). est un véhicule militaire blindé, non armé, conçu par l'entreprise française De Dion-Bouton pour transporter les munitions du canon de 75 monté sur l'autocanon modèle 1913.

Sorti début 1915 à partir des prototypes d'avant-guerre, il est produit en quantités à peu près équivalentes à celles des autocanons pendant et après la Première Guerre mondiale.

Historique Prototypes et modèles précédents En 1910, l'atelier de construction de Puteaux produit un premier canon automoteur sur châssis De Dion-Bouton six cylindres . Il est essayé en lors des grandes manœuvres de Picardie et une automobile lui est adjointe pour un véhicule transportant les obus). En 1911, sort un modèle d'autocaisson, sur châssis De Dion six cylindres. Il s'agit plus d'un démonstrateur qu'un véritable autocaisson : il transporte 60 obus dans une boîte métallique mais la boîte en bois placée derrière est factice.

Après d'autres modifications, donc l'ajout d'un blindage sur l'autocanon, le système de l'atelier de Puteaux est adopté sous le nom d'autocanon et d'autocaisson modèle 1913.

Les premiers autocanons, sur châssis De Dion-Bouton FZ, sortent en mais la sortie du modèle définitif d'autocaisson est plus lente. Les premiers autocanons modèle 1913 engagés au combat sont donc associés à un autocaisson sur châssis de camion De Dion-Bouton FRL'identification des premiers modèles d'autocaissons aux châssis De Dion-Bouton FR et DV est faite dans l'étude de Pierre-François Aujas mais est cependant notée comme ().. Onze (ou dix) de ces modèles sont produits, ainsi qu'un (ou deux) autocaissons sur châssis de camion/autobus De Dion-Bouton DV. Début 1915 sont produits quatre ou cinq autocaissons sur châssis De Dion-Bouton GM (empattement long) à capot blindé.

Production Le modèle définitif d'autocaisson sur châssis De Dion-Bouton GO sort en .

La première série de production (150 autocanons et probablement autant d'autocaissons) se termine en . Une nouvelle commande de 100 autocanons est passée en , honorée après l'armistice avec 70 nouveaux autocanons construits.

Conception vignette|Vue arrière d'un autocaisson en 1919. L'autocaisson De Dion-Bouton GO est un véhicule relativement grand, long de (selon les sources), large de et haut de . L'empattement est de et la voie de . D'abord dotés de roues en bois à bandages, les châssis d'autocaissons reçoivent courant 1915 des roues en acier coulé et bandages. Les dimensions des bandages sont à l'avant et jumelés à l'arrière.

Le moteur du De Dion-Bouton GO est le même que celui du De Dion-Bouton FZ, à savoir un De Dion-Bouton V8, huit cylindres en V , de (puissance réelle ). Un blindage protège le moteur et le radiateur de l'autocaisson.

Les obus sont transportés à plat dans quatre caisses métalliques blindées de chacune 40 obus. Le véhicule transporte également cinq servants et leurs sacs. L'autocaisson, avec ses obus mais sans servants ni sacs, pèse environ , selon le type d'obus. Le poids total en ordre de marche est de .

Initialement, chaque autocaisson dispose d'un débouchoir à obus, placé à l'arrière de la caisse. L'adoption d'obus dotés de différentes types de fusée à partir de 1917 entraîne le montage de deux débouchoirs dédiés à l'arrière de l'autocaisson : débouchoir mixte modèle 1897 modifié pour fusées 22/31, 22/31 A, 24/31 et 24/31 A et débouchoir modèle 1913 pour fusées 30/55.

Service Dans l'Armée française vignette|Un autocanon et son autocaisson en 1916. Chaque autocanon dispose d'un autocaisson. Les autocanons sont regroupés deux par deux dans des sections d'autocanons, dont l'organisation est fixée en : les deux autocanons et les deux autocaissons sont accompagnés d'un véhicule d'allégement transportant les servants et le matériel restant, en théorie sur châssis De Dion-Bouton GM, en pratique un camion de n'importe quel type. En 1918, l'organisation de la section de deux pièces est la suivante : deux autocanons, deux autocaissons, quatre camions, une camionnette, une voiture de tourisme, une motocyclette et une bicyclette.

Les véhicules sont initialement peint en , couleur de base des canons français en 1914. Ils reçoivent au front une peinture de camouflage pour empêcher leur repérage par les observateurs aériens allemands. Avec les Alliés vignette|Autocanons et autocaissons polonais défilant le 3 mai 1933. À l'automne 1915, un unique autocaisson est livré à la Royal Naval Reserve britannique pour la accompagner les quatre autocanons livrés aux Britanniques.

Quatre autocanons et probablement autant d'autocaissons sont fournis à l'Armée belge et utilisés au nord du front. Enfin, à partir de 1917, les American Expeditionary Forces arrivées en France reçoivent également cinq autocanons et leurs autocaissons. Un autocanon sert pour l'instruction et les autres forment deux sections disposées en protection du front américain. Ces véhicules ne sont que prêtés à l'Armée américaine.

En 1919, des autocaissons sont fournis à la Pologne.

Notes et références Notes

Références

Bibliographie . . .

GO Catégorie:Blindé français Catégorie:Véhicule militaire de la Première Guerre mondiale Catégorie:Blindé de la Seconde Guerre mondiale